Dernière soirée au Mexique (Playa del Carmen) avant un hypothétique départ pour Cuba

Dimanche 22 avril 2018 : Bacalar, Mexique

Après notre super journée dans les eaux tumultueuses de “Los Rapidos” nous reprenons la route vers Playa del Carmen

4 heures de route toute droite en repassant par Tulum

Et en suivant les fameuses cox mexicanas ! et elles ont du coffre

On refait le plein d’essence. Et encore une fois le pompiste essaie de nous rouler, mais cette fois, on ne se laissera pas faire eh eh

On s’approche de Playa del Carmen avec ses centaines d’hôtel de luxe le long de la côte.

On arrive vers 19h30 à l’hôtel (Maya Turquesa). Impossible de se garer alors qu’il était censé y avoir un parking. On sort nos bagages à l’arrache pour les mettre dans le couloir de l’hôtel. Sauf que le Check in est interminable avec une réceptionniste nouille. 

L’hôtel est sympa avec une jolie piscine dans un patio. Et on compte bien en profiter. Sauf qu’il faut qu’on rende la voiture avant que l’agence de location ferme.

On monte vite fait les bagages dans la chambre puis on file rendre el caro à l agence dollar, ouf, tout est ok 🙂

On passe devant les nombreux bar branchés de Playa

De retour à l’hôtel (à pied, forcément !), on réserve le transfert en taxi pour le lendemain. Il est trop tard pour se baigner car on a RDV avec Alizée qui nous rejoint pour aller manger

Alyzée nous conseille d’aller au plus près, à l’Italien du coin de la rue qui est très correct.

Excellente soirée !

On se boit 3/4 l de cerveza chacun (enfin pas les enfants bien sûr !) car on a besoin de décompresser après avoir tant speed les derniers jours.

On se couche bien vite en rentrant dans notre petite chambre commune à l’hôtel, après une petite douche juste pour Loïc qui a eu la turista.

On se réveille très tôt, une heure avant le réveil. Glück culpabilise de ne pas avoir renvoyé les fiches d’inscription pour la rentrée des classes des petits. Car après cette année d’itinérance on prévoit un retour à la Réunion dans 3 mois. Il le fait pendant que Dame Glück finalise les sacs et répond à quelques messages.

Le taxi est à l heure et nous amène comme convenu à l aéroport de Cancun. Il est très agréable. En discutant avec lui on découvre qu’il travaille 7j/7 et parfois même la nuit pour pouvoir élever ses enfants . Le vie est souvent dure au Mexique. Beaucoup de mexicain viennent ici au Yucatan pour trouver du travail et s’éloigner des régions peu sécurisées comme Acapulco qui est en faillite et les campagnes où la misère régne. Le contraste est saisissant ici car de nombreux gringos (touristes étrangers souvent des US) viennent dépenser des fortunes pour profiter des plages de Cancun et des attractions diurnes et nocturnes. La péninsule du Yucatan est un eldorado dans un Mexique en pleine crise politique et sociale.

On est un peu stressés de ne pas pouvoir décoller pour Cuba, surtout Glück car pour l’instant on n’a trouvé aucun moyen d’obtenir un visa sans passer par un consulat. Or le plus proche est à plus de 1600 km. C’est ballot quand on sait que la Havane n’est qu’à 500 km d’ici à vol d’oiseau. Mais il  y aurait un filon dans l’aéroport de Cancun…

Au bout d’une heure de route, nous voici à l’aéroport de Cancun. Une dame nous indique qu’on peut faire les 5 visas sur place. YES ! Et en moins de 5 minutes les formalités du visa pour cuba sont réglées, il n y avait donc aucune raison de s’en faire !

On va prendre un solide petit déjeuner : café , burgers et gâteaux. On se pose unpeu  jusqu’à l heure du Check in

La file du check-in n avance pas. Pas grave. Un gringo qui attend aussi en profite pour y faire un petit concert 😉

Sur le tarmac…

… ça bouchonne aussi. Et pas facile de passer devant une hôtesse peu compréhensive qui veut absolument qu’on présente chacun nos passeports un à un avec 3 petits gars de 10, 6 et 3 ans !

en video :

Décollage

au dessus des lagunes et du lagon

des golfs et autres parcs d’attraction

La ville de Cancun compte à elle seule près de 1 million d’habitants. Elle est divisée en trois parties :

voici la célèbre zone hôtelière et touristique, située sur une bande de terre de vingt-trois kilomètres entre la mer des Caraïbes et la lagune Nichupte

voici la partie sauvage avec un zoo

et au loin plus dans les terre, la zone urbaine, où se regroupe la majorité de la population et où sont installées la plupart des institutions de la ville.

Adios Mexico… on t’a adoré !

Bon bah là on est vraiment HS !

1h30 de vol – 500 km. Cuba nous voilà !

Los Rapidos de Bacalar

Dimanche 22 avril 2018 : Mexique

Après longé tranquillement la lagune de Bacalar en voiture, nous arrivons à notre objectif de pause baignade-repas : “Los Rapidos” de Bacalar.

C’est un lieu hors du commun qui nous a été conseillé par la famille française qu’on a croisée hier à Calakmul.

 

 

 

En fait c’est une rivière (à fort courant : rapidos !) qui est alimentée par une multitude de sources souterraines d’eau douce et qui se jette ensuite dans la lagune salée.

La couleur de l’eau est surréaliste.

On se rend compte que c’est aussi ici que la famille Baltzer en Vadrouille nous avait conseillé de venir. Le hasard fait bien les choses. Les enfants ont hâte d’aller goûter l’eau.

Vamos ! Tout le monde à l’eau !

Et c’est parti pour un tour de manège !

Le courant nous emmène à toute vitesse

C’est l’extase !

 

Des cordes sont disposées en travers de la rivière pour nous éviter de dériver trop loin en aval; et vu le courant, ce n’est franchement pas inutile !

Franchissement de la première sans encombre

Mais ensuite Victor échappe à la vigilance de Mr Glück

C’est chaud avec les enfants ! A un moment, Victor se retrouve coincé par une corde au niveau de la gorge . Il est secouru par ce gentil monsieur qui mangeait juste en face et qui n’hésite pas à se jeter à l’eau pour l’aider

 

La vie tient parfois  à un fil; dans le cas présent à une corde…. Sans l’aide de cet homme, peut-être que les choses auraient mal tourné pour Victor et toute la famille Glück.
Ce moment a été un tournant de nos vies. Gracias !!! Mille merci amigo !
On te doit beaucoup. 

On est tous sonnés et euphoriques en même temps. La vie est fragile et il est  temps d’en profiter plus que jamais!

On prend notre temps pour manger sur place

sous l’œil bienveillant de notre sauveteur et de sa petite amie

Il y a beaucoup de monde et le serveur est complètement débordé.

Allez encore un dernier bain pour les enfants et Glück !

C’est l’heure de remonter

on quitte à regret cet endroit magique

On  reprend la route vers 16h, car elle est encore longue jusque Playa del Carmen.

Juste pour le plaisir quelques vue aériennes du site :

La vidéo :

Bacalar et sa Lagune aux 7 nuances de bleu

Samedi 21 avril 2018 :
Il est plus de 16h00 lorsqu’on quitte la vieille cité Maya de Calakmul perdue dans la jungle toute proche du Guatemala.

Une longue route nous attend. On appréhendait un peu mais Glück semble en forme (sauf qu’il enfonce un peu l’arrière de la voiture sur un arbre en sortant de sa place de stationnement, Gloups !)

Route sans problème, entre forêts et terres agricoles

On traverse quelques rares villages où la vie semble paisible

Double Topes… ça rime avec F… (et ça y ressemble)

Dans chaque village des marchands ambulants, et souvent accompagnés de leur famille

Des paysans en charrette

Et la voiture vedette du Mexique. Tunée cette fois

Après 4 heures de route (8 heures sur la journée), on arrive à Bacalar accueillis par le soldat combattant

On s’installe dans une petite pension très correcte tenue par un petit papy sympa.

On se renseigne pour organiser une excursion pour le lendemain vers la lagune de Bacalar, ça semble bien. Mais quand on repasse après s’être reposés un peu (et avoir acheté nos billets d’avion pour quitter le Mexique dans 2 jours), les prix ont nettement augmenté. On voit bien qu’on se rapproche de Cancun -Playa del Carmen- Tulum car l’ambiance redevient touristique : le gringo est là pour cracher un max d’argent, on sent que ça ne va pas nous plaire ! Donc ce sera nada : Demain, on se débrouillera à l’arrache en mode impro comme on aime tant !

