Dernière soirée au Mexique (Playa del Carmen) avant un hypothétique départ pour Cuba

Dimanche 22 avril 2018 : Bacalar, Mexique

Après notre super journée dans les eaux tumultueuses de « Los Rapidos » nous reprenons la route vers Playa del Carmen

4 heures de route toute droite en repassant par Tulum

Et en suivant les fameuses cox mexicanas ! et elles ont du coffre

On refait le plein d’essence. Et encore une fois le pompiste essaie de nous rouler, mais cette fois, on ne se laissera pas faire eh eh

On s’approche de Playa del Carmen avec ses centaines d’hôtel de luxe le long de la côte.

On arrive vers 19h30 à l’hôtel (Maya Turquesa). Impossible de se garer alors qu’il était censé y avoir un parking. On sort nos bagages à l’arrache pour les mettre dans le couloir de l’hôtel. Sauf que le Check in est interminable avec une réceptionniste nouille. 

L’hôtel est sympa avec une jolie piscine dans un patio. Et on compte bien en profiter. Sauf qu’il faut qu’on rende la voiture avant que l’agence de location ferme.

On monte vite fait les bagages dans la chambre puis on file rendre el caro à l agence dollar, ouf, tout est ok 🙂

On passe devant les nombreux bar branchés de Playa

De retour à l’hôtel (à pied, forcément !), on réserve le transfert en taxi pour le lendemain. Il est trop tard pour se baigner car on a RDV avec Alizée qui nous rejoint pour aller manger

Alyzée nous conseille d’aller au plus près, à l’Italien du coin de la rue qui est très correct.

Excellente soirée !

On se boit 3/4 l de cerveza chacun (enfin pas les enfants bien sûr !) car on a besoin de décompresser après avoir tant speed les derniers jours.

On se couche bien vite en rentrant dans notre petite chambre commune à l’hôtel, après une petite douche juste pour Loïc qui a eu la turista.

On se réveille très tôt, une heure avant le réveil. Glück culpabilise de ne pas avoir renvoyé les fiches d’inscription pour la rentrée des classes des petits. Car après cette année d’itinérance on prévoit un retour à la Réunion dans 3 mois. Il le fait pendant que Dame Glück finalise les sacs et répond à quelques messages.

Le taxi est à l heure et nous amène comme convenu à l aéroport de Cancun. Il est très agréable. En discutant avec lui on découvre qu’il travaille 7j/7 et parfois même la nuit pour pouvoir élever ses enfants . Le vie est souvent dure au Mexique. Beaucoup de mexicain viennent ici au Yucatan pour trouver du travail et s’éloigner des régions peu sécurisées comme Acapulco qui est en faillite et les campagnes où la misère régne. Le contraste est saisissant ici car de nombreux gringos (touristes étrangers souvent des US) viennent dépenser des fortunes pour profiter des plages de Cancun et des attractions diurnes et nocturnes. La péninsule du Yucatan est un eldorado dans un Mexique en pleine crise politique et sociale.

On est un peu stressés de ne pas pouvoir décoller pour Cuba, surtout Glück car pour l’instant on n’a trouvé aucun moyen d’obtenir un visa sans passer par un consulat. Or le plus proche est à plus de 1600 km. C’est ballot quand on sait que la Havane n’est qu’à 500 km d’ici à vol d’oiseau. Mais il  y aurait un filon dans l’aéroport de Cancun…

Au bout d’une heure de route, nous voici à l’aéroport de Cancun. Une dame nous indique qu’on peut faire les 5 visas sur place. YES ! Et en moins de 5 minutes les formalités du visa pour cuba sont réglées, il n y avait donc aucune raison de s’en faire !

On va prendre un solide petit déjeuner : café , burgers et gâteaux. On se pose unpeu  jusqu’à l heure du Check in

La file du check-in n avance pas. Pas grave. Un gringo qui attend aussi en profite pour y faire un petit concert 😉

Sur le tarmac…

… ça bouchonne aussi. Et pas facile de passer devant une hôtesse peu compréhensive qui veut absolument qu’on présente chacun nos passeports un à un avec 3 petits gars de 10, 6 et 3 ans !

en video :

Décollage

au dessus des lagunes et du lagon

des golfs et autres parcs d’attraction

La ville de Cancun compte à elle seule près de 1 million d’habitants. Elle est divisée en trois parties :

voici la célèbre zone hôtelière et touristique, située sur une bande de terre de vingt-trois kilomètres entre la mer des Caraïbes et la lagune Nichupte

voici la partie sauvage avec un zoo

et au loin plus dans les terre, la zone urbaine, où se regroupe la majorité de la population et où sont installées la plupart des institutions de la ville.

Adios Mexico… on t’a adoré !

Bon bah là on est vraiment HS !

1h30 de vol – 500 km. Cuba nous voilà !

Los Rapidos de Bacalar

Dimanche 22 avril 2018 : Mexique

Après longé tranquillement la lagune de Bacalar en voiture, nous arrivons à notre objectif de pause baignade-repas : « Los Rapidos » de Bacalar.

C’est un lieu hors du commun qui nous a été conseillé par la famille française qu’on a croisée hier à Calakmul.

 

 

 

En fait c’est une rivière (à fort courant : rapidos !) qui est alimentée par une multitude de sources souterraines d’eau douce et qui se jette ensuite dans la lagune salée.

La couleur de l’eau est surréaliste.

On se rend compte que c’est aussi ici que la famille Baltzer en Vadrouille nous avait conseillé de venir. Le hasard fait bien les choses. Les enfants ont hâte d’aller goûter l’eau.

Vamos ! Tout le monde à l’eau !

Et c’est parti pour un tour de manège !

Le courant nous emmène à toute vitesse

C’est l’extase !

 

Des cordes sont disposées en travers de la rivière pour nous éviter de dériver trop loin en aval; et vu le courant, ce n’est franchement pas inutile !

Franchissement de la première sans encombre

Mais ensuite Victor échappe à la vigilance de Mr Glück

C’est chaud avec les enfants ! A un moment, Victor se retrouve coincé par une corde au niveau de la gorge . Il est secouru par ce gentil monsieur qui mangeait juste en face et qui n’hésite pas à se jeter à l’eau pour l’aider

 

La vie tient parfois  à un fil; dans le cas présent à une corde…. Sans l’aide de cet homme, peut-être que les choses auraient mal tourné pour Victor et toute la famille Glück.
Ce moment a été un tournant de nos vies. Gracias !!! Mille merci amigo !
On te doit beaucoup. 

