Le Coup de Canon de la Fortaleza de San Carlos de la Cabaña de la Habana

Mercredi 25 avril 2018 : Le port de La Havane. Cuba.

Il est presque 19h00

Après avoir vadrouillé à pied dans la vieille ville, on va à l’embarcadère prendre le ferry : notre objectif est d’atteindre l’autre berge pour monter ensuite à pied jusqu’à la forteresse.

Les employés se bousculent les uns les autres. On est obligé d’insister pour qu’ils répondent à nos questions car on cherche à aller à la Cabaña juste de l’autre côté de la rade. On arrive finalement tant bien que mal  à avoir des billets pour monter dans un barco.

En 10 minutes, on s’approche de la berge

Au loin on aperçoit la Statue du Christ

Magnifico

Les remparts de la Forteresse

En video :

Une fois de l autre côté, 

on fait une petite balade en grimpant au milieu des détritus

On surplombe le port, la baie de la Havane, et la ville

On arrive au pied du Christ…, très réussi même si moins impressionnant que celui de Rio

Après l’attaque du palais présidentiel, l’épouse de Batista, craignant pour la vie de son mari s’engage à faire construire une sculpture du Christ qui pourrait être vue de l’ensemble des habitants de La Havane si son époux n’est pas tué par les opposants au régime. Fabriqué en Italie : 20 mètres de haut et en marbre de Carrare. Elle est bénie par le Pape Pie XII, puis arrive à Cuba en bateau en 1958.  Quelques jours après, les révolutionnaires de Fidel Castro prennent La Havane. La statue est alors laissée à l’abandon par l’idéologie communiste hostile à la religion. Le Christ de La Havane est ensuite  touché par la foudre plusieurs fois mais reste debout.  C’est après la chute de l’URSS que le régime castriste permet la visite de la statue, alors située une zone militaire inaccessible.

La ville au crépuscule

C’est ici que Ernesto Che Guevara installe son quartier général lorsqu’il était procureur d’un tribunal révolutionnaire, chef de l’industrie et de la réforme agraire, et directeur de la banque nationale.

Après la prise du pouvoir de la révolution cubaine en 1959, de nombreux procès et exécutions de complices du dictateur Batista eurent lieu ici, sous la supervision de Che Guevara. Des volontaires sont invités à participer au peloton d’exécution comme des membres des familles des victimes par exemple. Certains condamnés à mort doivent, devant leurs parents proches, justifier leur exécution. Che Guevara y recevra le surnom de « petit boucher (carnicerito) de la Cabaña » ceci nous a été confirmé par plusieurs habitants de La Havane qui ont perdu des proches dans ces circonstances troubles. A l’époque il ne fallait pas être dissident, ni catholique, ni homosexuel.

Ce n’est pas vraiment l’idée du héros révolutionnaire “El Che” que l’on se fait en Europe.

Malgré tout on le disait proche du peuple. Lorsqu’il était ministre, il n’hésitait pas à passer ses week-end et ses soirées en se remontant les manches pour travailler aux champs avec les paysans, dans les usines avec les ouvriers et dans les hôpitaux pour aider le soignants.

C’est tout le paradoxe de l’ “homme nouveau”

Puis on passe devant un avion de chasse

Des canons

C’est une expo de missiles et armes russes

La crise des missiles de Cuba (1962) a opposé les États-Unis et l’Union Soviétique au sujet des missiles nucléaires soviétiques pointés en direction du territoire des États-Unis depuis l’île de Cuba.

Cette crise a mené les deux blocs au bord de la guerre nucléaire.

Elle se solda par un retrait des missiles par l’URSS en échange d’un retrait de certains missiles nucléaires américains de Turquie et d’Italie, et par une promesse stipulant que les États-Unis n’envahissent plus jamais Cuba.

“Nous possédons des projectiles moraux de large portée qui ne peuvent pas être démantelés et ne seront jamais démantelés ! Et ceci est notre arme stratégique, défensive et offensive, la plus puissante !  ”
Fidel Castro Ruz, 1er novembre 1962

La carcasse d’un avion de l’US Air Force abattu par l’armée Cubaine

On se rapproche visiblement d’un haut lieu touristique car les américaines taxi sont là

Une bonne après-midi de marche…

Et on atteint la forteresse de San Carlos de la Cabaña.

Elle a été construite en 1763 par l’Espagne alors que Cuba était l’une de ses colonies. C’est l’une des plus grandes forteresses coloniales du continent américain.

Nous franchissons les douves et les murailles

Par terre, un fameux cigare Montecristo de la Havane

Nous rentrons dans l’imposante forteresse

Ici il y a plusieurs musées, une église désacralisée, et des étals de souvenirs pour touristes.

D’ici on domine toute la ville de La Havane

Les canons sont bien là

Les Forces Militaires Coloniales arrivent !

On a juste le temps de manger. On trouve un restau à l’intérieur du fort. Vu de loin ça a de la gueule. C’est dans un vieux bâtiment style caveau.

Avec le personnel stylé qui va avec

Les lieux sont vides. On est presque tout seuls.

Sauf que ça caille vraiment, il fait humide, et il n’y a pas grand chose à manger comme partout à Cuba (riz-poulet-porc trop cuit et c’est tout). Même ici le rationnement est de mise. Cuba est loin d’être une destination gastronomique. On sortira le ventre à moitié vide. Dommage !

