Cuenca : le mercado, le musée du sombrero, et un super resto

La Plaza de las Flores, à l’architecture coloniale superbe est bordée de bâtiments anciens, à arcades, ornés de balcons en bois

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Accés interdit : en travaux !

Notre attention est par contre attirée par une scène curieuse : les ouvriers du chantier crient très fort et s’agitent dans tous les sens

Les habitants regardent la scène en rigolant. Un pauvre bougre est attaché à un poteau et ses collègues lui donne des coups de ceinturon sur les fesses. Ouïe !!! Une passante nous explique que tout va bien : c’est juste l’anniversaire de la » victime » et c’est une tradition locale pour fêter ça. Compleaños Feliz amigo !

En vidéo : ça déménage…

L’église San Francisco est « cerrada ». Nous ne pourrons donc malheureusement pas visiter ce bâtiment incontournable.

On traverse le marché artisanal, dans sa partie vêtements

Et toujours des sourires bienveillants , même pas de circonstance car nous sommes très clairs sur le fait que nous n ‘avons pas l’intention d’acheter . Ici, être souriant, c’est juste normal !

De l’autre côté on remarque une dame qui pousse une énorme brouette de cerises. Génial des cerises !!!! On va craquer 😉

On se perd ensuite avec plaisir dans le marché aux épices, aux fruits et légumes.

Dans chaque pays , c ‘est pour nous un des moments forts du voyage de déambuler au milieu des produits locaux et de visiter ces marchés hauts en couleurs et en odeurs

On trouve même des pasteles (pâtisseries)

Maintenant direction el museo del sombrero (musée du chapeau) et pas n »importe lequel : El sombrero de Paja Toquilla, plus simplement ,le fameux et mondialement connu… Panama !

Du coup, une petite explication s’impose ; et oui, le fameux Panama ne vient pas du tout du Panama mais d’ici, en Equateur ! c ‘est d’ailleurs l’un des articles les plus exportés du pays et c’est par erreur qu’il porte le nom d’un autre pays ! Le quiproquo date des années 1800, lorsque les commerçants espagnols commencèrent à exporter les chapeaux de paille Toquilla VIA le Panama ! Puis au cours du 19ème siècle, les ouvriers du canal de Panama les portaient pour ce protéger, ce qui contribua à associer encore un peu plus ces chapeaux aux pays d’Amérique Centrale

Il y a pourtant eu de nombreuses tentatives de concurrence, tant asiatique que d’autres pays latino-américains, mais aucun n’a pu obtenir la qualité suffisante pour rivaliser ! En effet, les frondes fibreuses du palmier toquilla (carludovica palmata), les meilleures, sont issues de palmiers poussant dans l’arrière pays aride de la côte centrale équatorienne, notamment autour de Montecristi

Les pousses de palmier sont battues au sol puis ouvertes pour en extraire de longues feuilles crème, qui seront attachées en bottes et bouillies dans d’immenses cuves d’eau, avant d’être séchées au soleil pendant 3 jours.

Les fils obtenus sont ensuite vendus aux entreprises chapelières de Cuenca et des environs pour être tissés. On apprend que les meilleurs tisserands travaillent tôt le matin ou tard en soirée, voire la nuit car la transpiration gêne leur travail. Le tissage varie d’une maille lâche pour les chapeaux les plus courants, à une maille serrée pour les plus haut de gamme. Les plus beaux ne laissent passer ni l’eau ni même la lumière tant le tissage est dense, un vrai travail d’artiste !

Ensuite , toute une série de gabarits et autres instruments pour la mise en forme

Chaque exemplaire demande de nombreuses heures de travail, tout particulièrement pour la qualité la plus élevée, les superfinos !

On se laisse impressionner par l ‘exposition , chaque exemplaire a son caractère propre, c’est vraiment beau !

Un seul mot à dire : …. Chapeau ! à tous les artisans qui perpétuent la fabrication de cet accessoire !

Petit clin d’oeil sur la terrasse panoramique du musée : un détournement original d’objet ! un message subliminal ? car de là à penser que certains ont un petit pois dans le crane , il n’y a qu’une tête …d’épingle !

Il commence à faire faim et il faut se trouver de quoi manger ; on longe en le surplombant le Río Tomebamba

A la sortie du museo, il pleut des cordes. C’est dur pour les commerçants ambulants comme cette vieille dame qui obligée de fuir pour se trouver un abri

pour nous c’est plus facile, on trouve ce petit restau familial

On y mange un excellent almuerzo servi par les gérants, un couple adorable avec leur petite fille (à gauche sur la photo) . Le papa est en salle et la maman au fourneaux ; elle arbore une magnifique coiffure très sophistiquée mais on sent qu’elle ne préfère pas être prise en photo donc on respecte !

Un des meilleurs restau qu’on ait fait depuis le début du voyage : un potage de légumes à tomber par terre, des jus de fruits frais, du poulet, du porc, du boeuf, des pommes de terre… Le tout pour une somme modique. Ce pays et ses habitants sont incroyables !

A la fin du repas zut il pleut encore! On s’aperçoit que Glück a oublié son pull au musée du sombrero. On retourne le rechercher et on brave la pluie

sauf qu’on commence à se prendre des seaux en pleine figure

C’est drôle ces bâtiments en brique : ça rappelle à Glück la rue de son enfance

La pluie redouble. Impossible de continuer la visite de la ville car en plus ça commence à cailler un peu ; on est tout de même à 2500m ! On s’abrite comme on peut. Victor s’est endormi, c’est le pompon

On a encore pas mal de chemin pour rejoindre le site archéologique de Pumapungo et impossible d’avancer à pied à l’abri. On finit donc par se résoudre à prendre le taxi pour ne pas être trempés jusqu’aux os. Il y en a beaucoup sauf qu’aucun ne s’arrête: ils sont pleins. Evidemment car avec la pluie tous les habitants ont eu la même idée que nous… on attend 20 minutes avant de pouvoir se faire emmener par un taxi qui nous roule copieusement mais comme on n’a pas le choix, pfff …. c’est la dure loi du marché !

En video :

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