On est tous sonnés et euphoriques en même temps. La vie est fragile et il est  temps d’en profiter plus que jamais!

On prend notre temps pour manger sur place

sous l’œil bienveillant de notre sauveteur et de sa petite amie

Il y a beaucoup de monde et le serveur est complètement débordé.

Allez encore un dernier bain pour les enfants et Glück !

C’est l’heure de remonter

on quitte à regret cet endroit magique

On  reprend la route vers 16h, car elle est encore longue jusque Playa del Carmen.

Juste pour le plaisir quelques vue aériennes du site :

La vidéo :

Bacalar et sa Lagune aux 7 nuances de bleu

Samedi 21 avril 2018 :
Il est plus de 16h00 lorsqu’on quitte la vieille cité Maya de Calakmul perdue dans la jungle toute proche du Guatemala.

Une longue route nous attend. On appréhendait un peu mais Glück semble en forme (sauf qu’il enfonce un peu l’arrière de la voiture sur un arbre en sortant de sa place de stationnement, Gloups !)

Route sans problème, entre forêts et terres agricoles

On traverse quelques rares villages où la vie semble paisible

Double Topes… ça rime avec F… (et ça y ressemble)

Dans chaque village des marchands ambulants, et souvent accompagnés de leur famille

Des paysans en charrette

Et la voiture vedette du Mexique. Tunée cette fois

Après 4 heures de route (8 heures sur la journée), on arrive à Bacalar accueillis par le soldat combattant

On s’installe dans une petite pension très correcte tenue par un petit papy sympa.

On se renseigne pour organiser une excursion pour le lendemain vers la lagune de Bacalar, ça semble bien. Mais quand on repasse après s’être reposés un peu (et avoir acheté nos billets d’avion pour quitter le Mexique dans 2 jours), les prix ont nettement augmenté. On voit bien qu’on se rapproche de Cancun -Playa del Carmen- Tulum car l’ambiance redevient touristique : le gringo est là pour cracher un max d’argent, on sent que ça ne va pas nous plaire ! Donc ce sera nada : Demain, on se débrouillera à l’arrache en mode impro comme on aime tant !

Il est l’heure de trouver un restau. On se dirige vers le centro de Bacalar. On galère un peu car c’est bondé de touristes. Alors on décide de se faire un gastro en terrasse à l étage, où on mangera un excellent poisson !!!

On est tous les 5 HS après cette journée bien remplie

Loïc est épuisé et craque…

mais ça ira mieux une fois son assiette arrivée et son petit ventre rempli ;_)

D’ici on peut admirer le spectacle de rue du jongleur de feu

En video :

Après une bonne nuit de sommeil, on réorganise nos sacs à dos puis on se prend un petit déjeuner à 2 à l’hôtel pendant que les enfants se reposent. C’est un des rares moment d’intimité qu’on a depuis des semaines…

mais ce sera de courte durée car Victor nous rejoint bien vite. Et c’est tout aussi bien, car pour nous voyager avec nos 3 bouts de choux c’est le pied

La météo est assez mitigée, on ne regrette donc pas vraiment la sortie en bateau sur la lagune

Peu à peu le soleil prend le dessus et on decide de longer la lagune par la route. Les couleurs sont magnifiques

Plein de jolies villas avec leur plage privée. On est loin de l’ambiance du Chiapas. Ici c’est le monde de la jet set

On trouve enfin une plage accessible pour pouvoir piquer une tête

Sauf que c’est pas vraiment public… continuons notre route

Nous passons devant le Cenote Azul

On décide de pousser plus au Sud vers « Los Rapidos » de Bacalar un lieu qui nous a été conseillé hier par une famille française. Et cela nous réservera bien des surprises 😉

Calakmul, la megacité dans la jungle entre le Mexique et le Guatemala

Samedi 21 avril 2018 : Calakmul, Mexique

En video :

 

Après un départ très matinal de Escarcaga, on bifurque au village de Conhuas vers le Sud en direction de la biosphère proche du Guatemala. Il reste 60 km à parcourir en voiture (1h30), sur une route très isolée dans la jungle

En fait c’est très carrossable

On passe 2 guitounes : quelques pesos pour le début de la route et quelques autres pour la fin. C’est pas cher mais c’est un vrai business local.

On croise des « dindons- paons »

On appréhendait un peu car c’est une zone de passage des narcotrafiquants en provenance d’Amérique Centrale et c’est aussi une région crainte par les mexicains en raison de l’agressivité de certains policiers plus ou moins clean qui verbalisent sans raison pour quelques pesos.

Mais ça se passe bien. Batman est là pour nous protéger

Nous voici arrivés à l’entrée du site archéologique

La vieille cité abandonnée de Calakmul est située au beau milieu des 7 200 km2 de jungle du bassin du Petén.

Et c’est parti pour une jolie rando dans la jungle en direction de la cité perdue.

On rencontrera un lézard à la tête improbable

Et Lolo de crier ; « Eh regardez là au dessus de nous dans l’arbre ! » « C’est un serpent vert fluo !!! ». Il nous observe puis se planque dans les feuillage. Il mesure un bon mètre de long. On apprendra plus tard que c’était un Oxybelis fulgidus, ou serpent liane.

On atteint les premiers vestiges de l’ancienne civilisation Maya

On ne se lassera jamais des grands escaliers !!!!

Cette puissante cité maya fut habitée pendant plus d’un millénaire, avant d’être engloutie par la jungle après son abandon.

On se régale. Du sommet des pyramides, quelles vues !!!! Certaines sont en train d’être nettoyées et restaurées;

Oubliée depuis des siècles, Calakmul fut redécouverte par exploration aérienne en 1931.

50 000 personnes y vivaient et contrôlaient des localités situées à une distance allant jusqu’à 150 km. Au total 6 750 structures anciennes identifiées

Calakmul était reliée par une chaussée aux ruines d’El Mirador ,situées au Guatemala (à 38 km).

Plein de stèles partout

On approche de la grande Pyramide

Plus de 50 m de haut, ce qui en fait une des plus hautes de la civilisation maya. Quatre tombes y ont été localisées.