Le spectacle du tir va commencer !!!! Voici la Ceremonia del Cañonazo de las Nueve

un peloton formé d’un éclaireur muni d’une torche et des soldats armés de vieux mousquets et vêtus en uniforme d’époque

Des artificiers

L’éclaireur harangue la foule

Quelques minutes avant 21 h, au son d’un tambour battant.

arrivent le porte drapeau et les artilleurs

Les officiers donnent leurs instructions

Mise à feu 

A neuf heures pile, pétante : boummmm !

ça dépote !!!! On a les oreilles qui sifflent

Ainsi tous les soirs, depuis 1674, un coup de canon se fait entendre à travers toute la ville de La Havane à neuf heures pile du soir, rappelant le couvre-feu et la fermeture des portes de la ville pour la protéger des éventuelles attaques pirates.

En video :

 

On rentre en taxi avec un taximan plutôt sympa qui essaie de se faire embaucher pour nous balader au long cours, mais ça n est vraiment pas dans nos tarifs, on ne le rappellera pas.

La cérémonie en vidéo :

 

La magnifique Habana Vieja

25 avril 2018 : La Havane. Cuba. L’appartement Calle Neptuno

En début d’après-midi on se met en route pour faire un tour à pied.
Dans notre quartier ça grouille de vie

Des vieilles bagnoles partout

Tout d’abord direction El Parque Central notre désormais familier “Hollywood Parc” avec les fameuses vieilles voitures, quasi toutes des reconversions en taxis, juste pour faire faire des photos aux touristes

Glück ne se lasse pas  : “Ben c’est quand même bien chouette ce côté Las Vegas”

On s’engouffre dans la rue de la soif, qui elle aussi nous est familière (Calle Obispo).

Au passage on se renseigne pour les locations de voiture.

Des voitures (encore) en panne : une prémonition sur notre future location ?

Et on essaie d avoir une carte internet mais les cerbères ne nous laissent même pas rentrer, motif officiel : “il n’y en a plus pour aujourd’hui (tout comme hier) ! Revenez demain il y en aura peut-être ?!”

On comprend vite qu’ici on ne pourra pas voyager comme on aime et qu’on ne pourra pas vivre librement dans le pays. Il y a la monnaie réservée aux touristes, les CUC, les hôtels et circuits réservés aux touristes, les magasins pour touristes et on ne peut pas sortir de là. Ailleurs- comme dans notre quartier hier – on nous fait bien comprendre que nous ne sommes pas à notre place

Si vous êtes étranger, c’est ici que vous devez acheter des choses et pas dans les autres quartiers.

La première panaderia (boulangerie) que l’on voit depuis qu’on est arrivé. Et bien sûr c’est avec des prix inaccessibles pour la population locale.

Nous approchons de la Habana Vieja (vieille ville)

Près de 150 édifices datant des XVI-XIIe siècles classés à l’UNESCO et rénovés. Tout devait être rasé par Batista pour faire des casinos dans les années 1950. Et paradoxalement c’est la révolution qui a sauvé ce quartier, désormais ultra clean.  Depuis le début des années 1990, le régime castriste, d’abord préoccupé par d’autres choses  s’est lancé dans un programme de rénovation de vieux palais transformés en hôtels, musées, ou écoles.

De magnifiques petits jardins publics

La Catedral de la Virgen María de la Concepción Inmaculada de La Habana (XVIIIe siècle)

Plaza de la Catedral

La vieille ville s’étend en quadrilatère entre 4 places

Plaza de Armas

Les enfants s’amusent comme des fous avec les pigeons. C’est la première fois qu’ils peuvent se défouler librement dans la ville depuis qu’on est arrivé. Que ça leur fait du bien !

 

 

El Palacio del Segundo Cabo (Palais du Deuxième Brigadier) et El Castillo de la Real Fuerza (Château de la force royale) du XVI siècle

Ce quartier est réellement magnifique et nous redonne un nouveau souffle .

Des bars chics animés pour les touristes étrangers

Statue ou Hombre ?

Hombre !

Le quartier est ultra surveillé par les policiers pour protéger les touristes

On arrive Plaza Vieja

La course aux pigeons reprend de plus belle

Il fait soif hein Lolo ?

On arrive Plaza de San Francisco

Statue ou Hombre ?… Statue !

On continue plus vers le Sud vers l’embarcadère et en quelques pas on sort de la partie entretenue de la vieille ville…

Partout, ça pue le cigare et les égouts, les gens se parlent en criant fort ou en s’aboyant dessus.

Personne ne nous sourit. On nous coupe la route. On nous bouscule. Des regards agressifs même sur nos enfants.

La vraie réalité de Cuba revient à nous. Des dizaines d’édifices anciens en ruine. Des gens ont investi certains vieux palais abandonnés pour y habiter. Il reste encore du travail pour rénover ce vieux Havane.

On va à l’embarcadère

Les employés se bousculent les uns les autres

Notre objectif : prendre le bac (barco) pour atteindre l’autre rive et monter jusqu’à la Fortaleza de San Carlos de la Cabaña pour voir le coup de canon du soir.

En video :

 

Notre Nid perché à La Havane

25 avril 2018 : La Havane. Cuba. L’appartement Calle Neptuno

On se lève tard, on traine, envie de rien.

Il n’y a pas internet. On est dans un petit nid isolé du Monde.
Heureusement les enfants sont cool. ça leur fait du bien de se poser un peu. Et cet appartement est super confortable et calme, ce qui est rare au centre de La Havane.

Loïc et Victor rivalisent d’ingéniosité pour construire des shurikens en Laq

mais aussi des disques

Attention au scorpion

Legoglück se gave de miel de Cuba au p’tit dej

Mais surtout il commence à siffler le bon rhum cubain

Un bonbon en Laq Papa ?

