Uxmal : une histoire de cacao

11 avril 2018 :

  Aujourd’hui , on a décidé de faire plusieurs équipes ; Dame Glück et Alex partent visiter l’écomusée du cacao : Choco-Story est sur le site même d’Uxmal entre les cités antiques et notre hôtel

Alex est tout fier de partager une activité culturelle ! Et pas mécontent non plus d’échapper quelques heures à ses coquins de petits frères….

Statue d’une offrande de cacao au dieu de la fertilité

Le commerce entre les tribus mayas a commencé dès le IIIe siècle et s’étendait via les sacbé de la péninsule du Yucatan, vers le Tabasco, le Guatemala, le Belize et le Honduras.

De nombreuses marchandises transitaient : pierres de jade, pierres d’obsidienne, silex, luxueuses plumes de quetzal, coton, coquillages, poissons, cacao, sel, céramiques de luxe…

Les marchands d’objet de luxe étaient très appréciés des nobles. Les dirigeant s’en servaient ainsi comme espions.

Le seigneur de sécheresse et dieu des pluies est représenté  avec des cabosses de cacao attachées à son corps.

Alex nous présente la stèle de Ek Chuah (dieu de la guerre, bienfaiteur des marchands et des planteurs).

Encore maintenant, les planteurs de cacao organisent une cérémonie annuelle en son honneur. En haut à gauche de la stèle la représentation  du mot « Kakaw »

Le cacaoyer est un arbre tropical assez petit (6 à 15 mètres de haut), originaire du Mexique. Les premiers cultivateurs de cacaoyer furent les Mayas, il y a environ 3 000 ans ici même.

Ils utilisaient les fèves de cacao comme monnaie d’échange contre de la nourriture ou des vêtements. Le cacao doit sa valeur aux difficultés relatives à sa culture et à sa production . La faiblesse du rendement notamment en fait une denrée précieuse. Parmi les moyens de paiement primitifs, le cacao était l’un des meilleurs,  car les fèves pouvaient être divisées à volonté. Cependant, les Mayas et les Aztèques avaient également recours à des pièces de coton (les quachtli) qui représentaient une somme de travail donnée et servaient d’étalon pour les échanges ; un quachtli équivalait à environ 100 cabosses de cacao.

Comme toute monnaie qui se respecte, le cacao faisait lui aussi l’objet de diverses contrefaçons. Les faussaires vidaient par exemple la précieuse fève et la remplissaient ensuite de boue pour lui donner le poids équivalant à une fève de cacao.

Officiellement sa valeur en 1555 était fixée par un décret, qui spécifiait qu’un réal espagnol équivalait à 140 fèves. L’usage de la monnaie de cacao s’étendit aux pays qui forment aujourd’hui le sud de l’Amérique centrale et dura jusqu’au début du XIXe siècle.

Les mayas s’en servaient aussi pour préparer une boisson amère, le Xocoatl, qui n’a rien à voir avec le chocolat qu’on boit aujourd’hui. Ce breuvage était composé de fèves de cacao grillées et moulues, mélangées à de l’eau et des épices. La boisson chocolatée était réservée aux nobles et aux guerriers.

Au début du XVIe siècle, les conquistadores espagnols testèrent la boisson au cacao que buvaient les locaux. L’amertume et le goût épicé n’ont pas vraiment été apprécié jusqu’à ce que les espagnols commencent à réduire les quantités de piments et d’épices et à ajouter du sucre et de la cannelle. C’est cette recette, faite avec des ingrédients locaux et les ustensiles des amérindiens, qu’ils amenèrent en Espagne.

La plus ancienne recette de chocolat espagnol connue est de 1650 et elle avait pour ingrédients  cacao,  sucre de canne,  cannelle,  piment, anis, clou de girofle, roucou (achiote), amandes, noisettes et fleur oranger.

Le cacaoyer est cauliflore c’est à dire que ses fleurs et ses fruits poussent directement sur le tronc et ou sur les grosses branches.

Ses fleurs sont petites légèrement rosées. Un arbre produit environ 20 000 fleurs par an mais seulement 40 d’entre elles en moyenne donneront des fruits (les cabosses). Soit 1 fleur sur 500. Elles sont pollinisées par de petites mouches ou les insectes comme des fourmis.

Elles apparaissent toute l’année sur des renflements du bois de l’arbre, appelés coussinets floraux. Par conséquent, on trouve au même moment des fleurs et des fruits sur l’arbre.

Les cabosses ressemblent à un petit ballon de football américain. Chaque cabosse peut peser jusqu’à 400 g pour 15 à 20 cm de long. Sa maturation dure de 5 à 7 mois.

Certains oiseaux, comme les perroquets et les piverts, percent les cabosses pour en extraire la graine ou la pulpe douce et sucrée.  Mais aussi les rongeurs comme les écureuils et surtout les singes et les blaireaux sont grands fans de pulpe de cacao. Ces animaux apparaissent dans diverses représentations dans la céramique précolombiennes, probablement parce qu’ils contribueront à la prolifération de l’arbre en dispersant les fèves de cacao dans la terre.

Actuellement, la culture du cacao se fait par greffe pour augmenter la résistance de l’arbre :
– le  porte-greffe est un cacaoyer rustique né d’une graine sélectionnée pour sa résistance aux maladies des racines et pour sa bonne réceptivité du greffon
– le pied greffé est un morceau de branche d’arbre préalablement sélectionné pour ses qualités (résistance aux champignons, quantité d’épis productifs, goût du grain).
Le pourcentage de réussite de la greffe varie de 5 à 90%.

La récolte du cacao a lieu deux fois par an, pendant les mois de mai et de décembre. Malgré cela, il est très courant de voir des cabosses sur les troncs toute l’année.
A la différence des arbres fruitiers, la récolte se fait à la main. À l’aide d’une machette ou au moyen d’un couteau à longue poignée. Le cueilleur identifie les cabosses matures à leur couleur ou au son intérieur lorsqu’on tape dessus légèrement.

Immédiatement après la récolte, les cabosses sont rassemblées et coupées en deux (écabossage).

La jungle tropicale possède d’innombrables dangers pour les planteurs de cacaoyer, tels que la présence de grands carnivores (pumas et jaguars), de serpents (dont le venin est mortel en quelques minutes), de tarentules, de scorpions et d’insectes porteurs de maladies ou dont les piqûres peuvent très rapidement s’infecter.
Les grandes fourmis noires appelées tzaes représentent également un grand danger pour l’homme dans la jungle : ils expulsent l’acide formique (comme les fourmis de feu à la Réunion)

Chaque cabosse contient entre 25 et 75 graines appelées fèves de cacao regroupées en épis et  riches en amidon, en matières grasses et en alcaloïdes. Chaque graine mûre est entourée d’une pulpe blanche sucrée qui conditionne la fermentation.

Il existe 3 variétés de cacaoyer : le criollo, le forastero et un hybride des deux (le trinitario). Ils se distinguent par leur origine et l’aspect des cabosses ou des fèves.

– Criollos, d’Amérique centrale, cabosse verte ou rouge, fève blanche arrondie
– Forasteros, d’Amazonie, cabosse verte puis jaune, fève pourpre et plate
– Trinitarios, hybride des 2, Trinidad, Antilles.