A l’assaut !!!

C’est parti les zozos !

Victor tient absolument à monter jusqu’en haut avec ses petites jambes. Quel courage!

D’ici on domine de nombreuses autres pyramides

Un palais de neuf salles a été construit au sommet de la pyramide, supportant un toit dentelé monumental avec une décoration de bas-relief en stuc peint.  certaines étaient utilisées pour la préparation des aliments, et il y avait un sauna

Petite pause avant la descente

On rencontre une famille de Perpignan bien sympa

avec leurs 2 enfants, Baptiste et Maëlys. Ils sont en vacances 3 semaines au Mexique.

Puis on se rend compte que juste au dessus de nous dans les arbres, une famille de singes hurleurs se balade tranquille, avec un tout petit

voici leur cri (les mêmes que ceux qu’on avait entendu à Tikal) :

Leur cris portent jusqu’à 5 km. Ils se baladent en clan.

Ils nous racontent que sur la route qu’on prend juste après (et que eux viennent de faire), ils ont eu à subir la « mordida », la fameuse morsure de la police

Bon maintenant à l’assaut de  l’autre pyramide géante (50 m quand même!)

La cité construite sur un dôme calcaire de 35 m de haut s’élevant au-dessus des marais environnants constituant une source importante d’eau pendant la saison des pluies. Ces marais sont reliés à un système sophistiqué de  canaux pour irriguer les cultures.

Il fait chaud et soif ! A la sortie ,

on se rachète de l’eau bien fraîche. Une grosse route nous attend en direction de Bacalar (4 heures).

en video :

De Palenque à Calakmul

Lundi 20 avril 2018. Palenque. Mexique

Hôtel Cañada International

On ne met pas de réveil ce matin. Il est nécessaire de récupérer après notre grand périple de 3 jours au Guatemala. On fait tranquillement nos préparatifs, et puis le blog.  Un bon petit déjeuner que Glück est allé acheter à l’Oxo du coin et c’est parti sauf que…

La polyurie-polydipsie de Loïc commence à franchement nous inquiéter. Alors on se décide à aller voir un médecin. C’est en ville et on nous annonce une heure d attente.

Dame Glück reste avec lui tandis que Glück rentre à l hôtel avec Alex et Victor.

Le jeune médecin mexicain est plutôt sympa. Il est bien consciencieux et passera bien 20 bonnes minutes avec nous. Il fait immédiatement un  dextro a 0,92 , ouf ! Pas de signe de diabète.
La consultation ne coûtera que 50 pesos, soit environ 2,5 euros ! Certes c’est une consultation publique mais quand même, il y a de grosses inégalité de salaires par rapport au secteur médical privé mexicain. Faut pas s’étonner que certains médecins ici travaillent aussi comme taximan la nuit pour gagner leur vie décemment. C’est fou quand on voit le prix de certaines autres prestations comme le tourisme local !

On rentre à pied à l’hôtel et au passage on s’achète un kilo de mangues à 20 pesos (1 euro!)

On rejoint Alex dans la piscine

Victor a un petit coup de pompe

Après s’être bien détendus, on va se faire un bon repas chez notre pote restaurateur allemand en face. Toujours aussi sympa, copieux et succulent.

Il est plus de 15h30 quand on se met en  route en direction d’Escarcega. 3 bonnes heures de route nous attendent.

On quitte l’Etat du Chiapas vers le Tabasco puis l’Etat du Campeche

Plein de topes et les 2 petits zozos sont durs. On en profite pour faire des activités scolaires avec Loïc. La vie est bien plus dure pour les enfants mexicains qui tiennent boutique avec leurs parents après l’école.

La majorité de la circulation ici : de gros camions

On longe des champs de palme à perte de vue

Le route est bonne mais la circulation est dense

On est au milieu de plein de camions de produits inflammables

un sombrero hombre ???

Changement d’Etat

Quelques villages. Et comme toujours au Mexique plein d’églises

Nous arrivons vers 19h00 à Escarcega notre ville étape

Notre hôtel (Global Express Hotel) style motel est juste ici derrière la pompe à essence. On en profite pour faire le plein. Glück « El Lléno, por favor ». Le pompiste : « Si señor ». Il met le remplissage automatique. Repart. Ok le réservoir est rempli. Sauf qu’une autre pompiste arrive et dit que ce n’est pas plein et remet une bonne dose pour quelques pesos de plus. Alors que je suis sur que c’était plein.  C’est une Arnaque à la pompe ! Bon on ne fera pas d’histoire. Mais sachez qu’ici si vous faites le plein mettez vous d’accord sur un prix fixe pour éviter ce genre de déconvenues.

La piscine est sympa sauf qu’il est déjà tard et ça caille trop pour faire un plouf. Pour la première fois depuis qu’on est au Mexique on aura une soirée fraiche!

On décide de sortir pour aller manger. On va retirer de l’argent puis au burger king. On préfère le drive plutôt que de laisser la voiture sur le parking car il y a des gamins qui s amusent à monter sur les voitures et pas mal de traînards

Alors on va ensuite faire un tour en voiture au centre ville pour retirer de l' »efectivo ». c’est soir de marché

Escarcega est une ville banale sans grand  intérêt mais les gens sont sympas (en dehors des pompistes et des voyous ;-))

On rentre à la chambre avec nos burgers sous l’œil du réceptionniste bodybuidé.  En dessert ce sera des mangues, puis dodo en zappant la douche !!!! What ? Les crados !

Après une bonne nuit de sommeil, on se lève un peu tôt car on a prévu d’aller visiter un site historique perdu au milieu de la jungle. Et pour ça il faudra au moins rouler pendant 8 heures sur la journée et marcher pas mal de temps dans la forêt.

On quitte la ville d’Escarcega

ça rime avec Coca Cola

Activités avec Loïc : les carottes adorent les ânes et ils mangent de l’herbe
😀
(c était des phrases à remettre dans l’ordre)

Et madame tortue : va aller en Amérique? Veut voir les poissons? A des cheveux ?
Lecture avec Victor de la BD de Moana

Encore quelques heures de route. A partir de Conhuas on va prendre une route isolée dans la jungle pour atteindre Calakmul eh eh eh !!!!