En tout on passera 4 nuits dans cet appartement. On peut dire qu’on y est bien installés. Pas de bruit. Alors que la Havane a la réputation d’être une ville bruyante à cause de la musique des cabarets jusque tard dans la nuit et le chant du coq à l’aube.
Ce matin on ne bouge pas, on y reste peinards.
Dame Glück nous prépare un bon petit repas ce midi .

Voyons de plus près le temps qu’il fait.

De notre appartement, la vue est impressionnante. Le ciel s’éclaircit de plus en plus

La mer des Caraïbes et le Golfe du Mexique

Plusieurs magnifiques immeubles délabrés sont abandonnés et d’autres occupés par des habitants tant bien que mal

en video :

Certains étages entiers sont envahis par la végétation

ça fait mal au cœur de voir une aussi jolie ville en ruine.

Un peu partout sur les toits, des citernes d’eau (azul) car la distribution de l’eau dans les foyers est aléatoire ici

L’équipement des Glücks se repose et sèche

 

En début d’après-midi on se met en route pour faire un tour à pied.

L’envers du décor, la dure vie des Cubains

Mardi 24 avril 2018 : La Havane. Cuba. Calle Neptuno

Du Parque Central on s’avance dans notre quartier. Notre immeuble n’est pas loin.

mais l’ambiance va changer…

dès qu’on quitte la vitrine de la ville… Des jeunes en casquette retournées et aux yeux rouges injectés fumant de l’herbe…

et à nouveau de beaux immeubles en ruine…

Ces vieux immeubles coloniaux ont un charme indéniable. Mais l’état n’a pas de moyen pour aider les habitants à les entretenir.

Les conditions de vie ici sont déplorables pour certains

Partout des copines sur le trottoir. 

Ici je crois que c’est un salon de coiffure…

On se croirait dans un pays en guerre . Sale et bâtiment en ruines. En plus les habitants sont agressifs, limite hostiles. Pas un sourire pour nous.

Dès qu’on quitte les rues rénovées, c’est la misère qui apparaît. Certains appartements sont juste séparés par des cartons, sols défoncés, réseau électrique en lambeau

La mission ;trouver de quoi se nourrir pour plusieurs jours.

voilà l’internet Cubain 😉

Pas moyen de trouver du pain. Alors on rejoint les gens qui font la queue.

En fait c’est une boutique réservée aux locaux. Les cubains utilisent pour leurs achats des Pesos Cubanos. Et nous, en arrivant à Cuba on n’a pu obtenir que des CUC, les pesos convertibles. Il faudrait qu’on trouve un moyen de les convertir en Pesos Cubanos mais là pas moyen. Pas d’autre choix pour les touristes que d’aller dans les boutiques qui leur sont réservées …..

On découvre vite que le bloqueo (embargo économique) récent des Etats-Unis sur Cuba a des effets catastrophiques pours les cubains. Ces gens attendent des heures pour obtenir juste quelques produits de première nécessité en rationnement.

Il y a d un côté la vitrine du Parque Centra, des Hotels, des Clubs de musique sorte d’ “appartement témoin” alléchante et photogénique, .celle des circuits à touristes… C ‘est toute la manipulation sur le tourisme à cuba.

Et puis ici il y a la réalité, l’envers du décor, dès qu’on fait 2 pas en dehors des clous : une ville en ruine avec une population vivant à 95 % dans la misère, la saleté, la violence, le délabrement, le rationnement  comme ici dans notre quartier..

On garde le moral même si ce n’est pas du tout l’image qu’on s’en faisait. On a soif de belles rencontres comme dans tous les pays latinos qu’on a découverts.

Personne ne veut nous renseigner ni nous aider. On  sent les gens  aigris, à la fois envieux et haineux des occidentaux. On peut les comprendre.

On va tenter notre chance dans ce grand centre commercial occidentalisé, La Epoca

C’est spécial comme centre commercial. En travaux depuis un moment on dirait… et pas grand monde dedans

On commence se rendre compte de la crise économique et financière que traverse Cuba

Rayons à moitié vides. Et produits bas de gamme. La misère
Même pas d’eau. On ne sait pas comment on va se débrouiller pour les repas ici.
Chouette au moins on a trouvé de la purée de patates… mais pas des patates et du lard n’est ce pas Rantanplan ?

Pas grand monde mais on va attendre des plombes à la caisse. Visiblement on n’est pas les bienvenus

On a quand même trouvé quelques bricoles pour tenir un jour ou deux

On rentre à l appart.

On a l’impression de rentrer dans un bunker

De chez nous, la vue est magnifique. Mais ça fait mal au cœur de voir une aussi jolie ville en ruine. On a l’impression que ca  a été bombardé la veille

Certaines structures entières gorgées d’eau par les fortes pluie non drainées menacent de s’écrouler.

On cuisine comme on peut avec le peu qu’on a.

Et on s’effondre de fatigue après cette journée bien remplie.

La Habana et sa Rue de la Soif. Un paradis factice pour les touristes ?

Mardi 24 avril 2018 : La Havane. Parque Central. Cuba

Il est déjà 15h30. Après notre balade en bus, nos ventres grondent car on n’a pas mangé ce midi. On se lance à l’assaut des rues piétonnes à la recherche d’un bon petit resto latino.

Une Mama veille sur le quartier, cigare cubain au bec.

On arrive dans La Calle Obispo… visiblement la rue la plus animée avec ses bars, ses clubs et ses resto.