Les fèves humides et la pulpe sont ensuite amenées dans la zone de fermentation. Elles y reposent dans des boites de bois recouvertes de feuilles de banane pendant 36h. C’est la phase anaérobie de la fermentation. La pulpe est le principal substrat de la fermentation, car elle apporte des sucres nécessaires au développement des bactéries qui les transforment ensuite en alcool et augmentent la température.

La 2e phase de la fermentation est la phase aérobie. Il faut retourner les fèves humides toutes 24 heures pour permettre la libération du CO2 et les remettre au contact de l’oxygène contenu dans l’air pour démarrer le phénomène d’oxydation, dominé par les bactéries acétiques, durant laquelle la température augmente jusqu’à 50 °C. Les bactéries oxydent l’alcool en acide acétique. Une odeur de vinaigre apparaît. C’est une étape cruciale pour le développement des arômes de cacao.

La fève change alors de couleur et de taille. La température redescend et l’odeur de vinaigre disparaît.
Si la fermentation est insuffisante le cacao peut prendre un gout désagréable de patate crue. A l’inverse une fermentation excessive peut ruiner le cacao (si une fermentation lactique se produit, elle donne au cacao un goût de lait tourné).
Il est alors important de sélectionner les fèves bien fermentées et d’enlever les autres.  C’est un travail long et fastidieux.

Un bon processus de fermentation permet d’obtenir du chocolat de très haute qualité gustative. Mais au Mexique ce processus est souvent remplacé par un simple lavage des fèves de cacao pour en faire de la poudre chocolatée pour les boissons.

Etape suivante : le séchage des fèves pour permettre leur conservation et éviter le pourrissement.

2 méthodes :

  • Soit étalées au sol sous le soleil idéalement sur des claies en bois pendant 1 à 3 semaines. C’est le méthode utilisée par les petits producteurs qui les font sécher dans leur cour. Mais quand comme il pleut souvent après la récolte il faut les couvrir régulièrement avec un système de toits amovibles. Cette une méthode longue et fastidieuse mais c’est aussi la meilleure car elle laisse du temps au processus chimique afin que la fève de garde tout son arôme. Le taux d’humidité de 55−60 % est ramené à environ 7 % et une partie de l’acide acétique, formé durant la fermentation, est éliminé.
  • Soit avec des séchoirs (par charbon, électricité, diesel,…). Méthode semi-industrielle moins qualitative

Les fèves de cacao les plus belles sont mises en sac de jute de 60 kg. Des millions de petits planteurs à travers le monde vendent ainsi leurs fèves fermentées et séchées (sous le nom de cacao marchand) à l’industrie chocolatière entre les mains de quelques multinationales

Vient ensuite l’étape de la torréfaction à 100−140 °C, pendant 20 à 40 min, qui développe des saveurs et arômes spécifiques. Elle favorise la séparation entre la coque et l’amande, et continue l’élimination de l’acide acétique formé à la fermentation. Plus de 500 composés volatils se forment alors pour donner l’arôme au chocolat.

Alex utilise un cribador (trieuse de grain)

C’est l’industrie chocolatière qui prend ensuite le relais :

Le concassage (broyage grossier) des fèves torréfiées donne ;
– des morceaux de coque qui sont éliminés par des souffleries et tamis
– et des morceaux de graine centrale (cotylédons appelé grué)

Le broyage à chaud 60°C (broyage plus fin) du grué pour le fondre et obtenir une pâte visqueuse malaxée : la pâte de cacao, aussi appelée masse de cacao (en anglais « cocoa mass »). La pâte de cacao est un produit semi-fini au goût amer qui est commercialisé sous le nom de «chocolat 100 % cacao sans sucre ».
Chauffée à 100−110 °C, cette pâte devient liquide : c’est la liqueur de cacao (en anglais ou « cocoa liquor »).

Le pressage de la  la liqueur de cacao dans une broyeuse hydrolique  permet de séparer :
– le beurre de cacao (partie grasse)
– les tourteaux (matière sèche), de couleur brune, formant des galettes. Ils sont pulvérisés (blutage) pour donner la cacao en poudre.

Le chocolat noir est fabriqué en mélangeant beurre de cacao pour le fondant, cacao solide (« tourteau » ) pour le goût, et sucre.

Résumé de toutes les étapes :

Au total 10 000 fleurs donneront 20 cabosses qui donneront 800 g de cacao qui donneront 1 kg de chocolat noir à 70%.

Pour obtenir du chocolat noir, on ajoute à la pâte de cacao du sucre et éventuellement du beurre de cacao pour le fondant (ou une autre graisse végétale).
Pour obtenir du chocolat au lait, on ajoute à la pâte de cacao du beurre de cacao (ou une autre graisse végétale), du lait en poudre et du sucre.
Pour obtenir du chocolat blanc, on ne garde que le beurre de cacao, et on ajoute du lait en poudre et du sucre.
Pour tous les chocolats, on ajoute souvent des arômes ou épices : très fréquemment de la vanille, mais aussi d’autres épices

Un coupe chocolat

C’est l’heure de la dégustation ?

On va déguster la boisson maya traditionnelle au cacao : à agrémenter par du piment pour faire comme la mayas ? non plutôt avec un peu de sucre et de cannelle  ! mais pas de sang humain comme le faisaient jadis les nobles à l’issue d’un sacrifice !!!!

On découvre ensuite tout un attirail d’ustensiles et d »outils très spécifiques:

Moules antiques pour fabriquer des piloncillos : sorte de pain de sucre de canne roux solidifié en forme de cône. Son unique ingrédient est le jus de la canne à sucre qui est cuit à haute température pour donner une sorte de  mélasse ensuite refroidie en pains.

Pince coupante pour les piloncilos

Un parcours ludique bien fait nous amène dans des allées d’un luxuriant jardin

Les autres cultures de la région : la yuca (le manioc)

El Guarumbo (le bois trompette) : son bois est utilisé pour fabriquer du papier, l’écorce  est utilisée pour fabriquer de la corde. Ses fruits nourrissent les singes qui vivent dans la cime des arbres ainsi qu’une quarantaine d’espèces d’oiseaux. Parfois leurs tiges sont habitées par des colonies de fourmis féroces . Traditionnellement, ses feuilles ont été utilisées pour soigner les problèmes cardiaques et le diabète.

Le pataxte est également connu sous le nom d’arbre mocambo ou d’arbre jaguar. La pulpe entourant les graines peut être consommée fraîche, et a une saveur douce et sucrée. Elle est considérée de moins bonne qualité que la variante theobroma cacao (cacaoyer).

Les Hultun (ou Chulub Tun) étaient des citernes ouvertes qui servaient à recueillir l’eau de pluie ou à stocker le maïs.

Compte tenu du climat de la région, il était vital de stocker autant d’eau que possible pendant la saison des pluies.
Ceux qui étaient utilisés pour stocker le maïs avaient des caractéristiques particulières pour éviter d’endommager les grains, de sorte que leurs conditions d’humidité et de ventilation étaient légèrement différentes.

Les études les plus récentes révèlent que certaines pourraient être utilisées comme chambre de fermentation pour des boissons alcoolisées telles que  le Balche (une sorte d’hydromel).

Le coton:

Pour les anciens mayas, le ceiba est un arbre sacré car il représentait la communication entre le ciel et le monde souterrain (infra-monde). De nos jours, leurs descendants le considère comme représentant la  sagesse et résistance. Cet arbre ouvre ses plus grandes branches aux quatre points cardinaux, communiquant ainsi avec les quatre dieux qui régissent les vents et la pluie. Selon les mayas le ceiba ne doit pas être détruit car c’est un être suprême considéré au même rang que leurs dieux ou divinité,. comme symbole de leur existence même.