Yaxchilán, la cité des pierres vertes uniquement accessible en pirogue

Jeudi 19 avril 2018 : Frontera Corozal, Mexique

Après une longue route de 4 heures au Guatemala, 30 minutes navigation en lancha pour arriver au Mexique à la frontera Corozal

On est là comme convenu au point de rendez.  Oui, mais- pas comme convenu !- il n y a personne pour nous recevoir !!! On attend sur les bancs de l’office de lancha en mangeant des cacahuètes avec quelques gentes du coin et en regardant la télé .  

Au bout de 3/4 d’heure, notre guide de l’agence mexicaine nous rejoint avec son petit groupe pour nous faire visiter la cité de Yaxchilán. Il est midi, on s’est levé à 5h30,  et on a un peu la dalle quand même. Mais il va falloir patienter car le repas n’est pas prévu tout de suite.

On se dirige vers les lanchas. Car Yaxchilán est une vieille cité maya isolée dans la jungle au bord la rivière, sans aucun accès terrestre. Pas de route pour s’y rendre, seulement des petits bateaux.

en video :

 

Et c’est reparti pour un tour

Il nous faudra 40 minutes de navigation sur le Rio Usumacinta, ancienne voie d’échanges entre le Peten et le Chiapas.

Les Glücks accostent en terre maya

Victor épuisé s’est endormi. Dur pour Dame Glück car il va falloir le porter et grimper!

la vue sur la rivière se mérite

Encore un petit effort pour gravir ce sentier forestier

Yaxchilán, signifie la cité des pierres vertes. Elle a été habité pendant plus de mille ans dès le IIIe siècle avant JC

Yaxchilán nous voilà!
Voici la structure 19, édifice sur 2 niveaux appelé aussi labyrinthe

On rentre dans ce bâtiment. Ici pas de lumière ni de fenêtre ; l’avancée dans l’obscurité servait à simuler les passages dans l’inframonde au cours des rites initiatiques. Et là, le pompon : le guide (le même qui nous avait fait visiter Bonampak 3 jours avant) n’a même pas une loupiote. C’est grâce aux téléphones portables de certains participants qu’on peut s’en sortir!

Dans la 1ere salle, il y a de toutes petites chauves-souris pendues au plafond qui nous regardent

On décide vite de s’éloigner du guide. On en a marre avec ses “entonces, vale familia“. Perdons nous seuls dans ce labyrinthe !

De l’autre côté de l’inframundo : La Luz (La lumière!)

Encore un site magique perdu dans la jungle.

Les ruines de Yaxchilàn occupent une position centrale dans la forêt Lacandone.

On quitte le reste du groupe pour avoir plus de liberté

On grimpe sur tous les escaliers qu’on voit en direction des édifices

Et ça monte sévère

La descente est raide. Forcément.

Les arbres sacrés ceibas et les cris des oiseaux nous montrent la direction 😉. 

Allez encore une petite montée de 40 mètres ! Quelques volées de marches au milieu de la jungle. C’est le plus bel ouvrage réalisé par Pájaro Jaguar IV (752 à 772 après JC) et aussi le mieux conservé. Cet escalier a été construit avec de grands blocs sculptés.

A mi chemin, on arrive  une petite esplanade où se trouve un sanctuaire avec la stèle 2 (confectionnée en 537 après JC).

A l’intérieur les chauves souris ne nous quittent pas des yeux

On rencontre en haut un couple de notre groupe qui comme nous s’est éloigné du groupe et du guide « Entonces ».

Lui est mexicain de Mexicó City, elle est portugaise, bien sympas. Ils sont étudiants en archéologie.

Tout en haut, le Gran Acropolis est rectangulaire, avec une baie couverte d’une voûte et deux pièces aux extrémités. Il préserve le stuc qui le recouvrait et les traces de peinture rouge.

Loïc répond au copain de la portugaise qui demandait s’il ne parlait pas espagnol : « si !! Hablo un poco español ! »

A l’intérieur un gardien veille sur les lieux

Pendant ce temps, notre nouveau compagnon archéologue nous explique qu’en haut dans les 2 excavations un buste et une tête, ceux d’ Oiseau Jaguar, décapité au XIXème siècle, ont été volontairement séparés et que selon la croyance maya lacandone le jour où ils se retrouveraient rassemblés serait le jour de la fin du monde car les Jaguars célestes dévasteront le monde.

Une stalactite sculptée

On redescend ensemble et on croise le groupe qui monte . 2 gars français ont retrouvé les lunettes de Dame Glück qu’elle avais perdues en montant avec Victor à bras, On a eu vraiment eu de la chance sur ce coup là !

Yaxchilán devint l’un des centres les plus puissant de la région vers  400 après JC sous les règnes de Bouclier-Jaguar et d Oiseau- Jaguar puis abandonnée brutalement au début du IX eme siècle; L’une des caractéristiques les plus remarquables de Yaxchilán est le grand nombre de linteaux avec écriture glyphique, jusqu’à présent on en a identifié 60. Ces différents aspects de la vie de ses dirigeants et de leurs aventures politiques sont racontés.

Les enfants s’amusent commes des fous sur la Gran Plaza

Ils courent et sont heureux dans le parc qui est magnifique

Loïc fait une grosse crise et on entend de loin son bruit de porte qui couine

Notre acolyte portugaise nous dit qu’elle file voir une autre partie du site avant l’heure du rassemblement du groupe. Sauf que c’est l’heure de reprendre la lancha, mais son copain mexicain vient nous dire qu’elle n’est pas rentrée et qu’il faut dire au guide « Entonces » de l’attendre. On apprendra par la suite qu’elle s’est pris un gros savon

une vue aérienne du site « volée » à shutterstock

Et c’est reparti pour 3/4 de navigation direction Corozal à contre courant

« Mira aqui !  » (regardez la bas sur la rive !!!

Un crocodile !!!!!

Victor se rassure avec son pouce

Le croco nous montre sa dentition. Bien équipé le bestiaux. C’est la première fois qu’on en voit un dans son milieu naturel ! Et hop il plonge dans l’eau. Mieux vaut ne pas se baigner ici !

Et pourtant sur l’autre rive (Guatemala) des enfants se baignent !!!!

Nous voici de retour a Frontera Corozal. Ici non plus sur la rive mexicaine, les enfants n’ont pas peur des crocos

On espère le repas au retour mais non! Voilà qu’ils veulent qu’on aille faire les papiers à la douane côté mexicain avant! Alors qu’on avait plus que le temps de faire ça tranquillement le matin ! Les enfants sont affamés et nous aussi!

