Tikal, le cri du Quetzal dans la jungle du Guatemala. Le rêve de Glück

Mercredi 18 avril 2018, Flores, Guatemala

Ce matin, réveil tôt pour prendre le petit déjeuner. A 8h00, Ohzora, notre chauffeur de la veille vient nous chercher avec sa voiture.
Une route bien carrossable longe d’abord le lac Petén Itzá.
Ohzora nous explique que dans ce lac vit un crocodile géant. Il nous dit : « mira ! » (regardez).
Et il nous explique que c’est la montagne avoisinante qui a la silhouette d’un crocodile 😉 mais qu’il y a quand même des crocodiles dans les eaux du lac.

Il nous montre ces petites montagnes. En fait ce sont d’anciennes pyramides mayas recouvertes par la végétations.

Au moins vingt-sept sites liés à la civilisation maya ont été découverts sur ses rives

Progressivement la route (très bonne , ça change !) s’enfonce  dans la jungle.
Elle est toute droite et non pas serpigineuse 🙂
Mais attention aux serpents !!!

Attention aussi aux dindons!

Ah bah en voilà 1

Attention aux coatis !

Ah bah en voilà 2

Attention aux jaguars !… Bah, ils ne sont pas de sortie, on est un peu déçus 😉

Nous voici arrivés. Ohzora nous laisse ici

On passe à côté d’une mare. Attention aux crocodiles !

Nous commençons la visite avec un guide, Carlos, et il est top. Il y a aussi 2 familles avec nous pour le début de la visite.

On passe à côté d’une des nombreuses pyramides encore recouvertes par la jungle.

Le ceiba, l’arbre sacré maya. Carlos nous explique que ses racines sont à angle droit, et chacune indique un des 4 points cardinaux (directions Nord-Sud-Est-Ouest), les branches du haut le ciel, les racines l’inframonde. Il y a des similitudes entre les croyances catholique et maya : dans les villages de la région un ceiba est planté à côté de chaque église et reproduit le signe de croix version naturelle.

On s’enfonce à pied dans la forêt

Aucun des arbres que nous voyons n’y était au temps de la vie à Tikal

Des stèles et d’autres pyramides recouvertes par la jungle

Et la première pyramide restaurée

Nous voyons les singes araignées et nous entendons les singes hurleurs ( mais nous ne les verrons pas)

Entre les arbres on aperçoit le sommet d’une pyramide.

C’est le Temple du Jaguar (Temple de Ah Cacao)

La base de cette pyramide est encore enfouie dans la terre  et recouverte d’herbe. Elle est volontairement laissée en l’état car son dégagement risquerait de saper ses fondations.

On arrive sur la place de la vieille cité. Des militaires veillent sur le site (ici El Palacio sur la place centrale)

Et les archéologues travaillent en permanence à la restauration et à l’entretien de Tikal.

En video :

Le Temple du Jaguar marquera toujours Loïc ! Et  toute la famille d’ ailleurs, même  Legoglück

Le jaguar est un animal sacré, il représente l’incarnation du soleil.

Bâti vers 734, ce temple s’élève à 47 mètres de hauteur. Il contenait à 6 mètres sous terre la chambre funéraire du roi Ah Cacao, l’un des plus grands seigneur de Tikal. La lignée dynastique de Tikal, fondée dès le 1er siècle apr. J.-C., a duré 800 ans et comporte au moins 33 rois

Lui fait face le Temple des masques (Templo de las Mascaras)

La place centrale est magnifique. On monte sur toutes les pyramides sur lesquelles on est autorisés à grimper.