Actuellement le bois du ceiba est très est utilisé pour fabriquer des canoës, des radeaux en contreplaqué, des boîtes d’emballage, etc.
Les graines sont comestibles; bouillies ou grillées, et produisent également une huile qui est utilisée pour fabriquer du savon. La fibre cotonneuse est utilisée dans l’industrie comme isolant thermique et acoustique dans les chambres froides, les refrigérateurs, et les avions mais aussi pour remplir les matelas et les vestes.

Ici vit en captivité un jaguar car il est soigné après avoir été blessé

Nous sommes dans un refuge pour animaux maltraités ou blessés qui ne sont plus capables de vivre en pleine nature en sécurité

Des singes araignées sont soignés ici aussi :

en video :


 

 

Une cérémonie Maya en l’honneur du Dieu Chaac : la propina (pourboire)est la bienvenue  

Abeille : ouille Alex! Durant la petite représentation destinée à nous montrer comment se passaient les cérémonies, une belliqueuse bestiole s’attaque à notre grand !

A l’époque pré-hispanique les morts de haute société étaient enterrés avec leurs effets personnels et des offrandes précieuses de jade, de jaguar, ou de céramiques.
Les mayas croyaient que toute chose sur terre avaient en soi un esprit vital. Ainsi les objets enterrés étaient perforés (tués) pour qu’ils puissent accompagner le défunt.
Les rites funéraires avaient pour eux une importance capitale pour que le défunt conserve son statut social dans l’autre monde.

D’autres croyance mayas prétendaient que les suicidés par pendaison, les gens sacrifiés, les guerriers morts sur le champ de bataille, les femmes décédées lors d’un accouchement, les prêtres, les dirigeants politiques allaient directement au paradis mayas. Lieu où residaient les 13 dieux qui fusionnaient en une seule divinité.

La cosmologie des sociétés pré-hispaniques était fondée sur des profondes croyances religieuses liées aux cycles et phénomènes de la Nature.
Selon la pensée mayas antique : le soleil devait livrer une bataille féroce tous les soirs contre des entités de l’infra-monde. C’était seulement en sortant victorieux qu’il pourrait ainsi revenir illuminer le Monde.
Le village offrait donc des coeurs au soleil dans le but de le fortifier et qu’il puisse se lever le lendemain matin et assurer la continuité de la vie.
D’autres offrandes à base de sang humain étaient censées maintenir ou altérer  l’ordre du cosmos.
Ainsi les sacrifices humains faisaient partie du cycle de la nature et de l’homme

Contrairement à ce qu’on pourrait penser, la majorité des gens sacrifiés étaient des volontaires. Avant le cérémonial, ces volontaires  buvaient diverses tasses de cacao mélangées avec de l’eau les mettant en état de transe grâce à la haute concentration en Théobromine du cacao. C’est un stimulant cardiaque à forte dose. D’ailleurs la dénomination de cette substance est provient de Theobroma, nom générique du cacaoyer signifiant « nourriture des dieux ».

C’est cette substance ( la théobromine) qui est particulièrement toxique pour les chiens et responsable de nombreux empoisonnements

Dans quelques contrées, le sang des prisonniers de guerre sacrifiés était récolté et utilisé comme base de la préparation du cacao que buvait les nobles et les prêtres pendant les cérémonies rituelles.

Les offrandes aux dieux consistaient en une boisson à base de céréales et de
cacao. Les fonctionnaires qui participaient aux rituels se perçaient la langue ou les oreilles, à l’aide d’épines de cactus, d’épines de raie manta, ou de couteaux de poche en obsidienne. Une fois l’incision faite, le sang était versé sur les fèves de cacao, et mixé avec la boisson qu’ils devraient offrir aux dieux.

 

Cette visite a vraiment été un   moment très agréable et enrichissant et c’est ravis que nous rentrons dans notre palace rejoindre le reste de la tribu

Uxmal : une pause de luxe pendant le voyage

11 et 12 avril 2018 : Sur le site de Uxmal, il n’y a pas d’habitants :

juste un hôtel de luxe et son annexe perdus dans la jungle et de l’autre côté de la petite route, l’entrée des fameuses ruines mayas.

C’est ici qu’on a reservé notre logement. Enfin pas tout à fait, plutôt dans son annexe  : la Casa del Mago. Sauf qu’on savait qu’il y avait une astuce (c’est Ryme qui nous avait donné le tuyau 😉 ) : l’annexe est en travaux. Et comme prévu, on est surclassés au Hacienda Uxmal Plantation & Museum après que l’employé ait fait durer le suspense.

Bingo ! On se retrouve dans ce grand hôtel pour un prix modique! Et pourtant mago (mage) en espagnol ne veut pas dire magot 😉

On se repose un peu avec le chien Droopy (en serviette de bain) qui veille sur le lit des enfants

Le style est un peu néo-antique 😉

C’est curieux d’être logé dans le luxe au milieu de la jungle, à 5 minutes à peine  de l’antique la cité maya de Uxmal

Les nuits sont calmes

Les matins, on ne se lève pas trop tôt, juste assez pour ne pas rater le petit déjeuner. « Continental « comme on nous a bien précisé ! C’est très guindé sauf que nous,on a super faim et 3 bouts de pain dans la gamelle de nos ogres c’est un peu léger. Allez ,avec un peu d’efforts notre serveur augmente la jauge.

Petites parties de Numécats

sympa la piscine…

mais lézarder au soleil, c’est pas trop notre truc à nous !!!!

Alors on alterne détente à l’hôtel, visite de nuit de la cité d’Uxmal, détente à l’hôtel, visite de jour de la cité d’Uxmal, détente à l’hôtel, visite du musée du cacao, détente à l’hôtel,…

Et les matins on se défoule dans la mega grande piscine 😉

Les soirs, on se fait livrer des burgers du bar (le resto n’est pas trop dans notre budget) et on les mange devant notre chambre

Buena Vida 🙂

 

en video :

Uxmal : le cri de l’oiseau et le ciel en colère sur la cité antique

10 avril 2018 : Après plusieurs heures de route, on s’éloigne de la ville de Merida. C’est la première fois que l’on traverse un paysage aussi urbain depuis qu’on a quitté Playa del Carmen. Progressivement on s’enfonce dans la campagne. On traverse de rares villages de plus en plus petits et de plus en plus éloignés les uns des autres. On arrive en fin de journée sur le site de Uxmal. Ici il n’y a pas d’habitants : juste un hôtel de luxe et son annexe perdus dans la jungle.

et de l’autre côté de la petite route l’entrée des fameuses ruines mayas.

A 19h30 on se met en route pour le son et lumière. On est à 2 pas des ruines de Uxmal (prononcez « Ouchmal »). Un chemin piéton joliment éclairé la nuit nous y mène.

La nuit tombe sur la Pyramide du Devin (Pirámide del Adivino).

Comme nous l’a conseillé Raphael, on tape dans nos mains : la pyramide nous répond en écho par un cri d’oiseau. C’est hallucinant !!!!

Un orage éclate au loin et s’approche en formant de magnifiques (et flippants) éclairs au dessus de nos têtes, éclairant les bâtiments de façon féerique.