Allez cette fois ci c’est rapide. Et on ne se fait pas racketter comme à l’aller par le douanier.

Le repas est plutôt sympa, on mange avec les 2 gars français (qui nous avaient retrouvé les lunettes), la portugaise et son pote mexicain (les archéologues)

Puis on reprend la route en bus avec un chauffeur, …encore pire que celui de l’aller, ce qui est un exploit! 4 heures de topes, de dépassements imprudents, les enfants en vrac, on arrive à 21h30 à Palenque, épuisés. On récupère notre chambre dans le chouette hôtel Cañada international et on chope 2-3 trucs à la tienda pour manger car on n’a pas le courage de ressortir.

En video :

La campagne du Guatemala au Mexique

Jeudi 19 avril 2018 : Flores, Guatemala

Lever 5h30 ce matin. Notre chauffeur Ohzora arrive à notre hotel.

Il nous prend en charge pour les 4 heures de route dans la campagne du Guatemala jusqu’au village frontière.

Après la ville… la campagne à perte de vue avec quelques villages

On passe devant une quantité incroyable d’églises évangélistes

mais aussi à côté d’un avion de chasse

d’innombrables maisons colorées

de missions religieuses

de pick-up surchargés de bon matin

de panneaux publicitaires pour Pepsi et son ami Jesus

d’abuelos qui conduisent los niños à l’école

de temples adventistes

de bus jaunes

et d’autres églises pimpantes

de gisements de pétroles

qui fument à côté des prairies et des vaches

d’haciendas

de champs de palmes

de monts et de vaux

d’églises de los amigos

de travailleurs matinaux qui creusent à la pioche (ici pas de bulldozers)

le salaire moyen au Guatemala est de 300 USD par mois, ça fait réfléchir..

Partout des casas colorées

des tiendas

des mujeres qui font la lessives

la vie calme d’un autre temps

des palmiers

des déchetteries plus ou moins sauvages grrrrr

des niños a bicicleta

des taxyclomoteurs en attente

C’est l’heure de l’école

les églises sont souvent sommaires

C’est l’heure de l’école pour les enfants de ces  villages aussi

un cavallero

la piste devient de plus en plus cabossée

les cochons nous saluent

Nous arrivons au petit village frontalier de Bethel. Le passage de la « migracion » se passe aussi facilement qu’à l’aller ; ici, on ne nous fait rien payer pour sortir du pays !

On retrouvera la même arnaqueuse au change mais cette fois on n’a pas le choix, il faut qu’on se débarrasse de nos quelques quetzals. Elle tient sa revanche et nous le fait bien comprendre en nous faisant un taux ultra pourri.

Il est temps de quitter notre chauffeur avec qui on a passé 3 jours très sympas. Ohzora El conductor nous aura montré plein de choses sur la vie ici au Guatemala et nous a été d’une grande aide. Gracias y Adios Amigo !

Comme à l’aller, pour retourner au Mexique il faut prendre la lancha.

On navigue sur el Rio Usumacinta pendant 10 km en longeant l’autre rive : le Mexique.

On accoste sur un îlot

puis on traverse un premier ponton flottant

Puis un deuxième. Ici au Guatemala il est 10h15. De l’autre côté c’est le Mexique où il 11h15 !

On arrive comme convenu au point de rendez.  Oui, mais- pas comme convenu !- il n y a personne pour nous recevoir !!!

On attend sur les bancs de l’office de lancha en mangeant des cacahuètes et en regardant la télé . Malheureusement nous devons subir le programme des employés : un film ultra violent de mafia coréenne et une émission sur les serpents, un vrai bonheur !

Au bout de 3/4 d’heure, les gars de l’agence arrivent. On espère le repas mais non, il faut enchaîner sur la prochaine visite : Yaxchilan. Vamos

Flores, la vieille ville guatémaltèque sur le lac

Mardi 17 avril 2018 : Flores, Guatemala

Nous sommes debout depuis 5h00 du matin et après avoir traversé le Chiapas au sud du Mexique en minibus pendant 5 heures, visité la cité de Bonampak, traversé la frontière en pirogue, roulé 4 heures en voiture sur une petite route défoncée, et ben on est quand même  enfin arrivés à la petite ville de Flores… à peine fatigués et prêt à visiter les lieux !
On dépose nos affaires à l’hôtel pas loin du lac. Il est 17h30.

Flores est une petite ville réputée tranquille sur une île du lac Peten Itza, reliée par un pont à la terre ferme
Malgré la « fatigue », on a encore la force et l’envie de découvrir l’île de Flores. On se remet en route et on traverse le pont à pied. (en haut de la photo).

Glück est stressé et ne se sent pas en sécurité. Le pays a une réputation sulfureuse et le jour commence à tomber. Il a peur qu’une faune peu recommandable soit de sortie.

Mais le bord du lac est vraiment tranquille.

En Maya Yucatec : Peten = île, et Itza = peuple. Des insulaires quoi !

On se laisse aller le long des ruelles pavées dans cette atmosphère magique.

On se rend vite compte qu’on est dans un endroit chaleureux loin des craintes qu’on aurait pu avoir. Les gens nous font de beaux sourires.

On arrive au parque central, c’est tranquille, bordé par la jolie église en restauration. C’est ici qu’en fin de journée, beaucoup de locaux se rassemblent et jouent au foot, aux cartes … c’est un vrai lieu de vie.

On se laisse aller à l’instinct dans les dédales de ruelles avec leurs maisons aux jolies couleurs.

On nous propose un tour en bateau de 30 min sur le lac pour 10 quetzal soit un peu plus de 1 euros. On est loin des tarifs du Yucatan ! Mais le gars a les yeux fort rouges et de toute façon on n ‘a pas de liquide, on verra demain !

On assiste à un des plus beaux couchers de soleil qu’on ait jamais vu !!!

En video :

 

 

 

On avance un peu pour trouver un restaurant car on commence à avoir mal aux jambes et bien faim !

