L’envers du décor, la dure vie des Cubains

Mardi 24 avril 2018 : La Havane. Cuba. Calle Neptuno

Du Parque Central on s’avance dans notre quartier. Notre immeuble n’est pas loin.

mais l’ambiance va changer…

dès qu’on quitte la vitrine de la ville… Des jeunes en casquette retournées et aux yeux rouges injectés fumant de l’herbe…

et à nouveau de beaux immeubles en ruine…

Ces vieux immeubles coloniaux ont un charme indéniable. Mais l’état n’a pas de moyen pour aider les habitants à les entretenir.

Les conditions de vie ici sont déplorables pour certains

Partout des copines sur le trottoir. 

Ici je crois que c’est un salon de coiffure…

On se croirait dans un pays en guerre . Sale et bâtiment en ruines. En plus les habitants sont agressifs, limite hostiles. Pas un sourire pour nous.

Dès qu’on quitte les rues rénovées, c’est la misère qui apparaît. Certains appartements sont juste séparés par des cartons, sols défoncés, réseau électrique en lambeau

La mission ;trouver de quoi se nourrir pour plusieurs jours.

voilà l’internet Cubain 😉

Pas moyen de trouver du pain. Alors on rejoint les gens qui font la queue.

En fait c’est une boutique réservée aux locaux. Les cubains utilisent pour leurs achats des Pesos Cubanos. Et nous, en arrivant à Cuba on n’a pu obtenir que des CUC, les pesos convertibles. Il faudrait qu’on trouve un moyen de les convertir en Pesos Cubanos mais là pas moyen. Pas d’autre choix pour les touristes que d’aller dans les boutiques qui leur sont réservées …..

On découvre vite que le bloqueo (embargo économique) récent des Etats-Unis sur Cuba a des effets catastrophiques pours les cubains. Ces gens attendent des heures pour obtenir juste quelques produits de première nécessité en rationnement.

Il y a d un côté la vitrine du Parque Centra, des Hotels, des Clubs de musique sorte d’ “appartement témoin” alléchante et photogénique, .celle des circuits à touristes… C ‘est toute la manipulation sur le tourisme à cuba.

Et puis ici il y a la réalité, l’envers du décor, dès qu’on fait 2 pas en dehors des clous : une ville en ruine avec une population vivant à 95 % dans la misère, la saleté, la violence, le délabrement, le rationnement  comme ici dans notre quartier..

On garde le moral même si ce n’est pas du tout l’image qu’on s’en faisait. On a soif de belles rencontres comme dans tous les pays latinos qu’on a découverts.

Personne ne veut nous renseigner ni nous aider. On  sent les gens  aigris, à la fois envieux et haineux des occidentaux. On peut les comprendre.

On va tenter notre chance dans ce grand centre commercial occidentalisé, La Epoca

C’est spécial comme centre commercial. En travaux depuis un moment on dirait… et pas grand monde dedans

On commence se rendre compte de la crise économique et financière que traverse Cuba

Rayons à moitié vides. Et produits bas de gamme. La misère
Même pas d’eau. On ne sait pas comment on va se débrouiller pour les repas ici.
Chouette au moins on a trouvé de la purée de patates… mais pas des patates et du lard n’est ce pas Rantanplan ?

Pas grand monde mais on va attendre des plombes à la caisse. Visiblement on n’est pas les bienvenus

On a quand même trouvé quelques bricoles pour tenir un jour ou deux

On rentre à l appart.

On a l’impression de rentrer dans un bunker

De chez nous, la vue est magnifique. Mais ça fait mal au cœur de voir une aussi jolie ville en ruine. On a l’impression que ca  a été bombardé la veille

Certaines structures entières gorgées d’eau par les fortes pluie non drainées menacent de s’écrouler.

On cuisine comme on peut avec le peu qu’on a.

Et on s’effondre de fatigue après cette journée bien remplie.

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