En video :

On avance ensuite un peu plus loin pour s’installer dans ce que les espagnols ont appelé le Quadrilatère des Nonnes (Cuadrángulo de las Monjas) non pas parce qu’il y avait des religieuses mais parce que ça ressemble (de loin ) à un couvent. En fait c’était un palais.

Le site est splendide, probablement un des mieux conservés du Yucatan… mais malheureusement le spectacle projeté n’est pas particulièrement palpitant.

On apprend que les historiens ne savent en réalité pas grand chose de cette mystérieuse cité Maya. La région est restée longtemps peu peuplée car les cénotes y sont moins nombreux qu’ailleurs dans le Yucatan et l’eau est rare. La situation change au VIIIe siècle grâce à un progrès technique : la construction de chultuns, des citernes souterraines où l’on peut stocker l’eau a permis la naissance de cette ville antique. Malgré tout,elle ne sera habitée que pendant 150 ans. Encore une cité Maya mystérieusement abandonnée au Xe siècle bien avant l’arrivée des conquistadores : famine ? guerre ? personne ne sait. Son nom signifie « 3 fois construite », cité abandonnée

On revient à l’hôtel et on commence à avoir un sérieux petit creux. On va voir au resto un peu guindé sauf que Loïc nous y fait une grosse crise, on ne pourra donc  pas manger là :-(.

On prend alors la voiture : 20 bornes jusqu’au village le plus proche mais tous les resto aux alentours sont fermés, re  🙁

On revient sans rien, prêts à jeûner mais on finit par trouver une solution en commandant au bar 3 assiettes de frites qui seront livrées dans la chambre,  ça fera l’affaire. On n’est pas si mal ici en fait !!!

Le lendemain matin, au programme c’est visite de la cité de Uxmal (de jour cette fois). On connait le chemin à pied c’est à 5 minutes à peine.

On ne se lasse pas de claquer fort dans nos mains, pour que la Pyramide du Devin imite le cri d’un oiseau.

Décidément les enfants adorent visiter ces cités perdues mayas

Cette pyramide de 35 mètres mi ronde mi carrée est atypique. Elle contient au moins 5 temples exceptionnellement sculptés, décorés et colorés

On retourne au Quadrilatère des Nonnes (lieu du son et lumière d’hier)

Le site est très beau. On en a déjà vu une partie  mais c’est différent de jour  et on apprécie vraiment  beaucoup. En plus ce n’est pas bondé de touristes. On décide de prendre notre temps, la Ruta Puuc attendra le lendemain.

Le style puuc dont fait partie Uxmal est caractérisé par de longues façades comme ici : 120 mètres de long! ornées de mosaïques le plus souvent dédiées à Chaac, le dieu de la pluie. Partout des sculptures de serpents, d’oiseaux et autres animaux

Les mayas n’avaient pas découvert la clef de voûte ce qui explique la petite taille des portes et des pièces à l’intérieur des bâtiments.

L’édifice nord, le plus élevé, correspondrait au monde céleste ; l’édifice sud, le plus bas, à l’inframonde et les édifices est et ouest, construits à un niveau intermédiaire au monde du milieu, c’est-à-dire le monde terrestre

On traverse le terrain de jeu de balle inauguré par Chan Chak K’ak’nal-Ajaw en l’année 901 comme l’atteste une inscription.

Le but du jeu était de faire passer la balle de caoutchouc au travers des anneaux. La balle ne pouvait être touchée qu’avec les genoux, les coudes, les hanches ou les fesses mais ni avec les mains ni avec les pieds. Ce jeu aurait parfois pris un caractère rituel et il pouvait servir à des fins divinatoires ou pour résoudre des conflits ; la trajectoire de la balle était censée représenter la course du soleil et les anneaux  des extrémtés le levant et le couchant

Les terrains de jeu de balle ne manquent pas dans les villes de la région de Puuc. A Uxmal, seul celui la  a été trouvé. Son état, très détérioré, révèle deux parties qui composent les côtés du terrain et où étaient les anneaux par lesquels la balle devait être introduite. Ces anneaux ont été retrouvés au pied de ces structures.

Sa signification est liée au mouvement des étoiles et à la lutte de la lumière contre les ténèbres. Dans la zone maya, des histoires liées à ce jeu sont rassemblées dans le codex popol Vuh. Dans la culture maya le sens des jeux est lié à la vie et à la mort, selon leurs croyances de la religion dualiste avec le dieu Chaac représentant la fertilité et le dieu le Puch comme icône de la mort.

Vamos!

Attaquons l’ascension de la Grande Pyramide

Encore une vue à couper le souffle !

Nous voici devant Palais du Gouverneur (Palacio del Gobernador) reposant sur une énorme terrasse de trois étages, de 181 mètres sur 153. 

Video:

Un lieu  fascinant pour toute la famille!!!! Le Mexique est vraiment un pays plein de surprises

Sur le site, on trouve un petit snack où manger le midi, une aubaine. On se régale avec des plats de poulet et Alex goûte le « chaya maya » une boisson locale typique à base de plante

Pas mal du tout cette petite cerveza!

les écoliers sont en sortie éducative, sur les traces de leurs ancêtres

videos :

Découverte imprévue du Cimetière Maya de Hoctún

Mardi 10 avril 2018 : Après notre mini-séjour à Izamal, nous continuons notre périple mexicain en direction d’Uxmal.

C’est une période d’ébullition pour les mexicains : les élections présidentielles auront lieu en juillet prochain. Actuellement au Mexique l’état est en grande difficulté devant la montée du fédéralisme, de la corruption, et du narcotrafic, mais la population est pleine d’espoir. Ici dans le Yucatan, les gens sont en sécurité et on ne sent pas de tension particulière. En effet la Riviera Maya (les plages autour de Cancun) et son tourisme de luxe font rentrer de nombreuses devises au Mexique. Il est très important pour l’économie mexicaine de préserver cette région. Malheureusement, ce n’est pas le cas partout dans ce pays notamment au nord où la violence est encore mal contrôlée ( comme autour d’Acapulco).

Beaucoup de gentes n’ont pas les moyens d’être motorisés. La population Maya fait souvent partie des couches sociales les plus défavorisées du pays.

La religion tient une place importante dans la société

Ola que tal ? mais c’est le cousin de Mater !

Par hasard on s’arrête devant un cimetière original dans la petite ville de Hoctún .

Les tombes (des mausolées en fait!) sont presque toutes colorées et ont parfois la forme de niches, de maisons en paille traditionnelles du Yucatan, voire de façades d’églises, de pyramides antiques. Il y a même la tour latino-américaine de Mexico !

En video:

 

 

Presque toutes les tombes sont bien entretenues

Bon allez, on aime alors on se lâche un peu. On publie plein de photos. Ce cimetière est une vraie surprise pour nous. C’est émouvant. Et pas  âme qui vive à part  nous. La population locale fait la siesta à cette heure ci!

Au Yucatan, les jours consacrés aux fidèles décédés sont connus sous le nom de « Hanal Pixán », ce qui signifie en maya la nourriture des âmes. La croyance veut que les dieux mayas autorisent le défunt à entrer dans le plan terrestre et à vivre avec sa famille et ses amis pendant 30 jours.

Ah si  !!! Regardez là bas !!! Finalement, on repère un être vivant. Visiblement c’est lui qui entretient les lieux . On apprendra plus tard que c’est une figure locale nommée José Raymundo Chan, mais pour la plupart des gens, il s’agit de « El Muerto » (le Mort) même s’il est bien vivant.