L’emplacement au bord du lac est top mais bon il faut le reconnaître c’est un peu trop chic et cher alors qu’on n’ y mange pas très bien. Viande trop cuite, margaritas trop lights, seule la horchata d’Alex à la cacahuète relève le niveau 😉

On passe quand même un bon moment, car on n’avait pas mangé depuis ce matin et les petits peuvent continuer à ce défouler ; ils sont inusables !

On négocie un taxi à partir du restau car il fait nuit noire. Comme on n’a pas encore de monnaie locale, on est obligés de négocier avec la CB :  45 quetzal juste pour traverser le pont! c’est du racket mais bon, on n’a pas le choix ! Arrivés à l’hôtel on aperçoit un gabier en bas pour avoir enfin quelques billets, bonheur ! Enfin, bonheur de courte durée car il ne marche pas !

Glück est HS, Dame Glück gère la douche des petits, prépare les sacs et dodo. Demain il faudra se lever très tôt

Mercredi 18 avril 2018 : Flores, Guatemala
Lever tôt

On prend un solide petit déjeuner à l’hôtel

car aujourd’hui on visite un lieu mythique : Tikal (cf article précédent)… la piscine de l’hôtel ce n’est pas pour nous maintenant

On trouve enfin de l’argent liquide à la banque 🙂

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(Visite de Tikal  – cf article précédent -)

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Après la découverte du magnifique site de Tikal, notre chauffeur nous ramène à Flores en une heure. On lui demande de nous déposer directement sur l île car il est à peine 17h00 et on a bien envie de faire un tour en bateau sur le lac.

On négocie 45 minutes de navigation  avec un gars super gentil, Miguel-Francisco, qui nous propose de faire le tour de l’île avec son bateau en prenant bien son temps.

Et c’est parti !

Voici l’Islote Santa Barbara avec son arbre à caméléon.

On passe un très bon moment

La Isla de Flores et ses maisons colorées dominées par l’église, construite sur une ancienne ville Maya ,Tayasal.

Miguel-Francisco nous explique qu’au Guatemala, nous sommes au cœur du monde maya : ici même si l’espagnol est la langue officielle, il existe 22 dialectes mayas couramment parlés (+ une langue d’origine africaine). Miguel-Francisco pensait que Glück, avec son accent andalous, était espagnol

L’autre berge du lac est sauvage

Juste une rue et quelques maisons au milieu d’une forêt : c’est le quartier San Miguel.

Miguel-Francisco nous explique que c’est son village natal.

Il y a des enfants qui se baignent

Des gens qui font claquer des pétards pour fêter un cumpleaños

Au retour, on va dans un bar pour siroter un cocktail en profitant de l’happy hour 😉

Mojitos et Limos !

En admirant le coucher de soleil, qui sera encore très beau.

Les toilettes, uniquement dames, sont très spéciaux: 2 canapés face à un grand miroir et une douche qui contient un petit wc ; une autre activité que celle de bar???

Tout d’un coup une énorme détonation dans la cuisine : une bouteille de gaz vient d’exploser. Il manque d y avoir le feu et on quitte les lieux illico !

Dans la rue c’est plus sûr 😉

On rentre à pied à notre hôtel, où on va profiter de la piscine avant de prendre un petit pique nique dans notre chambre.

En video:

Tikal, le cri du Quetzal dans la jungle du Guatemala. Le rêve de Glück

Mercredi 18 avril 2018, Flores, Guatemala

Ce matin, réveil tôt pour prendre le petit déjeuner. A 8h00, Ohzora, notre chauffeur de la veille vient nous chercher avec sa voiture.
Une route bien carrossable longe d’abord le lac Petén Itzá.
Ohzora nous explique que dans ce lac vit un crocodile géant. Il nous dit : « mira ! » (regardez).
Et il nous explique que c’est la montagne avoisinante qui a la silhouette d’un crocodile 😉 mais qu’il y a quand même des crocodiles dans les eaux du lac.

Il nous montre ces petites montagnes. En fait ce sont d’anciennes pyramides mayas recouvertes par la végétations.

Au moins vingt-sept sites liés à la civilisation maya ont été découverts sur ses rives

Progressivement la route (très bonne , ça change !) s’enfonce  dans la jungle.
Elle est toute droite et non pas serpigineuse 🙂
Mais attention aux serpents !!!

Attention aussi aux dindons!

Ah bah en voilà 1

Attention aux coatis !

Ah bah en voilà 2

Attention aux jaguars !… Bah, ils ne sont pas de sortie, on est un peu déçus 😉

Nous voici arrivés. Ohzora nous laisse ici

On passe à côté d’une mare. Attention aux crocodiles !

Nous commençons la visite avec un guide, Carlos, et il est top. Il y a aussi 2 familles avec nous pour le début de la visite.

On passe à côté d’une des nombreuses pyramides encore recouvertes par la jungle.

Le ceiba, l’arbre sacré maya. Carlos nous explique que ses racines sont à angle droit, et chacune indique un des 4 points cardinaux (directions Nord-Sud-Est-Ouest), les branches du haut le ciel, les racines l’inframonde. Il y a des similitudes entre les croyances catholique et maya : dans les villages de la région un ceiba est planté à côté de chaque église et reproduit le signe de croix version naturelle.

On s’enfonce à pied dans la forêt

Aucun des arbres que nous voyons n’y était au temps de la vie à Tikal

Des stèles et d’autres pyramides recouvertes par la jungle

Et la première pyramide restaurée

Nous voyons les singes araignées et nous entendons les singes hurleurs ( mais nous ne les verrons pas)

Entre les arbres on aperçoit le sommet d’une pyramide.

C’est le Temple du Jaguar (Temple de Ah Cacao)

La base de cette pyramide est encore enfouie dans la terre  et recouverte d’herbe. Elle est volontairement laissée en l’état car son dégagement risquerait de saper ses fondations.

On arrive sur la place de la vieille cité. Des militaires veillent sur le site (ici El Palacio sur la place centrale)

Et les archéologues travaillent en permanence à la restauration et à l’entretien de Tikal.

En video :

Le Temple du Jaguar marquera toujours Loïc ! Et  toute la famille d’ ailleurs, même  Legoglück

Le jaguar est un animal sacré, il représente l’incarnation du soleil.

