Edzná : Seuls dans le Monde Perdu Maya

Samedi 14 avril 2018 :
Après un solide petit déjeuner au Francis Drake de Campeche, on prend la route pour Palenque. Mais d’abord on fait un  crochet  par une petite route pleine de topes en direction du site d’Edzna, ce qui signifie «la maison des Itzáes »

En video :

Le site, en pleine jungle, est sauvage

Pas un chat…

Mais que fait Victor  ?

Ben il n’a même pas peur. Tout comme Loïc il court directement vers ce puits sans fond (chultune) histoire de tomber dedans ? Dame Glück est obligée de les recadrer.

La cité d’Edzná, avait l’un des système hydraulique les plus avancés des villes mayas, avec des réseaux souterrains ingénieux pour capturer et retenir l’eau de pluie, ce qui a facilité l’irrigation et l’entretien d’une population de plus de 25 000 habitants. Ce réseau de canaux drainait la vallée et l’eau était amenée vers un lagon, transformé en barrage, par des murs de soutènement. Tandis que d’autres canaux servaient à irriguer les champs. Cela a favorisé un degré d’humidité optimal dans la terre, pour une culture intensive, tandis que les canaux ont permis de développer la pêche, en plus d’être utilisés comme moyen de communication.

Tiens voilà  un passage secret…

…vers les mystérieuses cités de pierre

De l’autre côté on arrive sur un sacbé (ancienne route commerciale  maya). Le site est sauvage, désert mais très bien entretenu

Au bout du sacbe : une volée de marches

c’est raide

Et du haut des escaliers, c’est juste fantastique !!!

On arrive sur une sorte d’impressionnant plateau rectangulaire, la Gran Acropolis, qui regroupe 5 constructions à 360° degrés, et en face l’edificio des Los Cinco Pisos

C’est un temple haut de 31,5 m d‘une grande majesté architecturale, avec ses 30 chambres réparties sur ses 5 niveaux. (interdiction d’y monter)

Ce temple-palais contient une série de glyphes sculptés qui racontent des événements importants de l’histoire d’Edzná. 

Et si on montait encore plus haut : au sommet de l’un des temples de l’Acropole ?

D’en haut on voit bien les structures monumentales de cette énigmatique acropole.

Au pied de cette grande pyramide il y a un glyphe daté de l’an 652 après JC (mais les périodes de construction se prolongèrent jusqu’au XIVe siècle après JC). Ses 27 habitations ont toutes leurs façades orientées plein ouest avec certaines ouvertures voûtées (ce qui est rare dans la technique maya). Sur les autres faces du bâtiments, seul le premier niveau du côté nord a été partiellement exploré ; le reste est encore enfoui sous la jungle. 

Allez on monte sur l’autre pyramide !

Quand on tape dans nos main la pyramide nous répond avec le cri de l’oiseau.

Le plan de la cité :

On traverse une immense pelouse,appelée plaza grande, bordée par la Casa Grande, des gradins de 135 mètres de longueur. Allez on y monte !  Nohochná était dédiée aux tâches administratives

On peut y admirer tout le site. On a le Templo Sur et le Juego de Pelota à droite, la Plataforma de los Cuchillos qui part sur la gauche, et en face, l’ensemble des pyramides de l’acropole entourant Los Cincos Pisos.

El Templo de Mascarones. Un escalier avec…

Des glyphes et des statues partout. C’étaient des artistes, ces guerriers sanguinaires !

avec ses 2 superbes masques en stuc de la divinité solaire Kinich Ahau reconnaissable à son strabisme (soleil levant- soleil couchant), à sa dent limée et au piercing de sa cloison nasale

Le jeu de pelote

Edzná a commencé à décliner progressivement, jusqu’à son abandon total en 1450 après JC

Dans une palapa des stèles anciennes sont exposées

L’une d’elles montre la défaite d’un ennemi humilié et dans une posture délicate sous les pieds de son ravisseur aux sandales ornées.
Les hiéroglyphes ont pu être déchiffrés et précisent que la scène représentée  date de 790 après JC et correspond à un rituel d’ «attachement de pierre» (utz’apaw tuunil). On a pu reconstituer le nom propre de ce personnage, écrit phonétiquement « Chowa » suivie du titre « B’aahkab.  » (à la tête de la terre), reliant en même temps le concept religieux des divinités soutenu par les sentiers du cosmos avec celui de l’organisation politique de la région d’Edzná

Cette autre stèle est le portrait d’une femme qui a gouverné Edzná à la fin du VIIe siècle après JC. Elle est assise sur un trône recouvert d’une fourrure en peau de jaguar et elle porte une grande coiffe et des bijoux typiques de son rang. Elle porte le titre royal – Kal’omte ‘, qui dans des endroits comme Calakmul et Tikal est réservé exclusivement aux individus qui détenaient la plus haute place dans la  hiérarchie politique et militaire. Cela confirmerait l’hypothèse selon laquelle Edzna était une capitale régionale – du moins pour ce moment historique.

Le texte glyphique est daté 6 Kib’ 18 Yaxk’in (19 Yaxk’in au Petén), correspondant a la cuenta larga 9.11.4.14.16 ( soit le 16 juillet 657 après JC) et fait apparemment référence à un événement où cette dame aurait été «parée» pour participer à un rituel de montée sur le trône d’Edzná (nahway flx} k an? Ajaw Ixb ‘ak’Ixk’ ik’is). De références supplémentaires, nous savons que cette femme, avait pour nom pourrait être partiellement traduit par « La Dame divine ou la Dame de Sang ». Elle appartenait sans aucun doute à la plus haute hiérarchie féminine d’Edzná

Edzna vue du ciel :

Découvert en 1907 et après de nombreuses restaurations, ce site archéologique à été ouvert au public. C’est aujourd’hui un lieu touristique peu fréquenté de la région et donc bien moins connu que Chichen Itza.

Découvrir les ruines d’Edzná est une aventure incroyable : des vestiges mayas bien restaurés dans une nature intacte. Un lieu magique chargé d’histoire. C’est vraiment le pied de partir à la rencontre de cette ancienne civilisation !

Il est 14h00. On pique nique dans la voiture car ici il n’y a rien ni personne. On est loin de tout. On a encore une longue route jusqu’à Palenque et ce sera éprouvant!

En video :

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