C’est lui qui se charge de peindre les tombes avec les couleurs choisies par les familles. Et la plupart des mausolées c’est lui qui les a aussi construits. Apparemment, tout a commencé dans les années 1960 lorsqu’un membre de la famille a voulu égayer le site de son parent décédé. Et ainsi de suite. Les gens ont commencé à imiter et à mettre d’autres couleurs et d’autres touches personnelles, cela devenait une sorte de compétition.

 

 

 


Vamos !!! on reprend la route en direction de Uxmal

Izamal, la ville maya jaune

Lundi 9 avril 2018 : Chiquila

On récupère notre voiture au port de Chiquila. La famille Baltzer part à Cancun pour prendre l’avion demain en direction du Canada.
Nous on poursuit notre périple au Mexique direction Izamal la ville jaune.

On a du mal à se quitter mais on se retrouvera dans 2 mois à New York, trop bien !

La route est longue et traverse de vastes étendues sabloneuses et herbeuses avec de rares palmiers et autres arbustes

On traverse quelques villages

« El ombre al sombrero a bicicleta y delante la iglesia » : un cliché du Mexique tel qu’on l’imaginerait dans les carnets de voyage

Soudain on se retrouve face à un groupe de manifestants qui occupe la route. On n’a pas trop compris leur revendications mais ils nous ont laissé passer sans problèmes.

Au bout de 4 heures on arrive à Izamal en fin de journée, à la meilleure heure pour profiter de la couleur jaune ocre des bâtiments au moment où le soleil tombe.

Le centre ville est magnifique avec ses petites rues pavées

On pose nos sacs à l’hôtel « Los Arcos ». C’est top, familial, juste occupé par quelques mexicains. En plus à côté il y a une super pâtisserie où on trouve un beau gâteau d’anniversaire pour Lolo. Et le personnel nous propose gentiment de le mettre dans leur frigo.

Victor est complètement cuit

Après la mini-siesta c’est plongeon au soleil couchant

Un havre de paix

Ce soir, on va fêter les 6 ans de notre Lolo. En 10 minutes à pied nous voici sur la place principale de cette petite ville de 15000 habitants qui va nous réserver bien des surprises.

Les lettres de la ville devant El Convento de San Antonio de Padua

et un terrain de juego para los niños !

On va manger dans une pizzeria familiale très sympa.

Horchata et

De retour à l’hôtel c’est l’heure…

pour Loïc de souffler les 6 bougies du magnifique gâteau. Tu es un grand déjà!!!!

En video :

Le lendemain, au lever, Glück a repéré par la fenêtre de la chambre ce qui semble une énorme pyramide. C’est possible ça en pleine ville ? Allons voir…  de plus près!

Et oui c’est bien ça ! On commence alors à escalader cette immense pyramide Maya

Et ça grimpe raide!

Pour arriver sur une énorme plate forme avec encore d’autres paliers à gravir : 10 niveaux en tout!!!!

Pas étonnant que Kinich Kak Moo soit visible dans toutes les directions à une distance considérable.

Du sommet (34 mètres), la vue est impressionnante sur la ville et sur la campagne aux alentours.

On aperçoit aussi le couvent (en jaune)

Kinich Kaka Moo , construite au Ve siècle était dédiée au Dieu Soleil Maya, Guacamaya de Fuego. Son volume est de  700 000 m³ (de pierre) avec une base de 200 m x 180 m. C’était la plus imposante de Méso-Amérique

C’ était un lieu de prière pour les Mayas

En video :

On poursuit la découverte de la ville au hasard des rues pavées. Il fait si chaud qu’on décide d’acheter dans cette petite tienda des sombreros (des bobs spiderman) pour protéger la cabezas des garçons. On y trouve auusi un cadeau pour Loïc, et de petites voitures pour ses frangins.

On approche la media hora et bientôt ce sera la siesta pour les locaux 😉

Devant le couvent, on nous propose une balade en calèche. Et pourquoi pas en fait ?

C’est Lolo notre copilote. Il est très impressionné par le cheval nommé Pancha. Y el señor cavallero conductor lui montre comment le diriger.

Izamal est appelée « La ciudad de los cerros » (la ville des collines) car elle possède en plein centre de nombreux vestiges archéologiques parmi lesquels se distinguent 5 grandes pyramides mayas qui, avant d’être exposées, étaient considérées par les habitants comme des « collines ».

Les petites maisons en palapa sont partout

Les écoliers ont fini leur matinée d’étude. C’est l’heure de l’almuerzo (repas du midi)

que ça fait du bien de voir une jolie petite ville historique à taille humaine sans bus de touristes à chaque coin de rue. Izamal a gardé tout son cachet avec ses habitants si accueillants !!!

Ici la langue maya est au moins autant parlée que l’espagnol. C’est la langue maternelle, parlée à la maison  par la majorité de la population. La plupart des indications sont dans les deux langages.

Voici encore une pyramide Maya qui dépasse derrière les autres bâtiments !

Muchas gracias caballero pour ce moment de calme authentique !

En video :


Et maintenant si on allait va visiter le couvent (El Convento de San Antonio de Padua).

L’atrium fermé compte 75 arches et forme une esplanade de 7 806 m2 soit le deuxième plus grand au monde, juste après la Place Saint Pierre au Vatican!!!! ça t’en bouche un coin hein Legoglück ?

Quand les conquistadores espagnols arrivèrent ici au XVIe siècle, l’ancienne cité Maya était abandonnée depuis 400 ans. Il a été jugé trop laborieux et coûteux de raser les immenses ensembles et on se contenta de construire en 1521 cet important monastère franciscain en haut de l’énorme pyramide Pap Hol Chack. De nombreuses pierres de la cité pré-colombienne furent réutilisées pour construire les édifices de la ville coloniale.

C’est encore un haut lieu de pèlerinage. Une statue de la vierge de la Inmaculada Concepción, Nuestra Señora de Yucatán, datant des premiers temps de l’ère coloniale est particulièrement vénérée. Elle est la sainte patronne de la ville.

Bon bah c’est pas tout ça mais on a un peu soif nous hein!

Petit arrêt sur la place pour boire de l’eau de coco que ce señor nous prépare gentiment

ça fait du bien hein les spider-gars !?

Et on rentre dans notre chouette petit hôtel pour profiter de la piscine et pique niquer

On serait bien resté plus longtemps à Izamal. Ce lieu a été une vraie bonne surprise pour nous. L’après midi, on se met en route direction Uxmal.

 

 

En video :


Isla Holbox y la dulce vida

Samedi 7 avril 2018 : 
Après 30 minutes de traversée en transbordador sur la Laguna Yalahau nous approchons du petit port de Isla Holbox avec nos compagnons : la famille Baltzer

Le nom Holbox (prononcez « Holbosh ») signifie, en maya yucatèque, « pieds poilus », et renvoie peut-être aux eaux de la lagune assombries par les plantes de la mangrove.

Ce petit pueblo de pécheurs au cœur de l’Área de Protección de Flora y Fauna Yum Balamcompte compte à peine 1200 habitants et quelques touristes.

Raphael est notre boussole

Ici pas de voitures afin de protéger l’environnement et prévenir l’ensablement des rues. Il y a seulement quelques voiturettes de golf. Mais pour nous ce sera à pied avec nos sacs à dos jusqu’à notre hostal !