Il est l’heure de trouver un restau. On se dirige vers le centro de Bacalar. On galère un peu car c’est bondé de touristes. Alors on décide de se faire un gastro en terrasse à l étage, où on mangera un excellent poisson !!!

On est tous les 5 HS après cette journée bien remplie

Loïc est épuisé et craque…

mais ça ira mieux une fois son assiette arrivée et son petit ventre rempli ;_)

D’ici on peut admirer le spectacle de rue du jongleur de feu

En video :

Après une bonne nuit de sommeil, on réorganise nos sacs à dos puis on se prend un petit déjeuner à 2 à l’hôtel pendant que les enfants se reposent. C’est un des rares moment d’intimité qu’on a depuis des semaines…

mais ce sera de courte durée car Victor nous rejoint bien vite. Et c’est tout aussi bien, car pour nous voyager avec nos 3 bouts de choux c’est le pied

La météo est assez mitigée, on ne regrette donc pas vraiment la sortie en bateau sur la lagune

Peu à peu le soleil prend le dessus et on decide de longer la lagune par la route. Les couleurs sont magnifiques

Plein de jolies villas avec leur plage privée. On est loin de l’ambiance du Chiapas. Ici c’est le monde de la jet set

On trouve enfin une plage accessible pour pouvoir piquer une tête

Sauf que c’est pas vraiment public… continuons notre route

Nous passons devant le Cenote Azul

On décide de pousser plus au Sud vers “Los Rapidos” de Bacalar un lieu qui nous a été conseillé hier par une famille française. Et cela nous réservera bien des surprises 😉

Calakmul, la megacité dans la jungle entre le Mexique et le Guatemala

Samedi 21 avril 2018 : Calakmul, Mexique

En video :

 

Après un départ très matinal de Escarcaga, on bifurque au village de Conhuas vers le Sud en direction de la biosphère proche du Guatemala. Il reste 60 km à parcourir en voiture (1h30), sur une route très isolée dans la jungle

En fait c’est très carrossable

On passe 2 guitounes : quelques pesos pour le début de la route et quelques autres pour la fin. C’est pas cher mais c’est un vrai business local.

On croise des “dindons- paons”

On appréhendait un peu car c’est une zone de passage des narcotrafiquants en provenance d’Amérique Centrale et c’est aussi une région crainte par les mexicains en raison de l’agressivité de certains policiers plus ou moins clean qui verbalisent sans raison pour quelques pesos.

Mais ça se passe bien. Batman est là pour nous protéger

Nous voici arrivés à l’entrée du site archéologique

La vieille cité abandonnée de Calakmul est située au beau milieu des 7 200 km2 de jungle du bassin du Petén.

Et c’est parti pour une jolie rando dans la jungle en direction de la cité perdue.

On rencontrera un lézard à la tête improbable

Et Lolo de crier ; “Eh regardez là au dessus de nous dans l’arbre !” “C’est un serpent vert fluo !!!”. Il nous observe puis se planque dans les feuillage. Il mesure un bon mètre de long. On apprendra plus tard que c’était un Oxybelis fulgidus, ou serpent liane.

On atteint les premiers vestiges de l’ancienne civilisation Maya

On ne se lassera jamais des grands escaliers !!!!

Cette puissante cité maya fut habitée pendant plus d’un millénaire, avant d’être engloutie par la jungle après son abandon.

On se régale. Du sommet des pyramides, quelles vues !!!! Certaines sont en train d’être nettoyées et restaurées;

Oubliée depuis des siècles, Calakmul fut redécouverte par exploration aérienne en 1931.

50 000 personnes y vivaient et contrôlaient des localités situées à une distance allant jusqu’à 150 km. Au total 6 750 structures anciennes identifiées

Calakmul était reliée par une chaussée aux ruines d’El Mirador ,situées au Guatemala (à 38 km).

Plein de stèles partout

On approche de la grande Pyramide

Plus de 50 m de haut, ce qui en fait une des plus hautes de la civilisation maya. Quatre tombes y ont été localisées.

A l’assaut !!!

C’est parti les zozos !

Victor tient absolument à monter jusqu’en haut avec ses petites jambes. Quel courage!

D’ici on domine de nombreuses autres pyramides

Un palais de neuf salles a été construit au sommet de la pyramide, supportant un toit dentelé monumental avec une décoration de bas-relief en stuc peint.  certaines étaient utilisées pour la préparation des aliments, et il y avait un sauna

Petite pause avant la descente

On rencontre une famille de Perpignan bien sympa

avec leurs 2 enfants, Baptiste et Maëlys. Ils sont en vacances 3 semaines au Mexique.

Puis on se rend compte que juste au dessus de nous dans les arbres, une famille de singes hurleurs se balade tranquille, avec un tout petit

voici leur cri (les mêmes que ceux qu’on avait entendu à Tikal) :

Leur cris portent jusqu’à 5 km. Ils se baladent en clan.

Ils nous racontent que sur la route qu’on prend juste après (et que eux viennent de faire), ils ont eu à subir la “mordida”, la fameuse morsure de la police

Bon maintenant à l’assaut de  l’autre pyramide géante (50 m quand même!)

La cité construite sur un dôme calcaire de 35 m de haut s’élevant au-dessus des marais environnants constituant une source importante d’eau pendant la saison des pluies. Ces marais sont reliés à un système sophistiqué de  canaux pour irriguer les cultures.

Il fait chaud et soif ! A la sortie ,

on se rachète de l’eau bien fraîche. Une grosse route nous attend en direction de Bacalar (4 heures).

en video :

De Palenque à Calakmul

Lundi 20 avril 2018. Palenque. Mexique

Hôtel Cañada International

On ne met pas de réveil ce matin. Il est nécessaire de récupérer après notre grand périple de 3 jours au Guatemala. On fait tranquillement nos préparatifs, et puis le blog.  Un bon petit déjeuner que Glück est allé acheter à l’Oxo du coin et c’est parti sauf que…

La polyurie-polydipsie de Loïc commence à franchement nous inquiéter. Alors on se décide à aller voir un médecin. C’est en ville et on nous annonce une heure d attente.

Dame Glück reste avec lui tandis que Glück rentre à l hôtel avec Alex et Victor.

Le jeune médecin mexicain est plutôt sympa. Il est bien consciencieux et passera bien 20 bonnes minutes avec nous. Il fait immédiatement un  dextro a 0,92 , ouf ! Pas de signe de diabète.
La consultation ne coûtera que 50 pesos, soit environ 2,5 euros ! Certes c’est une consultation publique mais quand même, il y a de grosses inégalité de salaires par rapport au secteur médical privé mexicain. Faut pas s’étonner que certains médecins ici travaillent aussi comme taximan la nuit pour gagner leur vie décemment. C’est fou quand on voit le prix de certaines autres prestations comme le tourisme local !

On rentre à pied à l’hôtel et au passage on s’achète un kilo de mangues à 20 pesos (1 euro!)

On rejoint Alex dans la piscine

Victor a un petit coup de pompe

Après s’être bien détendus, on va se faire un bon repas chez notre pote restaurateur allemand en face. Toujours aussi sympa, copieux et succulent.

Il est plus de 15h30 quand on se met en  route en direction d’Escarcega. 3 bonnes heures de route nous attendent.

On quitte l’Etat du Chiapas vers le Tabasco puis l’Etat du Campeche

Plein de topes et les 2 petits zozos sont durs. On en profite pour faire des activités scolaires avec Loïc. La vie est bien plus dure pour les enfants mexicains qui tiennent boutique avec leurs parents après l’école.

La majorité de la circulation ici : de gros camions

On longe des champs de palme à perte de vue

Le route est bonne mais la circulation est dense

On est au milieu de plein de camions de produits inflammables

un sombrero hombre ???