Malgré  l’heure avancée,on n’a aucune difficulté à trouver une pizzeria ouverte pour contenter les ventrous affamés de Lolo, de ses frères

et de Legoglück

Un fois bien repus, on continue notre virée le long de cette ruelle animée

ça chante, ça joue, ça danse…

C’est l’heure de la sortie des écoles

Comme dans la plupart des pays qu’on visite depuis un an, l’uniforme est de mise.

C’est LA rue commerçante presque chic du pays (et d’ailleurs probablement la seule avec de belles boutiques comme on l’apprendra plus tard). Fidel voulait faire de cette rue une vitrine du pays. En réalité une extrême minorité des cubains a les moyens d’acheter des choses ici. La plupart des locaux viennent seulement faire du lèche vitrine. Vous verrez que dans quelques instants, en quittant cette rue restaurée,  la réalité du pays et la  misère.

Partout des musiciens

des Mamas qui dansent

 

En video :

On essaie de trouver un accès internet : impossible. A Cuba, pas de connexion facile avec le reste du Monde. ça va être compliqué d’organiser le reste de notre voyage. On trouve une agence locale pour nous renseigner. Mais non, rien à part quelques prospectus pour des sorties toutes organisées à la Havane. Rien d’autre . Or nous ce qu’on cherche c’est découvrir les habitants de Cuba chez eux dans les villes et les campagnes. ça s’annonce difficile.

On peut dire qu’on est dans un quartier folklorique.

A chaque coin de rue le culte du “Che”

Un vendeur à la sauvette a réussi à nous convaincre d’acheter des casquettes pour protéger nos niños du soleil

Mais progressivement pendant ce séjour cubain notre opinion sur “le sauveur” de la nation va vite se modifier…

On passe devant Jose Mari

Le pauvre se fait chier dessus en permanence

Ici les bus scolaires sont du même gabarit que les voitures

On retourne chez nous en passant par le Parque Central

et ses folles mascarades…

En s’éloignant du centre touristique, on va revenir dans la réalité cubaine… Fini la poudre aux yeux pour touristes naïfs !

En video :

Le Tour de la Havane Chic. La vitrine de Cuba

Mardi 24 avril 2018 : La Havane. Cuba. Parque Central

De notre appartement, on arrive à pied au Parque Central devant le sublime Gran Teatro de La Habana et le Capitol. Dame Glück a une idée.

Elle nous propose un tour  en bus panoramique, histoire d’avoir un aperçu de la ville.

C’est pas donné. Ils ont le sens du capitalisme ces communistes cubains ! Le chauffeur sympa nous fait gratuit pour nos 3 enfants alors qu’on aurait dû payer pour Alex.

On s’installe sur le balcon du bus à ciel ouvert. La météo est avec nous. C’est parti.

Les bagnoles américaines taxi “repimpées”  sont toutes concentrées au même endroit pour épater les touristes. C’est le “Hollywood Cubain”

Autour de la place les bâtiments sont superbes et bien entretenus

C’est assez récemment que le gouvernement cubain a entrepris de restaurer ces vieux palais pour en faire des hôtels de luxe, des musée ou des bâtiments administratifs. On peut dire que ça en jette. On se croirait dans un film

Comme souvent la façade arrière des hôtels fait un peu moins rêver

On arrive sur le front de mer au Castillo de San Salvador de la Punta

et en face au Castillo De Los Tres Reyes Del Morro

Un vrai cliché cette balade en bus. On est loin de l’ambiance miséreuse de notre quartier.

Mais tout ça confirme l’impression première de Dame Glück. Mais c’est un décor de carton pâte crée  pour les touristes ou la bourgeoisie locale. Au fond tout cela, c’est un peu factice…  Depuis hier on a déjà constaté que les vrais habitants de La Havane ne vivent pas dans ce luxe , et de loin !

Dès qu’on s’éloigne on aperçoit comme dans notre quartier beaucoup d’immeubles en ruine…

Certains immeubles délabrés sont encore habités par des gens qui probablement n’ont pas d’autre choix que d’y vivre dans des conditions peu enviables.

ici la seule partie restaurée de cet immeuble est una casa particulare pour y accueillir les touristes. Pour les voisins cubains c’est tout autre chose.

Heureusement le gouvernement met le paquet pour l’éducation (peut être avec un peu de propagande aussi) et les écoles sont bien entretenues.

Voici le mythique malecon (l’avenue de la ville en front de mer)

les édifices rongés par les embruns… 

Les conditions de vie ne doivent pas être faciles tous les jours..

Le bus se dirige à nouveau vers les beaux quartiers.
Les statues impérialistes sont là pour nous accueillir.

Avec les hôtels démesurés 

L’Hôtel Habana Riviera construit dans les années 1950 appartenait à l’origine au gangster Meyer Lansky qui en décida la construction après avoir vu l’hôtel Riviera sur le Las Vegas Strip de son ami Moe Dalitz.

Dès qu’on s’approche de ces hôtels de luxe, les belles voitures américaines restaurées sont à nouveau là aussi

Monumento a las víctimas del Maine del Vedado à la mémoire des marins morts dans l’explosion du cuirassé américain USS Maine au crépuscule en 1898

La Tribuna Antimperialista José Martí

En tout cas il n’y a pas à dire c’est très beau.
Ici El Monte de las Banderas (le Mur des Drapeaux) avec le ministère des affaires étrangères.

On se balade en bus en pleine carte postale

Bon OK Cuba n’a pas encore un stade de foot à la auteur du Brésil

Adidas a réussi à s’y implanter  tout de même !

Dans ce quartier, des taxis partout

Pas de doute on est dans les quartiers chics ,avec les petits palais qui étaient pour la plupart des maisons closes ou des casinos avant la révolution.