Le superbe Temple du Jaguar est inaccessible car trop dangereux (escalier trop raide) et aussi pour préserver sa structure

Les enfants sont euphoriques et courent dans tous les sens : médaille d’or Alex, médaille d’argent Loïc, et médaille de bronze Victor En face : El palacio

A l’assaut du Temple des masques (Templo de las Mascaras),

Pour y grimper un escalier en bois aménagé pour préserver les marches d’origine et pour des raisons de sécurité

Quand on tape dans les mains, ici aussi l’écho reproduit le son du quetzal. D’ ailleurs c’est de là que vient le nom Tikal qui est en phonétique le cri du quetzal

Vue sur l’acropole

La cité était entièrement pavée et très colorée. Après son abandon , il y a eu beaucoup de pillages,  notamment de linteaux de bois sculptés et peints , par les explorateurs entre autres …..

La ville dominait politiquement, économiquement et militairement une grande partie de la région maya, tout en interagissant avec d’autres régions comme Teotihuacan. Il est prouvé que Tikal fut conquise par Teotihuacan au IVe siècle avec un important métissage par la suite.

Dans les cités mayas, 3 types de bâtiments : les Pyramides servaient à l’astronomie, les Temples à la prière (souvent au sommet ou sur les pentes des pyramides) et les Palacios pour loger les familles nobles.

A droite de la pyramide du jaguar El Palacio et à gauche El Acrópolis Norte

Maintenant, explorons El Palacio sud, véritable dédale de passages et d’escaliers reliant des patios. Ce terme «palais» ne renvoie pas à une fonction spécifique : ces bâtiments peuvent avoir servi de résidence royale ou avoir été le siège de services administratifs

Tikal était la capitale d’un État conquérant qui fut l’un des royaumes les plus puissants des anciens Mayas. L’architecture du site remonte jusqu’au IVe siècle av. J.-C., et Tikal atteignit son apogée au cours de la période classique entre 200 et 900 de notre ère.

On escalade l’Acropole nord et sa plate-forme de 100 m × 80 m, avec ses huit petits temples-pyramides. 

Entre 682 et 734 , la cité s étend sur 160 km2 et compte environ 50 000 habitants .

Au loin on entend le cri des singes hurleurs. C’est très impressionnant. On dirait le cri d’énormes monstres de la forêt alors qu’en réalité ces singes sont tout petits

Tikal, le «  lieu des échos », cité abandonnée à la fin du 9 ème siècle .Pourquoi :Episodes répétés de sécheresse  ? Défrichement intensif de la forêt ? Famines ? Surpopulation ? Révoltes? Guerres ? Intoxication de l’eau par le mercure de la peinture au plomb ? Tout à la fois ?  Personne ne sait vraiment la raison car des temples étaient même encore en cours de construction au moment de l’abandon.

Tikal restera enfouie sous la jungle pendant 10 siècles

On s’enfonce plus loin dans la forêt : El Mundo Perdido (Le Monde Perdu) cœur de la cité entre le IIIe et le Ve s.,

avec sa pyramide centrale de 32 m de haut ; Gran Piramide  (Templo  )V

Pour y monter il faut grimper un escalier en bois aménagé pour préserver les marches d’origine et pour des raisons de sécurité.
Elle permettait de surveiller l approche d éventuel ennemis et  servait d’observatoire astronomique. C’était le centre de la ville sous la dynastie de Patte de Jaguar
Du sommet , on a une vue à couper le souffle.

Vue sur Templo del Gran Sacerdote

Au milieu d’un parc de 576 km2, les ruines représentent 16km2 qui sont le centre de l’ancienne Tikal. Autour, il y avait les maisons plus modestes, construites en adobe, aujourd’hui disparues

Vue sur le Templo de la Serpiente Bicéfala, le plus haut de tous

 

Près de 4 000 structures ont été recensées à Tikal (acropoles, sacbés, réservoirs, pyramides, temples, plateformes)

On observe les fourmis

Et les singes nous observent

Victor s’est endormi on fait une pause bière/ jus et on se sépare du reste du groupe pour le retour.

Le temple du Serpent à deux têtes (Templo de la Serpiente Bicéfala IV),  avec ses 65 m de haut est le belvédère ultime sur Tikal et ses temples de pierre dépassant la canopée.