Changement d’Etat

Quelques villages. Et comme toujours au Mexique plein d’églises

Nous arrivons vers 19h00 à Escarcega notre ville étape

Notre hôtel (Global Express Hotel) style motel est juste ici derrière la pompe à essence. On en profite pour faire le plein. Glück “El Lléno, por favor”. Le pompiste : “Si señor”. Il met le remplissage automatique. Repart. Ok le réservoir est rempli. Sauf qu’une autre pompiste arrive et dit que ce n’est pas plein et remet une bonne dose pour quelques pesos de plus. Alors que je suis sur que c’était plein.  C’est une Arnaque à la pompe ! Bon on ne fera pas d’histoire. Mais sachez qu’ici si vous faites le plein mettez vous d’accord sur un prix fixe pour éviter ce genre de déconvenues.

La piscine est sympa sauf qu’il est déjà tard et ça caille trop pour faire un plouf. Pour la première fois depuis qu’on est au Mexique on aura une soirée fraiche!

On décide de sortir pour aller manger. On va retirer de l’argent puis au burger king. On préfère le drive plutôt que de laisser la voiture sur le parking car il y a des gamins qui s amusent à monter sur les voitures et pas mal de traînards

Alors on va ensuite faire un tour en voiture au centre ville pour retirer de l'”efectivo”. c’est soir de marché

Escarcega est une ville banale sans grand  intérêt mais les gens sont sympas (en dehors des pompistes et des voyous ;-))

On rentre à la chambre avec nos burgers sous l’œil du réceptionniste bodybuidé.  En dessert ce sera des mangues, puis dodo en zappant la douche !!!! What ? Les crados !

Après une bonne nuit de sommeil, on se lève un peu tôt car on a prévu d’aller visiter un site historique perdu au milieu de la jungle. Et pour ça il faudra au moins rouler pendant 8 heures sur la journée et marcher pas mal de temps dans la forêt.

On quitte la ville d’Escarcega

ça rime avec Coca Cola

Activités avec Loïc : les carottes adorent les ânes et ils mangent de l’herbe
😀
(c était des phrases à remettre dans l’ordre)

Et madame tortue : va aller en Amérique? Veut voir les poissons? A des cheveux ?
Lecture avec Victor de la BD de Moana

Encore quelques heures de route. A partir de Conhuas on va prendre une route isolée dans la jungle pour atteindre Calakmul eh eh eh !!!!

Yaxchilán, la cité des pierres vertes uniquement accessible en pirogue

Jeudi 19 avril 2018 : Frontera Corozal, Mexique

Après une longue route de 4 heures au Guatemala, 30 minutes navigation en lancha pour arriver au Mexique à la frontera Corozal

On est là comme convenu au point de rendez.  Oui, mais- pas comme convenu !- il n y a personne pour nous recevoir !!! On attend sur les bancs de l’office de lancha en mangeant des cacahuètes avec quelques gentes du coin et en regardant la télé .  

Au bout de 3/4 d’heure, notre guide de l’agence mexicaine nous rejoint avec son petit groupe pour nous faire visiter la cité de Yaxchilán. Il est midi, on s’est levé à 5h30,  et on a un peu la dalle quand même. Mais il va falloir patienter car le repas n’est pas prévu tout de suite.

On se dirige vers les lanchas. Car Yaxchilán est une vieille cité maya isolée dans la jungle au bord la rivière, sans aucun accès terrestre. Pas de route pour s’y rendre, seulement des petits bateaux.

en video :

 

Et c’est reparti pour un tour

Il nous faudra 40 minutes de navigation sur le Rio Usumacinta, ancienne voie d’échanges entre le Peten et le Chiapas.

Les Glücks accostent en terre maya

Victor épuisé s’est endormi. Dur pour Dame Glück car il va falloir le porter et grimper!

la vue sur la rivière se mérite

Encore un petit effort pour gravir ce sentier forestier

Yaxchilán, signifie la cité des pierres vertes. Elle a été habité pendant plus de mille ans dès le IIIe siècle avant JC

Yaxchilán nous voilà!
Voici la structure 19, édifice sur 2 niveaux appelé aussi labyrinthe

On rentre dans ce bâtiment. Ici pas de lumière ni de fenêtre ; l’avancée dans l’obscurité servait à simuler les passages dans l’inframonde au cours des rites initiatiques. Et là, le pompon : le guide (le même qui nous avait fait visiter Bonampak 3 jours avant) n’a même pas une loupiote. C’est grâce aux téléphones portables de certains participants qu’on peut s’en sortir!

Dans la 1ere salle, il y a de toutes petites chauves-souris pendues au plafond qui nous regardent

On décide vite de s’éloigner du guide. On en a marre avec ses “entonces, vale familia“. Perdons nous seuls dans ce labyrinthe !

De l’autre côté de l’inframundo : La Luz (La lumière!)

Encore un site magique perdu dans la jungle.

Les ruines de Yaxchilàn occupent une position centrale dans la forêt Lacandone.

On quitte le reste du groupe pour avoir plus de liberté

On grimpe sur tous les escaliers qu’on voit en direction des édifices

Et ça monte sévère

La descente est raide. Forcément.

Les arbres sacrés ceibas et les cris des oiseaux nous montrent la direction 😉. 

Allez encore une petite montée de 40 mètres ! Quelques volées de marches au milieu de la jungle. C’est le plus bel ouvrage réalisé par Pájaro Jaguar IV (752 à 772 après JC) et aussi le mieux conservé. Cet escalier a été construit avec de grands blocs sculptés.

A mi chemin, on arrive  une petite esplanade où se trouve un sanctuaire avec la stèle 2 (confectionnée en 537 après JC).

A l’intérieur les chauves souris ne nous quittent pas des yeux

On rencontre en haut un couple de notre groupe qui comme nous s’est éloigné du groupe et du guide “Entonces”.

Lui est mexicain de Mexicó City, elle est portugaise, bien sympas. Ils sont étudiants en archéologie.

Tout en haut, le Gran Acropolis est rectangulaire, avec une baie couverte d’une voûte et deux pièces aux extrémités. Il préserve le stuc qui le recouvrait et les traces de peinture rouge.

Loïc répond au copain de la portugaise qui demandait s’il ne parlait pas espagnol : “si !! Hablo un poco español !”

A l’intérieur un gardien veille sur les lieux

Pendant ce temps, notre nouveau compagnon archéologue nous explique qu’en haut dans les 2 excavations un buste et une tête, ceux d’ Oiseau Jaguar, décapité au XIXème siècle, ont été volontairement séparés et que selon la croyance maya lacandone le jour où ils se retrouveraient rassemblés serait le jour de la fin du monde car les Jaguars célestes dévasteront le monde.

Une stalactite sculptée

On redescend ensemble et on croise le groupe qui monte . 2 gars français ont retrouvé les lunettes de Dame Glück qu’elle avais perdues en montant avec Victor à bras, On a eu vraiment eu de la chance sur ce coup là !

Yaxchilán devint l’un des centres les plus puissant de la région vers  400 après JC sous les règnes de Bouclier-Jaguar et d Oiseau- Jaguar puis abandonnée brutalement au début du IX eme siècle; L’une des caractéristiques les plus remarquables de Yaxchilán est le grand nombre de linteaux avec écriture glyphique, jusqu’à présent on en a identifié 60. Ces différents aspects de la vie de ses dirigeants et de leurs aventures politiques sont racontés.

Les enfants s’amusent commes des fous sur la Gran Plaza

Ils courent et sont heureux dans le parc qui est magnifique

Loïc fait une grosse crise et on entend de loin son bruit de porte qui couine

Notre acolyte portugaise nous dit qu’elle file voir une autre partie du site avant l’heure du rassemblement du groupe. Sauf que c’est l’heure de reprendre la lancha, mais son copain mexicain vient nous dire qu’elle n’est pas rentrée et qu’il faut dire au guide “Entonces” de l’attendre. On apprendra par la suite qu’elle s’est pris un gros savon

une vue aérienne du site “volée” à shutterstock

Et c’est reparti pour 3/4 de navigation direction Corozal à contre courant

“Mira aqui ! ” (regardez la bas sur la rive !!!

Un crocodile !!!!!

Victor se rassure avec son pouce

Le croco nous montre sa dentition. Bien équipé le bestiaux. C’est la première fois qu’on en voit un dans son milieu naturel ! Et hop il plonge dans l’eau. Mieux vaut ne pas se baigner ici !

Et pourtant sur l’autre rive (Guatemala) des enfants se baignent !!!!