Bâti vers 734, ce temple s’élève à 47 mètres de hauteur. Il contenait à 6 mètres sous terre la chambre funéraire du roi Ah Cacao, l’un des plus grands seigneur de Tikal. La lignée dynastique de Tikal, fondée dès le 1er siècle apr. J.-C., a duré 800 ans et comporte au moins 33 rois

Lui fait face le Temple des masques (Templo de las Mascaras)

La place centrale est magnifique. On monte sur toutes les pyramides sur lesquelles on est autorisés à grimper.

Le superbe Temple du Jaguar est inaccessible car trop dangereux (escalier trop raide) et aussi pour préserver sa structure

Les enfants sont euphoriques et courent dans tous les sens : médaille d’or Alex, médaille d’argent Loïc, et médaille de bronze Victor En face : El palacio

A l’assaut du Temple des masques (Templo de las Mascaras),

Pour y grimper un escalier en bois aménagé pour préserver les marches d’origine et pour des raisons de sécurité

Quand on tape dans les mains, ici aussi l’écho reproduit le son du quetzal. D’ ailleurs c’est de là que vient le nom Tikal qui est en phonétique le cri du quetzal

Vue sur l’acropole

La cité était entièrement pavée et très colorée. Après son abandon , il y a eu beaucoup de pillages,  notamment de linteaux de bois sculptés et peints , par les explorateurs entre autres …..

La ville dominait politiquement, économiquement et militairement une grande partie de la région maya, tout en interagissant avec d’autres régions comme Teotihuacan. Il est prouvé que Tikal fut conquise par Teotihuacan au IVe siècle avec un important métissage par la suite.

Dans les cités mayas, 3 types de bâtiments : les Pyramides servaient à l’astronomie, les Temples à la prière (souvent au sommet ou sur les pentes des pyramides) et les Palacios pour loger les familles nobles.

A droite de la pyramide du jaguar El Palacio et à gauche El Acrópolis Norte

Maintenant, explorons El Palacio sud, véritable dédale de passages et d’escaliers reliant des patios. Ce terme «palais» ne renvoie pas à une fonction spécifique : ces bâtiments peuvent avoir servi de résidence royale ou avoir été le siège de services administratifs

Tikal était la capitale d’un État conquérant qui fut l’un des royaumes les plus puissants des anciens Mayas. L’architecture du site remonte jusqu’au IVe siècle av. J.-C., et Tikal atteignit son apogée au cours de la période classique entre 200 et 900 de notre ère.

On escalade l’Acropole nord et sa plate-forme de 100 m × 80 m, avec ses huit petits temples-pyramides. 

Entre 682 et 734 , la cité s étend sur 160 km2 et compte environ 50 000 habitants .

Au loin on entend le cri des singes hurleurs. C’est très impressionnant. On dirait le cri d’énormes monstres de la forêt alors qu’en réalité ces singes sont tout petits

Tikal, le «  lieu des échos », cité abandonnée à la fin du 9 ème siècle .Pourquoi :Episodes répétés de sécheresse  ? Défrichement intensif de la forêt ? Famines ? Surpopulation ? Révoltes? Guerres ? Intoxication de l’eau par le mercure de la peinture au plomb ? Tout à la fois ?  Personne ne sait vraiment la raison car des temples étaient même encore en cours de construction au moment de l’abandon.

Tikal restera enfouie sous la jungle pendant 10 siècles

On s’enfonce plus loin dans la forêt : El Mundo Perdido (Le Monde Perdu) cœur de la cité entre le IIIe et le Ve s.,

avec sa pyramide centrale de 32 m de haut ; Gran Piramide  (Templo  )V

Pour y monter il faut grimper un escalier en bois aménagé pour préserver les marches d’origine et pour des raisons de sécurité.
Elle permettait de surveiller l approche d éventuel ennemis et  servait d’observatoire astronomique. C’était le centre de la ville sous la dynastie de Patte de Jaguar
Du sommet , on a une vue à couper le souffle.

Vue sur Templo del Gran Sacerdote

Au milieu d’un parc de 576 km2, les ruines représentent 16km2 qui sont le centre de l’ancienne Tikal. Autour, il y avait les maisons plus modestes, construites en adobe, aujourd’hui disparues

Vue sur le Templo de la Serpiente Bicéfala, le plus haut de tous

 

Près de 4 000 structures ont été recensées à Tikal (acropoles, sacbés, réservoirs, pyramides, temples, plateformes)

On observe les fourmis

Et les singes nous observent et se balancent d’arbres en arbres

Victor s’est endormi on fait une pause bière/ jus et on se sépare du reste du groupe pour le retour.

Le temple du Serpent à deux têtes (Templo de la Serpiente Bicéfala IV),  avec ses 65 m de haut est le belvédère ultime sur Tikal et ses temples de pierre dépassant la canopée.

On y montera à tour de rôle puisque Victor dort (Glück monte avec Alex pendant que Dame Glück joue aux espions avec Loïc) puis on inverse
Du sommet vue sur :
A gauche, le Temple du Jaguar et le Temple des Masques.
A droite, le Temple III (Templo del Gran Sacerdote)

Cet autel présente le portrait sculpté de deux nobles, dont l’un est probablement Jasaw Chan K’awiil I. Ils accomplissent un rituel utilisant les os d’une femme importante.

Le Complexe des Pyramides Jumelles

El Palacio de los Murciélagos (le palais des chauves-souris) ou Palacio de las Ventanas (palais des fenêtres)

ou Palacio de los Coatis ?

 

La bien chouette Place des Sept Temples

Tikal le rêve de Glück depuis des années nous laissera un souvenir impérissable.

On se dirige vers la sortie, pile à l’heure pour le repas dans le restaurant de l’accueil. Une bonne soupe pour démarrer

Et bien sûr la cerveza pour aller avec le repas

Notre chauffeur est au poste et nous ramène à la petite ville de Flores en une heure. 

Quelques vues aériennes de Tikal :

On lui demande de nous déposer directement sur l île car il est à peine 17h et on a envie de faire un tour en bateau sur le lac 😉

en video :

Du Mexique au Guatemala en pirogue

Mardi 17 avril 2018,  Mexique. 

Il est un peu moins de midi lorsqu’on quitte en minibus la vieille cité de Bonampak direction Frontera Corozal.

En 20 minutes on arrive dans cette petite ville de 5000 habitants qui pour nous est la sortie du Mexique pour atteindre le Guatemala.