Una musaraña (mégère) nous accueille : elle veut qu on porte des bracelets d’identification dans l’hostal pour éviter les fraudes… ça c’est rigolo…

On néglige donc le cerbère et on s’installe dans ce lieu paradisiaque

Les Baltzer vont déposer leurs affaires dans leur hôtel un peu plus loin et puis on se repose un peu

La famille Baltzer nous rejoint. On les fait rentrer incognito pour éviter de se faire choper par la taulière qui refoule les clients sans bracelets. C’était facile.

On se met à l’apéro-cuisine pendant que les enfants regardent un film

On découvre la bière Sol aromatisée tomate oignon, avec son goût de soupe🥣…. eerrrrkkkkk !!!!!

Ryme nous prépare un excellent plat tunisien: la ojja ; en faisant revenir des oignons et sauce tomate, on ajoute merguez puis des œufs, miam !!! On en profite pour se préparer une salade composée pour le pique nique du lendemain midi.

A table !!!!

Encore une excellente soirée avec nos amis!

On termine la soirée un peu tard et c’est tant mieux!

Le lendemain, après une bonne nuit de sommeil et un copieux petit déjeuner . on se met en route vers la plage

Il y a peu d’infrastructures hôtelières sur Isla Holbox

Un endroit sans voitures sans boîte de nuit et sans banque ? Pas mal !!!!

Le médecin du coin n’est pas débordé. Et zut pas de lavanderia ouverte aujourd’hui!

L’auditorium semi-sphérique a été construit après la grande inondation du cyclone Wilma en 2005.

On passe chercher Ryme, Raphaël, Thalie et Sohan à leur hôtel

Comme d’hab les loustics sont contents de se retrouver pour faire les fous

On repère ce petit bar : « El Encuentro ». Avec un nom pareil ça nous rappelle de bon souvenirs. C’est bien possible qu’on s’y arrête au retour

Notre but de la journée : la playa bien sûr! avec notre marmite de salade de pâtes 

Ici pas d’immeuble ni de grands hôtels. Juste quelques pensions et des bars paillotes de ci de là.

Le sable est si fin que sa texture presque argileuse donne à l’eau cette couleur verdâtre unique résultant du mélange des courants océaniques entre le golfe du Mexique et la mer de Caraïbes

L’eau est délicieuse,un peu laiteuse, des couleurs magnifiques . On se régale et on y passe toute la journée  à discuter, se baigner , jouer avec les enfants, pique niquer.

 

 

 

Un dimanche loin de la foule, juste quelques locaux et de rares touristes étrangers échappant au brouhaha de Cancún.

Alex et Thalie se font un décor avec paréo et pot de fleurs et essaient se faire financer 5 pesos la photo devant leur « appartement « , le début d’une cagnotte a voyages.
Évidemment, ça ne marche qu’avec leurs gentils parents!
Mais ils ont le sens du business et du trip les zoizillons !

En video :

Allez apéro-time!

On va à « El Encuentro » ce bar où on avait repéré ce matin. Un Happy Hour sympa : 100 pesos pour 2 cocktails !!! Arriba !

Margarita. La serveuse nous en amène une 2ème dès que nos verres sont vides, nous qui pensions prendre un daiquiri en 2ème verre . Qu importe, nous prendrons nos 2 margaritas…puis 2 daiquiris ! Avec ça, elle nous amène un guacamole, un des meilleurs qu’on ait mangé!

Les enfants s’amusent avec un jeu de construction

Et puis comme souvent ça part en cacahuète : c’est le grand chahut général. Ils courent dans tous les sens

Encore un très très bon moment pour les petits et les grands

On se promène dans le petit centre du village car Ryme a une idée en tête et notre petit doigt nous a dit que c’était une idée de génie

Mais d’abord, on mange sur le pouce

Hot dog / et pour Thalie et Alex marquesitas , une  curieuse spécialité locale :  crêpe nutella avec fromage râpé , c’est une spécialité vraiment très spéciale !!!! et pas au gout de tous 😀

Voici ce que Ryme a déniché en se renseignant :  une excursion nocturne pour aller voir des planctons luisants dans la mer.

Sur le Zocalo (place centrale) Raphaël nous négocie ça très dur, on sent qu’il a l’expérience… et il obtient le prix qu’il voulait soit 50% du prix annoncé !

L’idée c’est d’y aller en voiturette de golf avec chauffeur s’il vous plait

Et c’est parti pour une course effrénée dans les ruelles sablonneuses entre les 2 voiturettes

On arrive à la plage de Punta Coco tout à l’ouest de l’île.

Il est temps d’éteindre nos phares. On marche dans le noir total. ça intrigue les enfants… que va-t-il se passer ?
On aperçoit des ombres au loin : d’autres gens comme nous s’approchent de l’eau.

On trempe nos pieds dans la mer. A chacun de nos pas, l’eau se met à scintiller. Une myriade de petites étincelles bleutées. Inouï, magique !

En video :

 

Bon pas facile à prendre en photo !

Heureusement d’autres blogueurs ont réussi à transmettre leur témoignage

Ici une photo avec un long temps de pose

Une myriade de lumières brillantes dans l’eau : la bioluminescence des phytoplanctons. Ce phénomène a de nombreuses fonctions pour les ces petits animaux : attirer les partenaires sexuels, leurrer les proies, communiquer, etc.

C’est très chouette, ça nous plait beaucoup à tous. Un bon moment

Retour super tard dans notre petit nid…

Le lendemain : lundi 9 avril 2018

C’est l’anniversaire de Monsieur Loïc !!!!!!

Et il se la coule douce!

Nos amis Ryme, Raphael, Thalie et Sohan viennent fêter cet événement avec nous. Et ils ont même apporté un cadeau pour ce petit chenapan de Lolo

Un pistolet à eau !!!! il est aux anges.

On prend le petit déjeuner dans la cuisine commune tous ensemble

A midi on reprend nos sac à dos. Il temps de quitter ce petit coin de paradis pour tracer notre route. On croise la police (la seule voiture de l’île) et le camion de bière Corona (le seul camion de l’île)

En video :

 

 

On reprend le bateau de 13 heures

c’est la fiesta : un crooner nous fait un festival

Il est temps de se séparer. La famille Baltzer part à Cancun pour prendre l’avion demain en direction du Canada.
Nous on poursuit notre périple au Mexique direction Izamal la ville jaune.

On a du mal à se quitter mais on se retrouvera dans 2 mois à New York, trop bien !

les videos :

 

 

 

 

 

 

 

 

De las Coloradas à Isla Holbox par la piste de la réserve naturelle

Samedi 7 avril 2018 : On quitte Rio Lagartos en longeant la mangrove.  On y verra un serpent sortir de la végétation et traverser la route juste devant nous. Caramba !

On repasse par Las Coloradas. Et les couleurs y sont encore plus belles qu’hier!

C’en est même éblouissant, n’est ce pas Lolo ?

Glück et Raphaël décident d’aller visiter les salines de plus près. Pour ça il faut prendre un guide, c’est le seul moyen d’atteindre les lacs oranges et bleus les plus éloignés. On est ici sur une exploitation privée.

Il faut se protéger du soleil car il cogne dur!