Nous voici de retour a Frontera Corozal. Ici non plus sur la rive mexicaine, les enfants n’ont pas peur des crocos

On espère le repas au retour mais non! Voilà qu’ils veulent qu’on aille faire les papiers à la douane côté mexicain avant! Alors qu’on avait plus que le temps de faire ça tranquillement le matin ! Les enfants sont affamés et nous aussi!

Allez cette fois ci c’est rapide. Et on ne se fait pas racketter comme à l’aller par le douanier.

Le repas est plutôt sympa, on mange avec les 2 gars français (qui nous avaient retrouvé les lunettes), la portugaise et son pote mexicain (les archéologues)

Puis on reprend la route en bus avec un chauffeur, …encore pire que celui de l’aller, ce qui est un exploit! 4 heures de topes, de dépassements imprudents, les enfants en vrac, on arrive à 21h30 à Palenque, épuisés. On récupère notre chambre dans le chouette hôtel Cañada international et on chope 2-3 trucs à la tienda pour manger car on n’a pas le courage de ressortir.

En video :

Du Mexique au Guatemala en pirogue

Mardi 17 avril 2018,  Mexique. 

Il est un peu moins de midi lorsqu’on quitte en minibus la vieille cité de Bonampak direction Frontera Corozal.

En 20 minutes on arrive dans cette petite ville de 5000 habitants qui pour nous est la sortie du Mexique pour atteindre le Guatemala.

En video :

 

Première étape : la douane mexicaine (Oficina Migración. INM)

Au début, il n’y a personne puis le gars qui était dehors se décide à venir nous faire les papiers. On ne le sent pas trop celui là, hyper mielleux. Il nous annonce que pour aller au Guatemala c’est un tarif assez conséquent en pesos chacun, même pour les enfants ! Exclusivement en efectivo (en liquide). et sans reçu … Ah ouais quand même 🙁 !!! Il est gonflé celui là. Il nous dit que c’est parce qu’on est restés longtemps dans le pays. on est pas vraiment convaincus par ses explications ….

Bon bah si on veut continuer on n’a pas le choix il faut lui filer les billets. Sur le coup, on se demande s’il ne nous a pas arnaqué, mais ça fait partie du jeu … Plus tard on apprendra bien que c’était abusé . Un grand  classico.

Deuxième étape : el embarcadero
On marche ensuite jusqu’à la rivière el río Usumacinta. C’est là que nous quittons le reste du groupe. Eux poursuivent par la visite de Yaxchilan et rentrent à Palenque le soir. Nous, nous allons en direction du Guatemala !

De l’autre côté de la rivière c’est le Guatemala. Mais pas de pont pour la traverser

Alors il faut prendre la lancha (pirogue à moteur) pour longer la rivière jusqu’au village le plus proche sur l’autre berge. El Rio Usumacinta est une frontière naturelle entre le Mexique et le Guatemala. Le chauffeur de bus nous dit qu’il nous y récupèrera ici même pasado mañana (après demain)

Vamos pour 10 km de navigation

On est protégés du soleil et de la pluie par une palapa

On est au milieu de la forêt tropicale et des zones de cultures. Ici pas de quai

On navigue une vingtaine de minutes sur le fleuve, où heureusement nous ne verrons pas de crocodiles (la rivière en est pourtant infestée)

A la place des crocos, juste des dames du village voisin qui lavent leur linge. Ici pas de machine à laver.

On ne s’attendait pas à se trouver dans un lieu aussi sauvage pour franchir la frontière, c’est une belle surprise

13h30 : ça y est après une demi heure de navigation, on arrive sur la berge Guatémaltèque.

Sauf  qu’on va gagner une heure. Ici au Guatemala, il est 12h30

Bethel, un tout petit village frontière. Notre chauffeur prénommé Ohzora nous y attend avec sa voiture. Il est très sympa

On monte tous les 6 dans sa voiture

Une locale nous propose du change au black mais son taux n’est vraiment pas intéressant. Elle  démarre d’emblée en nous proposant un change où elle se met 30% de commission. Du coup, même si elle baisse ensuite ses ambitions, on n’a pas confiance et on ne fera pas affaire ensemble.

On traverse le village pour arriver à la douane Guatémaltèque (Delegacion de Migracion)

Y a pas grand monde. Juste quelques locaux. Pas un touriste. On est vraiment au bout du monde.

Et ça vaut la photo, une petite guitoune délabrée … 2 employés arrivent en même temps et se répartissent nos passeports. Ils sont sympa et accueillants et nous souhaitent la bienvenue dans leur pays.

Ici pas de bakchich ! ça fait du bien. Par contre à la différence de l’Argentine et du Chili, au Guatemala on se vouvoie : le usted/ ustedes est utilisé au lieu de tu

Le Guatemala a une réputation sulfureuse et reste un pays dangereux. Ces photos d’enfants disparus n’ont rien de rassurant. Mais on sait ce qu’on fait. On restera prudents. On a bien écouté les conseils d’autres voyageurs et des locaux.

Et là un truc énorme ! Une locale rentre et nous propose sous le nez du douanier du change de la main à la main !!!! Euh… on est mal à l’aise et on lui dit pas maintenant mais elle ne sera pas dehors à notre sortie, dommage qu’elle n’ aie pas attendu, son taux était plus raisonnable on aurait pu s’entendre.

On découvre donc la monnaie locale, le fameux quetzal, comme l’oiseau !

Au passage, on a gagné une heure et on s attend à arriver tôt à Florès, notre destination.

Un peu moins de 100 km, on se dit une heure voire 2. On demande au chauffeur et là, on apprend qu il va nous falloir 4 heures !!! On comprend vite pourquoi, c est de la piste défoncée, on roule max à 25 km/h

On quitte peu à peu la jungle pour traverser les régions agricoles

Il est déjà 14h00 et nous avons quitté Palenque ce matin à 5h30. Longue et riche journée. Même nos énergiques garnements sont au bout du rouleau

Notre conductor Ohzora, malgré la route défoncée, conduit bien et prudemment. 

Des feux de brousse ou des cultures sur brûlis

Le Guatemala est un des pays les plus pauvres d’Amérique Centrale

La religion y a une part importante. Partout des églises évangélistes

Pendant tout ce temps nous ne croiserons quasiment aucun autre véhicule

On traverse le premier village

et les églises colorées sont partout

La route magnifique, des petites maisons simples mais d’un beau vert et bleu, très typique. Dame Glück se sent vraiment dépaysée et inspirée par l’endroit

On traverse notre première petite ville du Guatemala

Glück est beaucoup moins séduit et ressent la pauvreté voire même la misère. On croise beaucoup d’enfants mais…

Ohzora nous explique qu’ici les enfants vont à l’école le matin mais l’après midi ils travaillent avec leurs familles dans les champs ou dans les petits commerces.

Culture numéro 1 ici : le maïs

San Francisco mais sans son Golden Gate

Oups là c’était pas le moment de faire une photo Mr Glück !!! des militaires en ligne de mire !!! la gaffe !!! On dirait qu il le fait exprès :- D Ils nous regardent d’un oeil noir mais ils nous laissent passer. Ohzora nous dit de faire plus attention. Ici les militaires ne plaisantent pas !

bus scolaire

bétaillère

Papayes

El Fuego. cela vient d’un puits de pétrole. ici il y a des gisements

trabajo ?

siesta ?

le bois une ressource très prisée ici…

mais tout le monde n’est pas logé à la même enseigne…

et encore des militaires

Après 4 heures de route on arrive à notre destination: la ville de Florès

avec ses mini taxis

On arrive à notre hôtel vers 16h30 

Quelle journée !!!

Petite pause avant de visiter la vielle ville de Florès au coucher du soleil :une presqu’île au milieu d’un lac.

En video

 

Bonampak la vieille cité peinte

Vendredi 17 avril 2018 :
Palenque, Mexique. Lever 5h30. ça pique!
On laisse notre voiture à l’hôtel car on va voyager en combi. Il fait encore nuit à 6h00 quand on monte dans un mini-bus en bas de l’hôtel. Une longue journée nous attend, ce soir on sera loin d’ici; destination : le Guatemala

En video:

Le jour et la brume se lèvent peu à peu sur les montagnes.
Voyager ici au Chiapas n’est pas simple en voiture individuelle : routes en piteux état, isolement, et surtout bloqueos (barrages) : souvent des communautés autonomes (ou non) imposent une petite taxe de passage (illégale). Ce sont des villageois ou fonctionnaires s’opposant à des décisions locales, ou dont salaire n’a pas été payé, voire parfois c’est du simple racket. Donc voyager en combi c’est plus sûr car la négociation a été faite en amont par la compagnie.