L’Hotel Presidente

Les petits palais à côté des grand immeubles

Ici pas de Mc Do. Et c’est tant mieux pour Pepe le vendeur de burger.
Qu’est qui ressemble le plus au M de Mc Do ? Ben c’est le Pꟼ de Los Pepes !

C’est quand même beau !

Monumento a José Miguel Gómez en marbre d’Italie

On arrive sur la Plaza de la Revolución. Au centre ce n’est pas une tour radiophonique mais le mémorial José Martí (109m) une sorte d’obélisque de béton à la soviétique

Che Guevara nous observe

ainsi que Camilo Cienfuegos un autre héros “barbudo” de la révolution cubaine castriste

En video :

Des centaines de militaires arrivés en bus défilent sur cette place immense. En fait elle a été construite dans les année 50 par la dictature de Batista et s’appelait Plaza Civica

Et à côté des treillis, voici des bonbons à la violettes, à la rose et à la framboise pour les touristes. On est au milieu d’une comédie.

Glück apprécie beaucoup la scène délirante. Mais ça laisse Madame glück indifférente.

Le tourisme à l’américaine

Le 1er mai et le le 26 juillet (jour de la révolution), la place est bondée car tous les employés de la ville sont dans l’obligation de venir s’y réunir. C’est une des plus grandes places au monde et elle peut contenir 1 million de personnes avec ses 72 000 m

C’est ici pendant des années que Fidel Castro faisait ses discours les plus mémorables : il tient le record du monde 7h15 sans interruption !

La Necropolis de Colon

Un magnifique cimetière de la bourgeoisie et l’aristocratie cubaine.

La tombe de la Milagrosa est toujours fleurie. Cette jeune femme décédée en couches a été enterrée avec son enfant à ses pieds, comme le voulait la coutume. Lorsqu’on a ouvert la tombe des années plus tard, le bébé se trouvait dans les bras de sa maman…

Ici a été enterré le général Arnaldo Ochoa Sanchez condamné pour l’exemple par Fidel Castro. Sa tombe est anonyme mais l’emplacement est connu par certains cubains qui le considèrent  comme un héros.

On s’éloigne ensuite du centre ville

en direction des les complexes hôtelier modernes en bord de mer du Miramar : Triton Neptuno, Panorama, Copacobana… on ne fera pas de photos c’est sans intérêt…

En réalité la majorité des cubains se déplacent dans ce type de véhicule

La population a l’air excédée par le défilé des bus comme le nôtre qui les observe comme si on était au zoo; c’est vrai que ca a un côté un peu voyeur assez dérangeant

On retourne dans les quartiers chics. Avec leurs mansions (petits palais néobaroques)

Et c’est là qu’on revoit à nouveau les jolies voitures

Dame Glück pense même rapidement, qu’à part ça, ici il n’y a rien à voir ici.

Régulièrement des bâtiments à l’effigie du Che

La propagande et le culte de la personnalité

Tout pour l’honneur et la patrie

Ah bah voilà encore une vieille caisse en panne.

La prise en charge des soins de santé est exceptionnelle. Ici tout est pris en charge par l’état et le niveau des médecins est impressionnant.

Partout des hôpitaux. Un sérieux atout pour Cuba

Le Che a fortement contribué à permette l’accès aux soins pour tous les cubains en aidant les plus démunis. A cuba la santé est gratuite sauf les médicaments. 

Combien de marches gravir pour étudier à l’Université de la Havane ?

A Cuba les Universités sont réputées pour la qualité de leur enseignement. Le Monde entier emploie des cubains qui sortent d’ici

On revient sur le Malecón : c’est une promenade de front de mer de 8 kilomètres de long prisée par les habitants. On pensait s’y promener à pied mais ça ressemble un peu trop à une autoroute enfumée par les vieux moteurs qu’autre chose. Pas si esthétique que ça en fait .

Plaza 13 de Marzo avec face à nous l’ancien Palais présidentiel transformé ensuite en musée de la révolution. Petite anecdote, la statue en premier plan du héros national José Marti, est une réplique de la statue érigée dans Central Park à New York.

On double un char d’assaut garé devant le musée de la révolution

puis un avion : il a été abattu lors de la crise des missiles en 1962

et un lance missile. On est au Memorial Granma. Le Granma est un yacht  acheté au Mexique  par les rebelles, dont Fidel Castro, son frère Raúl Castro, Camilo Cienfuegos et Ernesto « Che » Guevara. Les 82 guérilleros partis de Tuxpan ont débarqué le 2 décembre 1956 sur la plage de Las Coloradas

On se rapproche du Capitolio

Ola bomberos !

Ola plátanos !

Ola Ombres !

On se rapproche du vieux Havane, joliment restauré et reservé aux casas particulares

Edificio Bacardí

On retourne sur le front de mer en direction du port. De l’autre côté de la baie de la Havane le Christ nous regarde passer

Les remparts de la Cabaña

Le port de la Havane

Ici tout fonctionne au pétrole

Cet énorme paquebot accosté démontre que Cuba s’est ouvert récemment au tourisme de masse. Mais on découvrira vite que ces touristes se déplacent en troupeau et que c’est très compliqué de découvrir le pays quand on est voyageur indépendant comme nous.

La vieille ville

Iglesia de San Francisco de Paula (XVIIIe s)

Les vieux tchouk tchouks à vapeur bien restaurés

 

 

La vieille ville classée au patrimoine mondial est clairement bien restaurée, vivante et colorée

On revient au point de départ : le parc central

El Capitolio est une reproduction du Capitole de Washington

Ce tour de la ville nous remonte le moral après notre mauvaise expérience de l’ambiance de notre quartier et de nos propriétaires.