Notre guide nous explique qu’il était pêcheur comme la plupart des habitants du village. Mais peu à peu le tourisme commence à se développer et on comprend qu’un lieu magique comme ici attire les visiteurs. Alors comme beaucoup de pêcheurs locaux,  il change d’activité lors de la haute saison pour mieux gagner sa croûte. On est toutefois très très loin du tourisme de masse. Ici pas de bus Fram mais seulement quelques curieux comme nous.

La couleur rose est dûe au développement d’une micro algue appelée Dunaliella Salina. Elle fait partie des rares organismes pouvant survivre dans de telles conditions de salinité.  Elle réagit au sel et à la chaleur, en créant une protection rose (du carotène).

Après du rose, on voudrait du orange

Notre trésor du jour : la fleur de sel rose

Notre guide prend l’eau du lac salin dans ses mains et nous montre de petits crustacés qui y nagent : leur petit nom Artemia Salina

Comme elles mangent les micro algues et ben elles prennent aussi une couleur  rose ou orange carotte selon les saisons

A gauche je commande du orange–A droite je commande du bleu turquoise

Baltzerenvadrouille et Legoglück adorent

On quitte toutes ces lagunes vertes-émeraude, turquoises, en passant par l’orange, le marron et le rose malabar. Il est temps de rejoindre nos petites familles

Et de reprendre la route (ou plutôt la piste).

car Raphaël grâce à son application « mapsme » nous a trouvé une piste aussi improbable que magnifique (et défoncée) qui longe la côte par les dunes. On avance à 2 à l’heure mais c’est vraiment vraiment beau

Les locaux prennent des bains de boue dans la lagune à l’eau hyper salée. Il paraîtrait qu’elle aurait des propriétés bénéfiques

D’un côté les lagunes
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De l’autre côté des dunes : l’océan, la barrière de corail et le lagon

Entre les 2  : les dunes et la piste.

Pas une seule habitation à des kilomètres à la ronde. On est au cœur de la réserve naturelle. Un lieu protégé

Plus on avance, plus la piste devient sabloneuse (et tape cul).

Et google ne connaît pas cette piste !!!! Il a du culot Raphael 💪🚗

En bleu sur la carte : l’itinéraire que google nous impose
En blanc : l’itinéraire qu’on utilise… à l’arrache!

On aperçoit au loin une colonie de flamants roses. Alors qu’ils naissent blancs, leur plumage devient rose avec leur alimentation et notamment ces fameux crustacés et les algues contenant des pigments roses.

Les  marais salants abritent de nombreuses espèces d’oiseux mais aussi des crocodiles (que nous ne croiserons pas)

 

En 2 heures de piste et on n’aura croisé que 2 voitures!

On débouche sur un énorme marais salant asséché

Sur le sol c’est du sable ? Ben non !

C’est une croûte de sel !!!! Et si on allait marcher dessus ?

Sauf que c’est du sel mouvant !!! Alex s’y embourbe les tongs

Pour vous faire patienter avant le plat de résistance : une tong goût fromage à la fleur de sel !

Et c’est reparti

Première trace de vie (enfin pas tout à fait) depuis de kilomètres : ce petit cimetière

On arrive au petit village El Cuyo

C’est ici que nous reprenons la route en asphalte jusque Chiquila

Une école au milieu de nulle part

et des maisons de pêcheurs

Encore 2 heures de route (une centaine de kilomètres) et quelques dizaines TOPES (dos d’anes mexicains)

quelques chapelles

 

et beaucoup de marchands de fruits

On arrive à fin d’après midi à l’embarcadère de Chiquilá après avoir grignoté quelques casse croûte

On laisse la voiture dans un parking surveillé car sur l’île d’Holbox il n’y a aucune voiture qui circule

Et donc ici à l’embarcadère (sur le continent) la majorité des riverains a transformé son jardin en parking.

Il est temps de monter en barco

Et c’est parti pour une demi-heure de traversée

 

En video :

 

 

 

Rio Lagartos y Las Coloradas

6 avril 2018 : Rio Lagartos petit village de 3500 habitants

On prend le petit déjeuner à l’hôtel posada Mercy Inn dans le patio. Il nous faut  des forces car on prévoit une journée bien remplie.
Alex accompagne ensuite Thalie qui a une visioconférence en allemand avec sa classe ; ils sont aidés par Raphaël qui le parle couramment.

La météo est favorable et on a prévu d’aller faire un tour sur la lagune. Raphaël et Glück essaient d’aller négocier une lancha.

C’est vraiment trop cher par rapport à l’intérêt de la prestation proposée. Le bateau ce ne sera pas pour aujourd’hui.

Plan B : On décide de faire la balade en voiture (mais pas en 🏍 améliorée) jusqu’à Las Coloradas. 

Après 30 minutes, on passe devant d’énormes dunes de sel

On s’arrête en chemin sur une plage sauvage magnifique et de l’autre côté de la route, on aperçoit le début du lac rose

Allons voir la plage

Le paradis sur terre. Et rien que pour nous !!!!

Des Glücks et des Baltzerenvadrouille et personne d’autre 😊 sur cette plage de rêve

La végétation s’est acclimatée à l’air salin

Thalie : « Alex regarde là bas »

Des pélicans

Ils pêchent en couple en piqué

On escalade ensuite la petite colline

pour mieux admirer les lagunes

Se découvre sous nos yeux ébahis le magnifique lac rose (couleur due aux microcrustacés et au plancton qui s’y développent)

On redescend jusqu’à la route

On poursuit notre chemin jusque Las Coloradas

A peine descendus de la voiture, on se fait démarcher pour aller voir les lacs de l’exploitation de sel mais pour l’instant leur proposition ne nous intéresse pas. Peut-être demain ?

Après le lac rose, le lac orange.

Un, dos, tres salto !!!!!

 

 

En video :

 

 

On pousse jusqu’au petit village de pêcheurs de 1000 âmes

On se dirige vers un restau à poisson après avoir écarté le premier qui n’était pas très engageant

On mange bien mais le service est merdique

Vamos un poco à l’aire de jeux

Mais attention à ne pas « romparse los cojones » n’est ce pas Lolo ?

Puis on va jeter un coup d’œil à la plage toute proche

Verdict, trop de monde (5 personne au moins!)

et trop de bateaux (200 au moins!) !!!!!

Bref on est encore une fois presque seuls au monde. Le pied !!!!!

Une petite pensée pour nos amis argentins 😉

On repart pour la suite de nos aventures

On retourne sur la première plage

où on se baigne et on passe un bon moment en plein vent

En video :

 

Ici les enfants font des travaux  herculéens

Impossible de faire redécoller les 5 marmailles tellement ils sont bien ici.

En rentrant, on se refait un apéro – fruits sandwich sur le balcon.

suivi d’un petit film

Puis c’est l’heure d’aller se coucher.

après une bonne douche au chocolat !

Les videos :

 

 

 

 

 

Ek’ Balam

5 avril 2018 : Il est temps de quitter la jolie petite ville de Valladolid et avec du linge propre s’il vous plait!

On passe récupérer nos amis Ryme, Raphael, Thalie et Sohan dans leur palais 🏰 : El Palacio Canton

Il est tard mais on s’en fout, on a tout notre temps

On part en voiture vers 11 h 30 pour le site archéologique maya de Ek’ Balam (le jaguar noir)

C’est un site magnifique en pleine jungle. Une très belle surprise presqu’aucun touriste, pas factice, on a adoré. On y joue aux explorateurs

Un sacbe en pierre calcaire blanche nous mène…

au Palacio Oval

Les enfants essaient d’y grimper mais ne trouvent pas l’escalier

Mais ils ont trouvé une cachette… 

Ils trouvent enfin un escalier pour gravir El Palacio de las Monjas

Du haut du balcon ils ont repéré un truc qui bouge : un serpent ?