On est un peu tassés les uns sur les autres avec d’autres familles mexicaines. Même pour notre Loïc matinal le réveil est laborieux. Il est difficile, il chouine, il fait la porte qui couine, ça commence fort !

La route est défoncée, bourrée de topes (dos d’ânes) que notre chauffeur prend brutalement.  ça casse les reins

On s’enfonce au Sud Ouest du Chiapas. C’est un état mexicain pauvre mais  magnifique, rude, mi-montagneux, mi-tropical. Les habitants sont majoritairement d’origine amérindienne , descendant des Mayas d’ethnies différentes (Tzeltales, Tzotziles, Choles, Zoques…) parlant des langues différentes et ne maîtrisant pas tous l’espagnol.

Au bout d’une heure et demie, on fait un arrêt pour le desayuno.

Au menu : riz omelette et haricots noirs, c’est un peu rude pour nous à cette heure matinale. Heureusement il y a un peu de pain et de beurre rance avec quelques fruits. Les enfants ne mangeront pratiquement rien.

Notre minibus combo Kichan Bajlum nous attend

Et c’est reparti. On reprend la route pleine de topes

On s’approche du Guatemala mais notre route perdue dans la jungle ne permet pas de s’y rendre : elle longe la frontière; d’abord le fleuve puis “la ligne droite” au milieu de la jungle et surtout au milieu de nulle part. Cette route récente a été créée avant tout pour surveiller le trafic de drogue et l’agitation révolutionnaire locale. Ce midi quand on ira au Guatemala, comme il n’y a pas de route pour s’y rendre, il faudra traverser le fleuve en pirogue….

Le Chiapas est une magnifique région sauvage et rurale, mais pauvre. Les paysans amérindiens minoritaires dans le pays sont majoritaires ici.
Il y a encore parfois des échauffourées entre les zapatistes (défendant les paysans amérindiens) et les groupes paramilitaires (payés par les grands propriétaires terriens).

Les négociations avec le gouvernement continuent . Les investissements étrangers arrivent peu à peu pour aider l’économie locale mais les avancées sociales sont limitées.
Les communautés mayas sont encore souvent reléguées à l’agriculture de subsistance (maïs, piments, patates douces, haricots rouges,…) alors que le Chiapas regorge de ressources naturelles (comme le pétrole) et aussi un potentiel touristique énorme mais balbutiant.

ça fait presque 4 heures qu’on roule et on n’a pas encore fait 150 km…
On passe devant “la police des chemins” 

Là, il faut laisser notre bus pour prendre une fourgonnette attitrée avec un guide. Impossible d’y aller seul. Une coopérative locale contrôle le chemin d’accès aux ruines de Bonampak par une piste forestière

Cette piste est encore plus défoncée

On roule dans la poussière 😉

Nous y voilà ! Bonampak est un peu site touristique, il n’en reste pas moins difficile d’accès et éloigné de tout.

Dans le bus on a sympathisé avec plusieurs autres personnes, dont une famille mexicaine avec une petite fille, sa maman et les grands parents, très gentils.

On commence la visite par un petit chemin au milieu d’arbres immenses. Notre guide nous explique la flore comme par exemple l’arbre maya qui pique.

Chaque picot représente l’âme d’un défunt. Selon le culte maya, l’âme s’incruste dans l’arbre par le bas et puis monte vers le ciel. Donc, les picots les plus bas sont ceux de morts récents et les plus élevés sont presque arrivés dans le paradis des dieux. Victor “Attila” s’y frottera en voulant lui faire un calin !!!

le caoutchouc…

et de nombreux arbres géants qui nous donnent le tournis

Les 2 petits (Loïc et Victor) sont surexcités et courent partout. Heureusement notre groupe a un regard très bienveillant sur eux.

“Et Maman regarde là bas une énorme pyramide de pierre !”

La vue est saisissante : le travail des archéologues a dû être titanesque pour dégager la façade de cette pyramide qui était enfouie sous la forêt au milieu des collines.

Bonampak signifie « murs peints » en maya et fut découvert par les occidentaux assez tard (en 1946), guidés par les Mayas Lacandons qui continuaient à pratiquer, à certaines périodes, d’anciens rites mayas dans les temples.

Notre guide est un peu “rapido”, il parle espagnol mais pas “despacio” du tout et on se sent un peu bousculés puis on fait un stop assez long devant le temple pour parler des fameuses peintures de Bonampak.
On comprend la moitié à peine mais c’est plutôt intéressant. La construction de la structure du site date de la fin de la période classique (580 à 800 après JC).

Il nous explique que contrairement aux historiens, le travail des archéologues est interprétatif et que les explications proposées des peintures le sont sur de fortes présomptions des connaissances qu’on a du monde maya de l’époque mais pas des vérités absolues.

On y voit des représentations de familles importantes, un lien avec la musique avec des instruments mais comme il nous dit n’ayant aucune trace audio ni de partitions, on ne sait pas du tout de quelles sonorités il s agissait.
On voit aussi les nobles qui tendent un doigt pour le percer. Un auto sacrifice pour faire couler le sang, des scènes de danse, des évocations de guerre. Et en bas, un bandeau représentant l’infra-monde. Les extraordinaires fresques écartent définitivement la réputation de pacifisme des mayas.

Victor est-t-il prêt à démarrer (comme d’habitudes) quelques bêtises ? 

Glück s’éloigne  pour s’occuper des 2 petits sur la grand place face à la pyramide, pour ne pas perturber les explications du guide.

Il y a un arbre avec des chouettes nids, habités par d’originaux oiseaux  jaunes

On avance un peu pour découvrir quelques sculptures retrouvées sur place. Selon les dires du guide, chaque sculpteur à sa « signature» propre.

Celle-ci  mesure près de 6 mètres de haut. C’est l’une des plus grandes stèles mayas connue.

Datant de 782, elle montre Chan Muan II, le dernier dirigeant de Bonampak, au sommet de sa gloire. Il est représenté en costume d’apparat sur la partie supérieure de la stèle, avec lance et bouclier porte un bâton de cérémonie, le monstre de la terre, d’où émergent les visages du jeune dieu du blé.

De nombreux glyphes laissés par le sculpteur apportent des informations sur la généalogie.

 

Et enfin , on gravit les marches pour accéder au fameux Templo de la Pinturas

Pour préserver le site un gardien surveille les lieux… enfin pour l’instant il roupille un peu avant qu’on arrive 😉

Il y a de nombreuses consignes à respecter pour préserver le site : pas de sac, pas de chapeau, pas de flash, pas de selfie, 3 personnes max à la fois par salle, etc… et maintenant le gardien est réveillé pour tout contrôler ! On y va donc à tour de rôle. Victor ce vilain en profite pour lancer un caillou à la petite fille, et se fait copieusement gronder par son papa !

La salle du milieu est la moins bien conservée (abimée par les premiers explorateurs), mais c’est magnifique, on en a des frissons

On remonte plus de douze cents ans, dans les ruines de cette cité maya, enfouie dans la jungle du Sud mexicain.
Ici est représentée une rude bataille qui eut lieu le 2 août 792 et qui s’achèvera par la défaite des ennemis, le jugement et le supplice des prisonniers.

Les ennemis vaincus ont été dépouillés de tous leurs vêtements et bijoux à l’exception d’un pagne.
Chan Muan II assiste au supplice des prisonniers, à qui on arrache les ongles ( les doigts dégoulinant de sang sur la reproduction).
Des têtes ont déjà été coupées avec le bourreau.

Il est entouré de notables, de courtisans et de femmes de la cour, tous somptueusement vêtus.

ça ne rigolait pas !

Les 2 autres salles sont encore plus impressionnantes

270 personnages et une trentaine de divinités sont représentés, ainsi que 108 hiéroglyphes.
Ces 150 m² de fresques, réalisées avec des pigments minéraux et végétaux, sont uniques dans le monde maya connu. 

L’absence de joints dans le plâtre indique que chaque pièce fut peinte d’une seule traite, pendant la courte période où le plâtre était humide. Elles portent la marque d’un maître, et de deux assistants compétents. Les trois pièces dépeignent avec beaucoup de réalisme une série d’événements. L’interprétation la plus acceptée affirme que les fresques illustrent une seule histoire qui comprend trois phase : avant, pendant et après la bataille. 