Clairement la Havane est une ville spectacle bien restaurée dans sa partie touristique mais on a déjà entraperçu l’envers du décor.

Bizarrement les photos sont sans doute très flatteuses. C ‘est toute la manipulation sur le tourisme à Cuba.

Que nous réservera Cuba ? Partons à la découverte de la Havane à pied. !!!!

La Habana les Belles Américaines du Parque Central

Mardi 24 avril 2018 : La Havane. Cuba. L’appartement Calle Neptuno

Au petit matin on entend du bruit dans le salon. Les enfants dorment encore…

On se lève sur nos gardes. On tombe nez à nez avec le mari de la propriétaire et sa femme de ménage. Ils sont rentrés en douce dans l’appartement et préparent le petit-déjeuner sans qu’on leur ait demandé quoique ce soit.

C’est plutôt sympa mais ça peut paraître aussi un peu intrusif. On n’aime pas trop l’idée mais bon on fait avec. On leur dit que ce n’est pas la peine car on acheté ce qu’il faut hier mais ils insistent parce que c’est inclus dans la prestation de l’appartement

C’est touchant quand même. C’est super bien présenté et ça a l’air assez bon en plus. On les remercie. Mais là mauvaise surprise, le mari nous dit que ça coute 25 cuc (en plus du prix de la nuit qui lui est nettement moins cher), gloups. Et il nous affirme qu’il faut le payer tout de suite.
Pourtant on s’était renseigné auprès d’eux et de airbnb : conformément à la similitude avec les chambres d’hôtes, le petit-déjeuner devait être inclus dans le prix, bien qu’il faille d’abord demander.

Il appelle sa femme parle avec elle puis passe le combiné à Glück. Au bout du fil elle continue à parler en pensant toujours avoir affaire à son mari. Tatyana dit : (alors que c était Glück qui avait le combiné) :   “El yuma con el trabajo que tiene esta lleno de dinero solo tiene que pagar” ce qui veut dire en gros “cet étranger avec le métier qu’il a, il est plein de fric, il n’a qu’à payer”
Glück lui répond en espagnol. Et croyant avoir affaire à son mari au téléphone, elle se décompose.
Ça commence fort mal notre contact avec les cubains.
On a le moral à zéro.

Contrairement à ce qu’il était signalé sur leur annonce il n’y a pas internet (en fait on va vite s’apercevoir qu’à Cuba Internet n’existe presque pas) :-(( c’est un peu galère,

Heureusement les enfants sont cool. ça leur fait du bien de se poser un. Et cet appartement est super confortable et calme. Ce qui est rare au centre de La Havane.

Loïc et Victor rivalisent d’ingéniosité pour construire des shurikens en Laq

Après ce petit déjeuner “imposé” par nos hôtes, on est un peu démoralisés.

On se met en route tard. Mais il est temps de se ressaisir et de découvrir si la Havane va tenir ses promesses.

On s’éloigne des immeubles en ruines

C’est le défilé des vieilles américaines

Plus on se rapproche du Parque Central, et plus l’ambiance redevient touristique.

Les byci-taxis sorte de cyclo-pousse à la cubaine

le dôme del Capitolo

On arrive au Parc Central. Au fond El Gran Hotel Manzana Kempinski La Habana

Et El Museo Nacional de Bellas Artes la habana. On est loin de l’ambiance miséreuse de notre quartier à 100 mètres d’ici.

Sieur Glück est amusé par ce musée de vieilles voitures à ciel ouvert. Mais Dame Glück trouve ça bruyant et malodorant 😉

Partout des belles américaines des années 1950 : Chevrolet, Pontiac, Cadillac, Oldsmobile, Plymouth, Dodge, Chrysler,… 

Suite à l’embargo imposé par les USA, les cubains ne pouvaient plus acheter de voitures neuves à part quelques Lada russes. Fidel Castro  a interdit que les belles américaines sortent du pays et les cubains ont été obligés de prolonger la vie de ces vieilles voitures (parfois avec des moteurs Lada ou Hyundai) faute d’autre moyen de transport.
C’est classe quand même.
Bon maintenant les jeunes chinoises arrivent en masse… mais pas sur cette place.

Départ chrono

De gauche à droite : Gran Teatro de La Habana “Alicia Alonso”, Hotel Inglaterra, Hotel Telegrafo. Là on ne plaisante plus c’est fastueux et  très très bien entretenu.

Les voitures des taxis sont très bien retapées et repeintes couleur bonbon. D’ailleurs on se renseigne dans les hôtels du coin pour trouver une voiture de location et explorer le reste de l’île de Cuba dans quelques jours.

Il y a aussi des cocos-taxis version motorisée des byci-taxi. Ce sont des tricycles motorisés en forme de noix de coco jaune.

Dame Glück a soudain une idée lumineuse…

Arrivée à La Havane. Cuba nous voilà !

Lundi 23 avril 2018 : dans le ciel au dessus de Cuba

Après une bonne heure de vol depuis le Mexique, on aperçoit l’île de Cuba

Pas de décalage horaire avec Cancun

15h30 : il pleut sur le tarmac de l’aéroport de la Havane.