On y montera à tour de rôle puisque Victor dort (Glück monte avec Alex pendant que Dame Glück joue aux espions avec Loïc) puis on inverse
Du sommet vue sur :
A gauche, le Temple du Jaguar et le Temple des Masques.
A droite, le Temple III (Templo del Gran Sacerdote)

Cet autel présente le portrait sculpté de deux nobles, dont l’un est probablement Jasaw Chan K’awiil I. Ils accomplissent un rituel utilisant les os d’une femme importante.

Le Complexe des Pyramides Jumelles

El Palacio de los Murciélagos (le palais des chauves-souris) ou Palacio de las Ventanas (palais des fenêtres)

ou Palacio de los Coatis ?

 

La bien chouette Place des Sept Temples

Tikal le rêve de Glück depuis des années nous laissera un souvenir impérissable.

On se dirige vers la sortie, pile à l’heure pour le repas dans le restaurant de l’accueil. Une bonne soupe pour démarrer

Et bien sûr la cerveza pour aller avec le repas

Notre chauffeur est au poste et nous ramène à la petite ville de Flores en une heure. 

Quelques vues aériennes de Tikal :

On lui demande de nous déposer directement sur l île car il est à peine 17h et on a envie de faire un tour en bateau sur le lac 😉

en video :

Du Mexique au Guatemala en pirogue

Mardi 17 avril 2018,  Mexique. 

Il est un peu moins de midi lorsqu’on quitte en minibus la vieille cité de Bonampak direction Frontera Corozal.

En 20 minutes on arrive dans cette petite ville de 5000 habitants qui pour nous est la sortie du Mexique pour atteindre le Guatemala.

En video :

 

Première étape : la douane mexicaine (Oficina Migración. INM)

Au début, il n’y a personne puis le gars qui était dehors se décide à venir nous faire les papiers. On ne le sent pas trop celui là, hyper mielleux. Il nous annonce que pour aller au Guatemala c’est un tarif assez conséquent en pesos chacun, même pour les enfants ! Exclusivement en efectivo (en liquide). et sans reçu … Ah ouais quand même 🙁 !!! Il est gonflé celui là. Il nous dit que c’est parce qu’on est restés longtemps dans le pays. on est pas vraiment convaincus par ses explications ….

Bon bah si on veut continuer on n’a pas le choix il faut lui filer les billets. Sur le coup, on se demande s’il ne nous a pas arnaqué, mais ça fait partie du jeu … Plus tard on apprendra bien que c’était abusé . Un grand  classico.

Deuxième étape : el embarcadero
On marche ensuite jusqu’à la rivière el río Usumacinta. C’est là que nous quittons le reste du groupe. Eux poursuivent par la visite de Yaxchilan et rentrent à Palenque le soir. Nous, nous allons en direction du Guatemala !

De l’autre côté de la rivière c’est le Guatemala. Mais pas de pont pour la traverser

Alors il faut prendre la lancha (pirogue à moteur) pour longer la rivière jusqu’au village le plus proche sur l’autre berge. El Rio Usumacinta est une frontière naturelle entre le Mexique et le Guatemala. Le chauffeur de bus nous dit qu’il nous y récupèrera ici même pasado mañana (après demain)

Vamos pour 10 km de navigation

On est protégés du soleil et de la pluie par une palapa

On est au milieu de la forêt tropicale et des zones de cultures. Ici pas de quai

On navigue une vingtaine de minutes sur le fleuve, où heureusement nous ne verrons pas de crocodiles (la rivière en est pourtant infestée)

A la place des crocos, juste des dames du village voisin qui lavent leur linge. Ici pas de machine à laver.

On ne s’attendait pas à se trouver dans un lieu aussi sauvage pour franchir la frontière, c’est une belle surprise

13h30 : ça y est après une demi heure de navigation, on arrive sur la berge Guatémaltèque.