On y voit le seigneur du lieu, ses deux femmes, des enfants, des serviteurs enturbannés, des danseurs, des musiciens et des porteurs de parasols, des dignitaires aux luxueux ornements de plumes et de peaux de jaguar, des guerriers brandissant lances et casse-tête, des captifs à demi nus implorant leurs vainqueurs.

Tout au long de la scène apparaissent des personnages de haut rang qui se préparent pour l’événement

Certains personnages sont élégamment habillés avec leurs grandes coiffes de plumes Quetzal , en plus des divers éléments en jaguar et peau de serpent dans leurs costumes.

Chacune des portes de 3 salles possède un linteau sculpté d’un guerrier soumettant un captif. 

Après la victoire de la bataille, dominée par Chaan Muan II, le dernier souverain de Bonampak, se doit d’offrir son sang à son tour aux dieux dans un rite d’autosacrifice. Lors de la cérémonie il est sur son trône,  accompagné de sa femme Señora Yax T’ul (Verde Conejo ou Lapine Verte) et de mère  la Señora Escudo Cráneo (Bouclier de crâne). La famille royale  a «choisi» de faire passer une cordelette dans leur langue et de la percer pour recueillir leur sang et l’offrir aux dieux.
Sous le trône se trouve la boîte en bois que les vainqueurs ont prise comme trophée de guerre avec les objets du pouvoir.

Après avoir analysé les images infrarouges de cette scène, les glyphes “ho pi (ca) caw”.  ont été révélés. ” Cacaw ” était le terme maya classique pour les fèves de cacao et on a suggéré que le glyphe “pi” représente l’unité de 8 000 fèves. Par conséquent, s’il en est ainsi, il semble qu’il y ait eu un paiement en hommage à Chan Muwan II de 40 000 fèves de cacao , ce qui était considéré comme une grande fortune à l’époque.

Les fresques de Bonampak sont uniques. Aucun vestige maya, datant de l’apogée de cette civilisation n’atteint un tel réalisme et un tel degré de perfection technique.

Une cérémonie où le jeune fils de Chaan Muan II, futur héritier du royaume, est présenté à la noblesse par la famille régnante ; un orchestre jouant de trompettes en bois, de tambours et d’autres instruments ; des nobles discutant lors d’un débat.

Des danseurs aux costumes raffinés portant des masques représentant des dieux ;

Dans la 3eme salle, on remarque que le plâtre est à nu spécifiquement sur les visages des nobles. On se renseigne car ça nous intrigue. Et effectivement, ce n’est pas un hasard. Leurs visages d’origines n étaient pas peints mais faits de pierres précieuses et ont été pillés !

Peu après leur création et l’abandon de la cité, il y 1200 ans, de l’eau de pluie s’est introduite dans le plâtre du toit, recouvrant les peintures d’une couche de carbonate de calcium légèrement transparente qui a protégé les peintures tout ce temps (elle datent de 790-795, peu avant l’abandon de la cité).

On y retourne après le reste du groupe à contempler. Et on y est reste encore un bon moment seuls pour profiter de l’instant.

Mais on ne renonce pas pour autant à monter en haut de la pyramide voir la vue même si le guide nous speede, on est quand même pas venus pour ne voir les choses qu à moitié.

Dame Glück fait l’ascension avec Victor à bras car il rechigne le chameau!

Partout autour de nous la jungle s’étend sur des kilomètres.

Puis, on redescend tranquille

 

En trajet, la gentille famille nous offre des fruits et oreos pour les enfants. On revient à la fourgonette.

On discute avec eux et notre voisin, lui aussi mexicain et très sympa. On parle de la suite de notre projet, Calakmul et tout le reste . Ils ont l’air un peu inquiet pour nous et nous conseillent le bus. On parle sécurité. En fait selon eux, dans toute cette zone de jungle proche du Guatemala, on a autant à craindre des ennuis du côté de la police (apparemment archi-corrompue) que des narco trafiquants. Ils disent que Vera Cruz craint beaucoup mais à notre grand étonnement, México City pas trop, en tout cas, pas plus qu’une autre grande ville!

On change de transport et on reprend notre bus pour une vingtaine de minute jusqu’au village frontalier, la frontera coroza, faite naturellement par le fleuve rio… c est là que nous quittons le reste du groupe. Eux poursuivent par la visite de Yaxchilan et rentrent à Palenque le soir . Nous ce sera au retour mais pour l ‘instant , nous passons la frontière, direction le Guatemala !

Didier nous avait prévenu que l’organisation des peuple Mayas ici était très complexe gendarmes, majordomes,capitaines, anciens du village, chamans, rendent la justice en parallèle  à l’Etat Fédéral. Les communautés sont en fait commandées par le conseil des anciens. Les Chiapanecos ont toujours plus résisté au catholicisme et y ont intégré leur propre vision mystique : ils vont à l’église mais c’est pour y pratiquer leurs propres rites. Ici les prêtres ont moins de pouvoir que les prestigieux chamans  la fois guérisseurs, sorciers et devins.

En video :

Palenque, la cité perdue sous la forêt humide

Lundi 16 avril 2018 :
Après un début de matinée bien chargé, on part en voiture en direction du site archéologique de Palenque. Il est déjà midi.
On y est en une demi-heure après un bout de route montagneuse.
Les inscriptions indiquent que la ville de Lakamha’ (lieu des grandes eaux,  sans doute en raison de ses nombreuses sources et cascades) naît au IIIe siècle.

Elle devient la capitale de cette région région fertile, chaude et pluvieuse appelée B’akaal (actuellement Chiapas et Tabasco).

Pendant cette période se succèdent épisodes glorieux et catastrophiques, alliances et guerres. Les pyramides les plus impressionnantes ont été construites entre l’an 600 et l’an 900.

De tous les sites archéologiques mayas, Palenque est celui dont la découverte est la plus ancienne : à la fin des années 1690, le frère Ramón de Ordoñez y Aguilar venu évangéliser le Chiapas découvre les vestiges par hasard et propage la rumeur d’une immense cité perdue dans la jungle.
Mais le site était connu des Mayas Chol sous le nom de “Otolum” (Terre des maisons fortifiées, traduit en espagnol : Palenque).

Dès notre arrivée nous voilà face à la première pyramide (Templo de la Calavera ou Temple de la Tête de Mort), encore à moitié recouverte par la jungle . C’est le choc !
Loïc : “Ouah!!!!”

Il était à l’origine peint en rouge et bleu (au VIIIe siècle).

Les pyramides sont immenses et les arbres à lianes autour aussi.

Pour nous, encore un vrai coup de foudre dès que nous posons les yeux sur le Templo XIII et la Tumba de la Reina Roja (Tombeau de la Reine Rouge)

Il y a comme une entrée protégée par une palapa :

une porte… (découverte par une jeune archéologue alors qu’elle effectuait des fouilles en 1994, un mur sonnait creux)

et un couloir…

C’est flippant!

qui nous conduisent à trois chambres,

dont l’une abritait un sarcophage de pierre.

Celui-ci contenait les ossements d’une dame “rouge” qui y reposait depuis 1300 ans. Le corps, l’offrande et les parois du sarcophage étaient recouverts d’une épaisse couche de pigment rouge : du cinabre (un pigment obtenu par broyage de sulfure de mercure  hautement toxique ) – d’où le nom de «Reine rouge» (Reina Roja).

Qui prêta sa puissante identité dans l’un de nos jeux favoris…

Le grand nombre d’offrandes autour d’elle démontre qu’elle était une femme importante et puissante. Elle était couvert de jades, de perles, de couteaux d’obsidienne, d’aiguilles en os, et de coquillages. Son visage portait un masque réalisé avec environ 300 tuiles de jade. (les 3 photos ci-dessous proviennent du musée). Il est composé de cent dix-neuf morceaux de malachite, deux plaques d’obsidienne qui simulent les pupilles , quatre plaques de jadéite (cristal servant de lame sacrificielle) qui simulent les iris, deux tubulaires et deux perles circulaires qui forment les cache-oreilles en jade .

De plus, le corps était orné de colliers, cache-oreilles, coiffes, diadème, bracelets et bracelets de cheville.