On passe la douane sans problème grâce au Saint Graal obtenu à l’arrache à Cancun avant le décollage

On mettra un temps fou à récupérer les sacs à dos en soute mais on est motivés

Première chose à faire, se procurer de l’argent local. Cuba est le seul pays au Monde à avoir 2 monnaies :
– pour nous étrangers des CUC (pesos convertibles), qui valent à peu près la même chose que le dollar
– pour les cubains des CUP (pesos nacionales ou pesos cubains) qui  valent 25 fois moins et qui ne sont pas convertibles

Dès la sortie de l’aéroport, c’est le dépaysement. Les vieilles bagnoles américaines sont là… Cuba n’est donc pas un mythe

Un musicien (ou un tueur à gages ?) passe à côté de nous. Son pote est là pour l’emmener dans sa caisse.

On est tout de suite dans le bain : Hasta Siempre Comandante

Vamos pour un tour en taxi.

Direction le centre de la Havane où on a reservé un appartement.

On passe à côté d’un type en panne (on va découvrir que c’est une habitude ici) avec sa Peugeot 604 enfin on dirait bien une 604.

On croise plein des vieilles voitures américaines, françaises ou russes… enfin pas  vraiment… el conductor nous explique qu’il y en a de moins en moins au profit des nouvelles voitures chinoises.

On assiste quand même à un vrai défilé

Cette Peugeot 309 fait presque moderne

 

Alors ça c’est une Peugeot mais pas sûr du modèle : 104 ?

Lada… une des voitures les plus communes ici

On passe devant le portrait d’une icone locale : Le Che, Ernesto Guevara

En s’approchant de la ville on aperçoit les premiers bâtiments de l’époque coloniale, plus ou moins défraichis.

Le taxi nous dépose calle Neptuno proche du centre de la Havane. 

Nous voici au pied d’un immeuble. C’est ici qu’on a reservé un appartement.

C’est una Casa Particulare. ça veut dire une location privée. Deborah, la propriétaire est là pour nous accueillir et nous installer. On rentre avec elle dans l’immeuble.

On est au dernier étage. Bon la porte de l’appartement ressemble un peu à une porte de prison. Et la dame nous dit qu’il faut toujours bien fermer chaque serrure et n’ouvrir à personne. Que La Havane est une belle ville avec des gens sympa mais surtout n’ouvrir à personne. On se pose des questions. On est arrivé il y a plus de 4 mois en Amérique Latine et on n’a encore jamais vu ça. Pourtant on a bourlingué pas mal. La Havane serait une ville dangereuse ? 

Depuis une vingtaine d’année, les Cubains peuvent louer  leurs maisons ou appartements à des touristes. Pour eux c’est une nouvelle source de revenus moyennant taxes conséquentes bien sûr. Un petit panneau étatique est affiché sur la porte. Formalités… passeports.

C’est bien grand, confortable. Deborah l’hôtesse est sympa MAIS…

D’ici on a une vue imprenable sur la ville… ça a l’air quand même un peu défraichi

Le jour faiblit. Il est temps d’aller faire quelques courses

Première chose à faire : trouver de l’eau et quelques victuailles pour ce soir. On en profite pour découvrir notre quartier.

De jolies façades colorées.
On est en plein cliché des années 1950: La Havane comme dans les livres, ville aux mille colonnes, est figée dans le temps, avec ses bâtiments coloniaux et belles américaines des fifties.

Des hall d’entrée kitsch.

De vieilles églises baroques (angle Galiano-Concordia)

On se rend vite compte que malheureusement la plupart des bâtiments d’époques sont dans un état de délabrement avancé

Palais aux murs décrépis et lézardés. Fenêtres mal isolées aux volets en ruine

On dirait que toutes les tiendas de notre quartier sont déjà toutes fermées à cette heure-ci. Il faudra marcher un moment pour trouver 2 bouteilles d’eau (les 2 dernières de la boutique) mais pas moyen de trouver des victuailles. Et pas le moindre restaurant ouvert.

C’est un peu la déception. Le quartier est calme, voire glauque en fait. Nous qui pensions pouvoir manger ce soir dans un resto au bord de la mer…

Le nuit tombe, les rues deviennent désertes. On n’a aucun sentiment d’insécurité mais visiblement La Havane festive nocturne n’est pas dans ce quartier. Alors on décide de rentrer à l’appart. On mangera le peu de nourriture qu’on avait emmené dans nos bagages mexicains. On tombe de sommeil

En video :

 

Dernière soirée au Mexique (Playa del Carmen) avant un hypothétique départ pour Cuba

Dimanche 22 avril 2018 : Bacalar, Mexique

Après notre super journée dans les eaux tumultueuses de “Los Rapidos” nous reprenons la route vers Playa del Carmen

4 heures de route toute droite en repassant par Tulum

Et en suivant les fameuses cox mexicanas ! et elles ont du coffre

On refait le plein d’essence. Et encore une fois le pompiste essaie de nous rouler, mais cette fois, on ne se laissera pas faire eh eh

On s’approche de Playa del Carmen avec ses centaines d’hôtel de luxe le long de la côte.

On arrive vers 19h30 à l’hôtel (Maya Turquesa). Impossible de se garer alors qu’il était censé y avoir un parking. On sort nos bagages à l’arrache pour les mettre dans le couloir de l’hôtel. Sauf que le Check in est interminable avec une réceptionniste nouille. 

L’hôtel est sympa avec une jolie piscine dans un patio. Et on compte bien en profiter. Sauf qu’il faut qu’on rende la voiture avant que l’agence de location ferme.

On monte vite fait les bagages dans la chambre puis on file rendre el caro à l agence dollar, ouf, tout est ok 🙂

On passe devant les nombreux bar branchés de Playa

De retour à l’hôtel (à pied, forcément !), on réserve le transfert en taxi pour le lendemain. Il est trop tard pour se baigner car on a RDV avec Alizée qui nous rejoint pour aller manger

Alyzée nous conseille d’aller au plus près, à l’Italien du coin de la rue qui est très correct.