Même pas peur!!!!

C’est un iguane

Allez on redescend

Les fouilles n’ont commencé qu’en 1994 et sont toujours en cours

Les huttes ont été reconstituées mais les pyramides sont restées dans un état de conservation remarquable car protégées par la végétation qui les recouvrait

On tente l’ascension du Palacio Oval

De là haut on a une super vue sur le site

Bravo les costauds!

D’ici on aperçoit une pyramide au loin et apparemment on peut y monter. On tente ???

on y grimpe. C’est chouette. Par contre, le soleil tape dur ! Et assez vite on n’a plus d’eau !

Lorsque les archéologues ont découvert le site, ce n’était qu’un amas de terre dans lequel ils découvrirent ce qui leur parut être des pierres mayas. Et après avoir « déblayé » le site, ils découvrirent un immense bâtiment de 31 mètres de haut. Celui-ci aurait été entièrement recouvert de terre par les habitants de la cité eux-mêmes, alors qu’un autre groupe maya était sur le point d’envahir la cité. L’Acropole est de ce fait incroyablement bien conservée.

Au pied de l’escalier central des têtes de serpents-dragons tirent une langue bifide où aparaît l’emblème d’Ek’Balam

A mi-hauteur d’escalier, le mur d’une chambre découvre une frise en stuc peint originellement en bleu et en rouge

D’en haut vue vertigineuse à 360° sur la jungle à perte de vue

La descente c’est du costaud!!!

On part explorer les remparts qui entourent le site

De nombreuses pyramides n’ont pas encore dévoilé tous leurs secrets

Un puits au dessus d’un cenote servait à approvisionnement en eau

Peut-être aussi pour les sacrifices hein les enfants pas sages ????

On marche 2 km dans la forêt pour rejoindre le cénote 

Le cenote Xcanche est un énorme puits naturel à ciel ouvert

ça en valait vraiment le déplacement !!!!

Les escaliers en bois descendent à pic 

ça impressionne les enfants…  et les parents aussi!

partout des lianes et des ponts suspendus pour jouer à tarzan

Ryme, Dame Glück et Victor passeront par l’autre escalier, moins raide

Une corde est tendue pour aider les nageurs peu expérimentés

A l’eau les amis !!! non mais à l’eau quoi!

30 mètres de profondeur quand même!

La remontée à la surface a un côté féerique

Des petits poissons noirs viennent nous rendre visite

Alex aide bien son petit frère

Alex hésitera longtemps avant de se lancer du plongeoir puis se régalera comme tout le monde

En video :

 

 

 

 

Thalie et Glück lui montrent la voie

Encore un peu d’hésitation et une prise de tête ?

Vamos chico !!!!

Et plouf!

au tour de Dame Glück!

Thalie ne se lasse pas!

Il est tard, le site va fermer. On retourne à pied par la forêt jusqu’au parking

Notre destination pour ce soir : Rio Lagartos à 2 heures de route

En chemin :

On va tous ensemble faire les courses sur la route, un bon moment

où on aura des fous rires mémorables

grâce à la sauce « à chiottes » 🤣🚽🚻🚾

On fait une heure de route supplémentaire pour rejoindre notre hôtel de Rio Lagartos. Les enfants sont ravis de se poser un peu ensemble après cette journée chargée.

Finalement il n’y a pas de cuisine, mais on ne se laisse pas abattre et on se fait un apéro suivi d’un pique nique sur le balcon, muy bien !

Pour le plaisir des photos du site de Ek Balam vu du ciel :

 

En video :

Chichén Itzá et Valladolid : retrouvailles avec les « Baltzer en vadrouille »

4 avril 2018 :

Valladolid. Après une bonne nuit dans notre jolie petite maison, on reste tranquille le matin.

En début après-midi on a un rendez-vous très important :

Nos amis viennent nous rejoindre.

Retrouvailles tant attendues avec la Baltzer Family ! (Ryme et Raphael avec leurs enfants Sohan et Thalie)…cool ,

C’est la première famille autour du monde que nous avons rencontrée , le 12 septembre 2017 à Hiroshima au Japon (sur cette photo on était devant le fameux dôme)

Retrouvailles ce jour le 4 avril 2018 de l’autre côté de la terre à Valladolid au Mexique.
Ils n’ont pas changé, et la mayonnaise prend à nouveau tout de suite très bien.

Au programme 6 jours de découverte ensemble dans le nord du Yucatan (Chichen Itza, Rio Lagartos et Holbox).

Les enfants sont aux anges et nous aussi 🍹

On a décidé ensemble d’aller visiter le site de Chichén Itzá. Une bonne heure de route.

Le parking est bondé. On n’est pas tout seuls (près de 8000 visiteurs par jour!)

C’est pas donné et le son et lumière est hors de prix, on décide de s’en passer.

Loïc, Sohan et Victor ne se lâchent plus

Thalie et Alex à nouveau inséparables

Toute l’équipe devant la Pyramide de Kukulkan (fameuse Pyramide de Tintin et les Picaros)

Elle a été conçue de telle manière qu’au moment des équinoxes, le soleil couchant projette sur la rampe de l’escalier nord une ombre formant le corps d’un serpent ondulant, dont la tête est sculptée en contrebas.
2 fois par an le dieu-serpent descend ainsi de la montagne sacrée au moment des semences et des récoltes.

C’est grand et beau mais beaucoup trop entretenu. Ici pas de jungle mais une pelouse tondue à l’anglaise. Mais on a de la chance toute la foule est en train de quitter les lieux quand on arrive.

4 escaliers de 91 marches + 1 marche en haut = 365 marches = 1 année

On ne peut malheureusement plus y monter 

On s’approche du groupe des 1000 colonnes

Et non Raphael pas de bol on ne pourra pas le visiter car il est trop tard

Le temple des guerriers ne se visite pas non plus. Et nos guerriers sont deçus…   ⚔🛡

Cette cité Maya fondée au VIIe siècle a été abandonnée puis refondée au Xe siècle par les Mayas et les Toltèques pour être de nouveau abandonnée

Il fait chaud, on discute longtemps et oh mauvaise surprise. A 16h32, on se fait refouler du site.

Des gros gardiens avec des sifflets nous font rebrousser chemin de partout

En video :

Mais on fait de la résistance

On veut notre moment tout seuls devant la pyramide !

 

Le jeu de paume :

On se remet en route en route direction Valladolid

On décide d’aller faire un bon resto au centre pour fêter nos retrouvailles 

On laisse les petits » en autonomie » car on a envie de profiter. Du coup encore un resto où on ne pourra pas retourner : les enfants ont ravagé 🤣

Regardez bien la petite fontaine derrière Thalie et Alex. Et bien Victor, Sohan et Loïc ont passé une bonne partie de la soirée à essayer d’y récupérer les pièces de pesos en jouant à la pêche  !!!

C’est l’heure de rentrer faire un bon dodo

Notre rencontre première  rencontre au Japon il y a 6 mois : en video

Hiroshima :

 

 

 

Chichen Itza :