Sur les côtés du sarcophage de la Reine Rouge se trouvaient les restes squelettiques d’un garçon de 8-11 ans (décédé par décapitation) et d’une femme de 25-30 ans (qui serait morte d’une extraction cardiaque). Selon les rituels mayas, ils correspondent à des compagnons sacrifiés pour escorter un noble lors de son voyage vers le monde souterrain (l’infra-monde).

Faute de la moindre inscription, l’identité de la Reine rouge reste mystérieuse. Les enquêtes suggèrent qu’il pourrait s’agir de Tz’akbu Ajaw,  l’épouse de Pakal “le Grand”. Des test ADN ont prouvé qu’elle n’avait pas de parenté directe avec celui-ci.

La Reine Rouge mesurait 1,58 m et avait 38-40 ans au moment de sa mort. Comme le veut la tradition de la noblesse maya, son crâne avait été déformé (depuis qu’elle était petite) en une forme tabulaire oblique au moyen d’attelles et de bandages attachés à la tête.

Une reconstitution de son visage a été réalisée

On sort pour admirer le temple voisin au sommet d’un pyramide de 20 mètres

appelé Temple des Inscriptions car il contient des inscriptions formant un seul texte de 617 blocs glyphiques, un des plus longs que l’on connaisse du monde maya, sur l’histoire de la cité. Ils ont permis de reconstituer la lignée de 19 rois (le premier c’était K’uk B’alam (Quetzal Jaguar) en 431 après J-C).

En 1952, après 4 ans de fouilles, un archéologue a ouvert l’entrée de la chambre funéraire, située à 25 m sous le sol du temple.

Bon pour des raisons de conservation on ne peut plus y accéder mais on sait que c’est là que repose, le célèbre seigneur Pakal le Grand (Kinich Janaab Pakal, 603-683), qui conduisit la ville à la gloire. Intronisé à l’âge de 12 ans, alors que la cité était en pleine décadence (après les défaites contre Calakmul en 599 et en 611), il occupait à la fois les fonctions de roi et de prêtre suprême. Il édifia la majeure partie des palais et des temples comme le Temple des inscriptions.
Lorsque Pakal meurt, au terme d’un très long règne (68 ans), il est vénéré comme un être surnaturel. La pierre tombale sculptée le représente émergeant de la terre dans un acte de renaissance. (Photo de musée ci-dessous:)

Pakal prend la place du Dieu du maïs qui naît de la terre, grandit, vieillit, meurt et se rend dans le monde souterrain d’où il renaît cycliquement. Dans la vision du monde maya, les humains ont été créés à partir de pâte de maïs. Les trois personnages essentiels sont: Pakal,  Kawil (Dieu de la nourriture) et le It-zamna (Dieu du Ciel) dans leur forme d’oiseau céleste, représentant les trois niveaux de l’univers dans la conception maya.

Le sous-sol du temple représente une montagne et le tombeau une grotte  (le seuil de l’inframonde habité par des divinités et des ancêtres). Les ancêtres de Pakal étaient représentés dans les reliefs latéraux du sarcophage.

La crypte fut construite avant la pyramide qui la couvre et finalement avant le temple. Avant la découverte de cette tombe, on pensait que les pyramides n’étaient rien d’autre que des soubassements de temples.

On continue. Devant nous voici El Palacio

Et comme toujours dès qu’on peut grimper on le fait !

Du balcon del Palacio, voici El Templo de las Inscripciones

Et regardez les gars une galerie !

Un complexe dédale au milieu de la montagne

Dominé par une tour carrée de 4 étages qui aurait servi d’observatoire.

Des patios

Loïc : “Regarde Alex, c’est géant ! J’ai trouvé un passage secret”
Alex (qui fonce devant) : “Ah ouais !”

Alex : “Et regarde Loïc,  il y a des stalactites”
(infiltrations d’eau dues aux joints disloqués).

Les enfants sont excités comme des fous en explorant ce labyrinthe de corridors, de cours, de balcons, de portes voûtées

Derrière Alex et Loïc, au loin au cœur de la forêt, le Temple de la Croix

Et oui on est au derrière étage mon Lolo !

Mais ça continue !

C’est un vrai labyrinthe

Ici, il y a des fenêtres partout ce qui est rare dans l’architecture maya . Les pièces étaient séparées et fermées par des rideaux dont il ne reste que des supports.

Les galeries  renferment des sculptures et bas-reliefs. Ici des prisonniers que Pakal avait faits en 659. Il s’agit de nobles de Santa Elena, un royaume allié à l’ennemi Calakmul

El Palacio est l’une des plus belles et des plus complexes structures du monde maya, résultat d’innombrables transformations architecturales qui se sont produites sur plus de 400 ans.

A Palenque, plutôt que des stèles il y a de grandes dalles de pierre couvrant les murs : des panneaux portant des hiéroglyphes et autres sculptures.

L’Oval qui illustre l’intronisation de Pakal, aux côtés de sa mère Zac Kuk.

Et des colonnes du palais indiquent sa généalogie avec un texte scellant une alliance avec Tikal et avec Yaxchilan.

Allez c’est l’heure de “cache cache maire” pour nos loulous.

On continue l’exploration

On s’éloigne du palais

Waldeck un explorateur dessinateur farfelu du XIXe siècle, autoproclamé “Comte” et à la vie exceptionnellement longue (109 ans) est le premier à avoir dessiné les monuments de la culture  maya.

Victor file vers le Temple du Comte. Waldeck le nomma ainsi car c’est là qu’il séjourna lors de son voyage à Palenque.

Comme toujours, on escalade toutes pyramides sur lesquelles on peut grimper hein les gars ?

C’est vertigineux

La Reine actuelle du temple

Vamos ! Direction le Groupe Nord.

Il comprend cinq temples. Certaines parties d’entre eux remontent à 325 après JC, les derniers ajouts étant survenus entre 625 et 700 après JC, la période de Pakal et de ses fils.

Originellement à destination religieuse mais remodelés pour devenir des résidences : on y a trouvé des outils pour moudre le maïs, des lames d’obsidienne, et un four. 

On passe curieusement devant une tombe beaucoup plus récente : un priviligié, l’archéologue le plus célèbre de Palenque, Alberto Ruz Lhuillier. C’est lui qui découvrit l’entrée de la tombe de Pakal.

On suit un sentier et on passe un pont sur une rivière

On est au cœur de la montagne tropicale humide. Il reste encore plus de mille structures couvertes par la forêt. La zone découverte représenterait à peine un dixième de la superficie totale de la cité.

Le Groupe des Croix  est constitué de trois pyramides échelonnées couronnées de temples  édifiées à l’occasion de l’accession au trône  du fils ainé de Pakal, le roi K’inich Kan Balam II  (Serpent Jaguar II, qui régna de 684 à 702). La plupart des temples étaient entièrement peints en rouge, couleur d’éternité pour les Mayas.

Le Temple de la Croix Foliée

Le temple du Soleil 

Et le gigantesque Temple de la Croix.  

Il présente encore sa “cresteria”, la crête ajourée et décorée qui couronnait généralement tous les temples mayas.

Allez à l’assaut !

On s’approche du temple au sommet de la pyramide

Le panneau principal commémore l’ascension au trône de Serpent Jaguar II (à droite) : il montre l’arbre cosmique, avec ses branches qui pointent vers les directions cardinales, croissant au centre du monde, prenant racine dans l’inframonde (masque du monstre de la Terre, en bas) et portant à son sommet Itzan Yeh, l’oiseau céleste.

A gauche, c’est Pakal revêtu de ses atours funéraires (il porte dans les cheveux le lys d’eau du royaume des morts) : il est représenté plus petit que son fils ,qui est désormais le souverain en place.

De chaque côté de l’entrée, deux pierres taillées qui représentent deux hommes richement vêtus :  

Serpent Jaguar II (Chan Balam II), richement vêtu.

face à un dieu de l’inframonde courbé par l’âge, fumant le cigare

La vue du sommet du temple de la Croix est à couper le souffle. De gauche à droite : le Temple du Soleil, le Temple XIV, et le Palais

Et maintenant direction le Temple de la Croix Foliée

Dans le temple, un panneau sculpté

Montrant un plant de maïs considéré comme l’axe du monde, poussant de l’inframonde (masque du monstre de la terre) vers le ciel (oiseau). Chargée d’éléments symboliques, la plante de vie porte, à ses extrémités, des têtes humaines : cela doit rappeler qu’aux origines du monde, l’homme fut pétri dans le maïs, dont il fit ensuite son aliment principal.
Représenté à droite, Pakal transmet à son fils (à gauche) l’instrument destiné à effectuer l’auto-sacrifice pénien, devoir royal destiné à fertiliser rituellement l’Univers. ouille ouille ouille !