Excellente soirée !

On se boit 3/4 l de cerveza chacun (enfin pas les enfants bien sûr !) car on a besoin de décompresser après avoir tant speed les derniers jours.

On se couche bien vite en rentrant dans notre petite chambre commune à l’hôtel, après une petite douche juste pour Loïc qui a eu la turista.

On se réveille très tôt, une heure avant le réveil. Glück culpabilise de ne pas avoir renvoyé les fiches d’inscription pour la rentrée des classes des petits. Car après cette année d’itinérance on prévoit un retour à la Réunion dans 3 mois. Il le fait pendant que Dame Glück finalise les sacs et répond à quelques messages.

Le taxi est à l heure et nous amène comme convenu à l aéroport de Cancun. Il est très agréable. En discutant avec lui on découvre qu’il travaille 7j/7 et parfois même la nuit pour pouvoir élever ses enfants . Le vie est souvent dure au Mexique. Beaucoup de mexicain viennent ici au Yucatan pour trouver du travail et s’éloigner des régions peu sécurisées comme Acapulco qui est en faillite et les campagnes où la misère régne. Le contraste est saisissant ici car de nombreux gringos (touristes étrangers souvent des US) viennent dépenser des fortunes pour profiter des plages de Cancun et des attractions diurnes et nocturnes. La péninsule du Yucatan est un eldorado dans un Mexique en pleine crise politique et sociale.

On est un peu stressés de ne pas pouvoir décoller pour Cuba, surtout Glück car pour l’instant on n’a trouvé aucun moyen d’obtenir un visa sans passer par un consulat. Or le plus proche est à plus de 1600 km. C’est ballot quand on sait que la Havane n’est qu’à 500 km d’ici à vol d’oiseau. Mais il  y aurait un filon dans l’aéroport de Cancun…

Au bout d’une heure de route, nous voici à l’aéroport de Cancun. Une dame nous indique qu’on peut faire les 5 visas sur place. YES ! Et en moins de 5 minutes les formalités du visa pour cuba sont réglées, il n y avait donc aucune raison de s’en faire !

On va prendre un solide petit déjeuner : café , burgers et gâteaux. On se pose unpeu  jusqu’à l heure du Check in

La file du check-in n avance pas. Pas grave. Un gringo qui attend aussi en profite pour y faire un petit concert 😉

Sur le tarmac…

… ça bouchonne aussi. Et pas facile de passer devant une hôtesse peu compréhensive qui veut absolument qu’on présente chacun nos passeports un à un avec 3 petits gars de 10, 6 et 3 ans !

en video :

Décollage

au dessus des lagunes et du lagon

des golfs et autres parcs d’attraction

La ville de Cancun compte à elle seule près de 1 million d’habitants. Elle est divisée en trois parties :

voici la célèbre zone hôtelière et touristique, située sur une bande de terre de vingt-trois kilomètres entre la mer des Caraïbes et la lagune Nichupte

voici la partie sauvage avec un zoo

et au loin plus dans les terre, la zone urbaine, où se regroupe la majorité de la population et où sont installées la plupart des institutions de la ville.

Adios Mexico… on t’a adoré !

Bon bah là on est vraiment HS !

1h30 de vol – 500 km. Cuba nous voilà !

Los Rapidos de Bacalar

Dimanche 22 avril 2018 : Mexique

Après longé tranquillement la lagune de Bacalar en voiture, nous arrivons à notre objectif de pause baignade-repas : “Los Rapidos” de Bacalar.

C’est un lieu hors du commun qui nous a été conseillé par la famille française qu’on a croisée hier à Calakmul.

 

 

 

En fait c’est une rivière (à fort courant : rapidos !) qui est alimentée par une multitude de sources souterraines d’eau douce et qui se jette ensuite dans la lagune salée.

La couleur de l’eau est surréaliste.

On se rend compte que c’est aussi ici que la famille Baltzer en Vadrouille nous avait conseillé de venir. Le hasard fait bien les choses. Les enfants ont hâte d’aller goûter l’eau.

Vamos ! Tout le monde à l’eau !

Et c’est parti pour un tour de manège !

Le courant nous emmène à toute vitesse

C’est l’extase !

 

Des cordes sont disposées en travers de la rivière pour nous éviter de dériver trop loin en aval; et vu le courant, ce n’est franchement pas inutile !

Franchissement de la première sans encombre

Mais ensuite Victor échappe à la vigilance de Mr Glück

C’est chaud avec les enfants ! A un moment, Victor se retrouve coincé par une corde au niveau de la gorge . Il est secouru par ce gentil monsieur qui mangeait juste en face et qui n’hésite pas à se jeter à l’eau pour l’aider

 

La vie tient parfois  à un fil; dans le cas présent à une corde…. Sans l’aide de cet homme, peut-être que les choses auraient mal tourné pour Victor et toute la famille Glück.
Ce moment a été un tournant de nos vies. Gracias !!! Mille merci amigo !
On te doit beaucoup. 

On est tous sonnés et euphoriques en même temps. La vie est fragile et il est  temps d’en profiter plus que jamais!

On prend notre temps pour manger sur place

sous l’œil bienveillant de notre sauveteur et de sa petite amie

Il y a beaucoup de monde et le serveur est complètement débordé.

Allez encore un dernier bain pour les enfants et Glück !

C’est l’heure de remonter

on quitte à regret cet endroit magique

On  reprend la route vers 16h, car elle est encore longue jusque Playa del Carmen.

Juste pour le plaisir quelques vue aériennes du site :

La vidéo :