En video :

 

Première étape : la douane mexicaine (Oficina Migración. INM)

Au début, il n’y a personne puis le gars qui était dehors se décide à venir nous faire les papiers. On ne le sent pas trop celui là, hyper mielleux. Il nous annonce que pour aller au Guatemala c’est un tarif assez conséquent en pesos chacun, même pour les enfants ! Exclusivement en efectivo (en liquide). et sans reçu … Ah ouais quand même 🙁 !!! Il est gonflé celui là. Il nous dit que c’est parce qu’on est restés longtemps dans le pays. on est pas vraiment convaincus par ses explications ….

Bon bah si on veut continuer on n’a pas le choix il faut lui filer les billets. Sur le coup, on se demande s’il ne nous a pas arnaqué, mais ça fait partie du jeu … Plus tard on apprendra bien que c’était abusé . Un grand  classico.

Deuxième étape : el embarcadero
On marche ensuite jusqu’à la rivière el río Usumacinta. C’est là que nous quittons le reste du groupe. Eux poursuivent par la visite de Yaxchilan et rentrent à Palenque le soir. Nous, nous allons en direction du Guatemala !

De l’autre côté de la rivière c’est le Guatemala. Mais pas de pont pour la traverser

Alors il faut prendre la lancha (pirogue à moteur) pour longer la rivière jusqu’au village le plus proche sur l’autre berge. El Rio Usumacinta est une frontière naturelle entre le Mexique et le Guatemala. Le chauffeur de bus nous dit qu’il nous y récupèrera ici même pasado mañana (après demain)

Vamos pour 10 km de navigation

On est protégés du soleil et de la pluie par une palapa

On est au milieu de la forêt tropicale et des zones de cultures. Ici pas de quai

On navigue une vingtaine de minutes sur le fleuve, où heureusement nous ne verrons pas de crocodiles (la rivière en est pourtant infestée)

A la place des crocos, juste des dames du village voisin qui lavent leur linge. Ici pas de machine à laver.

On ne s’attendait pas à se trouver dans un lieu aussi sauvage pour franchir la frontière, c’est une belle surprise

13h30 : ça y est après une demi heure de navigation, on arrive sur la berge Guatémaltèque.

Sauf  qu’on va gagner une heure. Ici au Guatemala, il est 12h30

Bethel, un tout petit village frontière. Notre chauffeur prénommé Ohzora nous y attend avec sa voiture. Il est très sympa

On monte tous les 6 dans sa voiture

Une locale nous propose du change au black mais son taux n’est vraiment pas intéressant. Elle  démarre d’emblée en nous proposant un change où elle se met 30% de commission. Du coup, même si elle baisse ensuite ses ambitions, on n’a pas confiance et on ne fera pas affaire ensemble.

On traverse le village pour arriver à la douane Guatémaltèque (Delegacion de Migracion)

Y a pas grand monde. Juste quelques locaux. Pas un touriste. On est vraiment au bout du monde.

Et ça vaut la photo, une petite guitoune délabrée … 2 employés arrivent en même temps et se répartissent nos passeports. Ils sont sympa et accueillants et nous souhaitent la bienvenue dans leur pays.

Ici pas de bakchich ! ça fait du bien. Par contre à la différence de l’Argentine et du Chili, au Guatemala on se vouvoie : le usted/ ustedes est utilisé au lieu de tu

Le Guatemala a une réputation sulfureuse et reste un pays dangereux. Ces photos d’enfants disparus n’ont rien de rassurant. Mais on sait ce qu’on fait. On restera prudents. On a bien écouté les conseils d’autres voyageurs et des locaux.

Et là un truc énorme ! Une locale rentre et nous propose sous le nez du douanier du change de la main à la main !!!! Euh… on est mal à l’aise et on lui dit pas maintenant mais elle ne sera pas dehors à notre sortie, dommage qu’elle n’ aie pas attendu, son taux était plus raisonnable on aurait pu s’entendre.

On découvre donc la monnaie locale, le fameux quetzal, comme l’oiseau !

Au passage, on a gagné une heure et on s attend à arriver tôt à Florès, notre destination.

Un peu moins de 100 km, on se dit une heure voire 2. On demande au chauffeur et là, on apprend qu il va nous falloir 4 heures !!! On comprend vite pourquoi, c est de la piste défoncée, on roule max à 25 km/h

On quitte peu à peu la jungle pour traverser les régions agricoles

Il est déjà 14h00 et nous avons quitté Palenque ce matin à 5h30. Longue et riche journée. Même nos énergiques garnements sont au bout du rouleau

Notre conductor Ohzora, malgré la route défoncée, conduit bien et prudemment. 

Des feux de brousse ou des cultures sur brûlis

Le Guatemala est un des pays les plus pauvres d’Amérique Centrale

La religion y a une part importante. Partout des églises évangélistes

Pendant tout ce temps nous ne croiserons quasiment aucun autre véhicule

On traverse le premier village

et les églises colorées sont partout

La route magnifique, des petites maisons simples mais d’un beau vert et bleu, très typique. Dame Glück se sent vraiment dépaysée et inspirée par l’endroit

On traverse notre première petite ville du Guatemala

Glück est beaucoup moins séduit et ressent la pauvreté voire même la misère. On croise beaucoup d’enfants mais…

Ohzora nous explique qu’ici les enfants vont à l’école le matin mais l’après midi ils travaillent avec leurs familles dans les champs ou dans les petits commerces.

Culture numéro 1 ici : le maïs

San Francisco mais sans son Golden Gate

Oups là c’était pas le moment de faire une photo Mr Glück !!! des militaires en ligne de mire !!! la gaffe !!! On dirait qu il le fait exprès :- D Ils nous regardent d’un oeil noir mais ils nous laissent passer. Ohzora nous dit de faire plus attention. Ici les militaires ne plaisantent pas !

bus scolaire

bétaillère

Papayes

El Fuego. cela vient d’un puits de pétrole. ici il y a des gisements

trabajo ?

siesta ?

le bois une ressource très prisée ici…

mais tout le monde n’est pas logé à la même enseigne…

et encore des militaires

Après 4 heures de route on arrive à notre destination: la ville de Florès

avec ses mini taxis

On arrive à notre hôtel vers 16h30 

Quelle journée !!!

Petite pause avant de visiter la vielle ville de Florès au coucher du soleil :une presqu’île au milieu d’un lac.

En video