Le Temple de la Croix en impose vu d’ici!

Allez on redescend !

Direction le Temple du Soleil

À l’intérieur, il y a un sanctuaire avec le Tablero del Sol, qui commémore, entre autres événements, la naissance (635 après JC) et l’ascension au trône (684 après JC) du señor Serpent-Jaguar II face à son géniteur, feu Pakal.
Les deux participent à un acte rituel qui a pour centre un bouclier solaire avec des attributs de jaguar. La scène centrale est soutenue par deux aspects
différent : le Seigneur de l’Inframonde face à un groupe qui contient des symboles de la Terre et du Dieu Solaire.

Les enfants du Soleil avec leur Madre

On s’en est mis plein les yeux !!!! Merci Palenque 🙏

A sa fondation le nom donné cette “Cité de Pierre” était “Lakam Ha'”, qui signifie “le lieu des  Grandes Eaux” en référence aux nombreuses sources et cascades que l’on peut y trouver.

L’Aqueduc : de trois mètres de haut, permettait de canaliser les crues du ruisseau « Otolum » et aussi de lui faire traverser la cité le long du Palais,  complété d’un pont de pierre  dénommé  « le bain de la Reine ».

Après 799, on perd toute trace de la dynastie,la ville commença son déclin (bien avant l’arrivée des conquistadores). Plus aucune nouvelle construction ne fut entreprise dans le centre cérémoniel. Les lieux abandonnés petit à petit, furent dévorés par la jungle.

Au retour, sur le parking (gardé par un señor), on achète des mangues, une coco, plus quelques victuailles achetées au feeling (et à l’odorat) pour compléter le pique nique.

On rentre à l’hôtel pour se reposer un peu, et les enfants ont droit à une baignade dans la piscine.

Puis on repart en ville récupérer notre lessive et acheter des tongs à Glück. Les enfants ont très faim. On finit par sortir manger mais notre pote allemand est fermé. On se trouve un autre petit restau abordable à peine plus loin dans la rue

On y boit nos meilleurs margaritas depuis le début du séjour !

et on y mange plutôt bien

Sauf que Glück doit rentrer en catastrophe avec Alex qui ne se sent pas très bien.

On se couche tôt car demain, on doit se lever à l’aube ; notre objectif : les ruines Maya de Bonampak et le Guatemala

En video :

Pause et préparatifs dans la ville de Palenque

Samedi 14 avril 2018 :
Après une route longue et éprouvante,

On arrive en fin de journée à Palenque, à l’Hotel Cañada Internacional, très sympa.

On s’y installe puis on ressort à pied pour le repas. On se trouve un resto tout proche, le Saraguatos

On y a un très bon accueil du patron, un allemand  sympa comme tout avec nos enfants. Il est installé ici depuis plusieurs années, avec sa femme mexicaine.

Les plats sont très bons et l’ambiance détendue

Pendant la nuit, un énorme orage avec grosses pluies s’abat sur notre hôtel; on ne dort pas très bien !

Le lendemain, du coup on se lève tard car on a besoin de récupérer. La météo est mauvaise. On va petit déjeuner à la cafétéria voisine, où on est censés avoir des avantages en tant que client de l’hôtel (qui ne fait pas de restauration) : c’est vraiment nul. Heureusement des musiciens de passage nous ferons passer un bon moment, bien que le gérant revêche ait tenté de les éloigner  Lui, il ne nous reverra pas !

On apprécie la musique.

Pero para la comida, les quantités sont un peu légères pour notre Lolo gourmand!

On fait une mini-promenade pour acheter des victuailles et pour défouler les marmailles.

Dame Glück a depuis longtemps une idée en tête : montrer à Glück les différentes propositions d’excursions. Avec notamment un objectif secret : réussir à se rendre au Guatemala pour découvrir un lieu qui le fait rêver depuis très longtemps : la cité perdue de Tikal. Elle a beaucoup lu sur le sujet et a une idée en tête : réussir à trouver un bus jusque la Cité de Bonampak et traverser la frontière Corozal.

Glück est excité comme une puce : Tikal est difficilement accessible, en pleine jungle, dans un pays réputé dangereux. Mais est ce raisonnable de s’y rendre en famille ?

Cécile nous trouve une agence qui se dit prête à nous y conduire en 3 jours aller-retour. Elle se charge des transports et des formalités d’entrée sur les sites mais on garde une grande autonomie pour le reste

C’est bien tentant !

On rentre se reposer à l’hôtel. Il nous faut y réfléchir…

Journée coocooning : paperasses pour nous et devoirs pour les petits

En fin d’après-midi, un bon plouf dans la piscine

En video :

 

Et dès que la nuit est tombée, on retourne dans le bon restau de la veille

Toujours aussi sympa. On se prend des caipirhina.
On y fait la connaissance de Camille et Nicolas, un chouette couple originaire de Périgueux, qui reviennent du Guatemala. On parle de Tikal, du Mexique, des voyages. Ils partent demain pour San Cristobal de las Casas, les veinards! Grace à leur retour d’expérience de quelques jours auparavant , la conversation achève de nous enlever nos dernières hésitations ; c’est décidé, on ira à Tikal ! Merci à eux !!!
Elle est infirmière en pédiatrie et à un super contact avec les enfants (et pourtant ils ne sont pas  particulièrement faciles ce soir)
Concours de grimaces !!!!

Les enfants sont hilares

En video

Le lendemain, lundi 16 avril 2018

On ne prendra pas le petit déjeuner à l’horrible  cafétéria de la veille. On va à pied au centre ville car on s’est décidé à réserver l’excursion vers le Guatemala. On en profitera pour s’y acheter de quoi manger.
On passe par la lavanderia car tout notre linge est sale, normal avec cette chaleur tropicale ; bonheur: ils peuvent le laver pour le soir même!

On va ensuite à l’agence réserver notre périple pour Tikal; ils nous avaient proposé de tout gérer par téléphone de notre hôtel, mais on préfère se rendre sur place car on ne voulait pas se lancer dans cette aventure sans avoir évalué le sérieux de la compagnie.

Ça semble OK. On fait affaire après une longue négociation ; En fait, ils souhaitaient remanier le programme pour nous grouper avec d’autres, faire moins de transports pour eux , passer par un autre chemin et regrouper les visites, mais pour nous ça rendait les choses vraiment beaucoup moins agréables ! Donc on ne  transige pas sur le programme qu’on voulait, en particulier le passage par la Frontera Corozal, qu’on nous a dit plus sûre que le Frontera du côté Ceibo, même si on devra faire plus d’heures de route. On maintient également de visiter  Bonampak à l’aller / Yaxchilan au  retour car ils voulaient nous grouper les 2 sites le premier jour et faire uniquement le retour de Flores pour le J3. Mais nous, on n’a pas envie de faire une journée ultra chargée en bâclant ces sites exceptionnels et en arrivant  de nuit au Guatemala le premier jour,  puis de faire une journée morte avec que de la route le dernier. Donc on fait maintenir le programme initial. Ça nous coûte tout de même 16500 pesos ! Le prix de la sécurité (à priori).
On sort de là heureux comme tout! c’est vraiment un rêve qu on n’espérait pas pouvoir réaliser qui est en train de se concrétiser !

Puis on passe à la pharmacie chercher des antipyrétiques (au cas où…) et … des helados (des glaces) ! Ben oui, ici dans les pharmacies on vend aussi des glaces !

A déguster au Parque Central.

Comme seuls les enfants ont mangé, on essaie de se trouver un petit restau à desayuno (pour le petit déjeuner) sur la place, mais la serveuse est tellement mal-aimable qu on’décide de quitter la table et on va s’acheter de quoi manger à l’oxo !!!

Glück s’achète un Sombrero Tombstone chez une vieille marchande sympa comme tout;

On repasse par l’hôtel confirmer qu on réserve bien une chambre pour notre retour du Guatemala, et remplir nos bouteilles d eau à la fontaine

Il est déjà presque midi et on a un objectif majeur aujourd’hui : visiter la fabuleuse Cité de Palenque

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