Sauf  qu’on va gagner une heure. Ici au Guatemala, il est 12h30

Bethel, un tout petit village frontière. Notre chauffeur prénommé Ohzora nous y attend avec sa voiture. Il est très sympa

On monte tous les 6 dans sa voiture

Une locale nous propose du change au black mais son taux n’est vraiment pas intéressant. Elle  démarre d’emblée en nous proposant un change où elle se met 30% de commission. Du coup, même si elle baisse ensuite ses ambitions, on n’a pas confiance et on ne fera pas affaire ensemble.

On traverse le village pour arriver à la douane Guatémaltèque (Delegacion de Migracion)

Y a pas grand monde. Juste quelques locaux. Pas un touriste. On est vraiment au bout du monde.

Et ça vaut la photo, une petite guitoune délabrée … 2 employés arrivent en même temps et se répartissent nos passeports. Ils sont sympa et accueillants et nous souhaitent la bienvenue dans leur pays.

Ici pas de bakchich ! ça fait du bien. Par contre à la différence de l’Argentine et du Chili, au Guatemala on se vouvoie : le usted/ ustedes est utilisé au lieu de tu

Le Guatemala a une réputation sulfureuse et reste un pays dangereux. Ces photos d’enfants disparus n’ont rien de rassurant. Mais on sait ce qu’on fait. On restera prudents. On a bien écouté les conseils d’autres voyageurs et des locaux.

Et là un truc énorme ! Une locale rentre et nous propose sous le nez du douanier du change de la main à la main !!!! Euh… on est mal à l’aise et on lui dit pas maintenant mais elle ne sera pas dehors à notre sortie, dommage qu’elle n’ aie pas attendu, son taux était plus raisonnable on aurait pu s’entendre.

On découvre donc la monnaie locale, le fameux quetzal, comme l’oiseau !

Au passage, on a gagné une heure et on s attend à arriver tôt à Florès, notre destination.

Un peu moins de 100 km, on se dit une heure voire 2. On demande au chauffeur et là, on apprend qu il va nous falloir 4 heures !!! On comprend vite pourquoi, c est de la piste défoncée, on roule max à 25 km/h

On quitte peu à peu la jungle pour traverser les régions agricoles

Il est déjà 14h00 et nous avons quitté Palenque ce matin à 5h30. Longue et riche journée. Même nos énergiques garnements sont au bout du rouleau

Notre conductor Ohzora, malgré la route défoncée, conduit bien et prudemment. 

Des feux de brousse ou des cultures sur brûlis

Le Guatemala est un des pays les plus pauvres d’Amérique Centrale

La religion y a une part importante. Partout des églises évangélistes

Pendant tout ce temps nous ne croiserons quasiment aucun autre véhicule

On traverse le premier village

et les églises colorées sont partout

La route magnifique, des petites maisons simples mais d’un beau vert et bleu, très typique. Dame Glück se sent vraiment dépaysée et inspirée par l’endroit

On traverse notre première petite ville du Guatemala

Glück est beaucoup moins séduit et ressent la pauvreté voire même la misère. On croise beaucoup d’enfants mais…

Ohzora nous explique qu’ici les enfants vont à l’école le matin mais l’après midi ils travaillent avec leurs familles dans les champs ou dans les petits commerces.

Culture numéro 1 ici : le maïs

San Francisco mais sans son Golden Gate

Oups là c’était pas le moment de faire une photo Mr Glück !!! des militaires en ligne de mire !!! la gaffe !!! On dirait qu il le fait exprès :- D Ils nous regardent d’un oeil noir mais ils nous laissent passer. Ohzora nous dit de faire plus attention. Ici les militaires ne plaisantent pas !

bus scolaire

bétaillère

Papayes

El Fuego. cela vient d’un puits de pétrole. ici il y a des gisements

trabajo ?

siesta ?

le bois une ressource très prisée ici…

mais tout le monde n’est pas logé à la même enseigne…

et encore des militaires

Après 4 heures de route on arrive à notre destination: la ville de Florès

avec ses mini taxis

On arrive à notre hôtel vers 16h30 

Quelle journée !!!

Petite pause avant de visiter la vielle ville de Florès au coucher du soleil :une presqu’île au milieu d’un lac.

En video