Yaxchilán, la cité des pierres vertes uniquement accessible en pirogue

Jeudi 19 avril 2018 : Frontera Corozal, Mexique

Après une longue route de 4 heures au Guatemala, 30 minutes navigation en lancha pour arriver au Mexique à la frontera Corozal

On est là comme convenu au point de rendez.  Oui, mais- pas comme convenu !- il n y a personne pour nous recevoir !!! On attend sur les bancs de l’office de lancha en mangeant des cacahuètes avec quelques gentes du coin et en regardant la télé .  

Au bout de 3/4 d’heure, notre guide de l’agence mexicaine nous rejoint avec son petit groupe pour nous faire visiter la cité de Yaxchilán. Il est midi, on s’est levé à 5h30,  et on a un peu la dalle quand même. Mais il va falloir patienter car le repas n’est pas prévu tout de suite.

On se dirige vers les lanchas. Car Yaxchilán est une vieille cité maya isolée dans la jungle au bord la rivière, sans aucun accès terrestre. Pas de route pour s’y rendre, seulement des petits bateaux.

en video :

 

Et c’est reparti pour un tour

Il nous faudra 40 minutes de navigation sur le Rio Usumacinta, ancienne voie d’échanges entre le Peten et le Chiapas.

Les Glücks accostent en terre maya

Victor épuisé s’est endormi. Dur pour Dame Glück car il va falloir le porter et grimper!

la vue sur la rivière se mérite

Encore un petit effort pour gravir ce sentier forestier

Yaxchilán, signifie la cité des pierres vertes. Elle a été habité pendant plus de mille ans dès le IIIe siècle avant JC

Yaxchilán nous voilà!
Voici la structure 19, édifice sur 2 niveaux appelé aussi labyrinthe

On rentre dans ce bâtiment. Ici pas de lumière ni de fenêtre ; l’avancée dans l’obscurité servait à simuler les passages dans l’inframonde au cours des rites initiatiques. Et là, le pompon : le guide (le même qui nous avait fait visiter Bonampak 3 jours avant) n’a même pas une loupiote. C’est grâce aux téléphones portables de certains participants qu’on peut s’en sortir!

Dans la 1ere salle, il y a de toutes petites chauves-souris pendues au plafond qui nous regardent

On décide vite de s’éloigner du guide. On en a marre avec ses “entonces, vale familia“. Perdons nous seuls dans ce labyrinthe !

De l’autre côté de l’inframundo : La Luz (La lumière!)

Encore un site magique perdu dans la jungle.

Les ruines de Yaxchilàn occupent une position centrale dans la forêt Lacandone.

On quitte le reste du groupe pour avoir plus de liberté

On grimpe sur tous les escaliers qu’on voit en direction des édifices

Et ça monte sévère

La descente est raide. Forcément.

Les arbres sacrés ceibas et les cris des oiseaux nous montrent la direction 😉. 

Allez encore une petite montée de 40 mètres ! Quelques volées de marches au milieu de la jungle. C’est le plus bel ouvrage réalisé par Pájaro Jaguar IV (752 à 772 après JC) et aussi le mieux conservé. Cet escalier a été construit avec de grands blocs sculptés.

A mi chemin, on arrive  une petite esplanade où se trouve un sanctuaire avec la stèle 2 (confectionnée en 537 après JC).

A l’intérieur les chauves souris ne nous quittent pas des yeux

On rencontre en haut un couple de notre groupe qui comme nous s’est éloigné du groupe et du guide « Entonces ».

Lui est mexicain de Mexicó City, elle est portugaise, bien sympas. Ils sont étudiants en archéologie.

Tout en haut, le Gran Acropolis est rectangulaire, avec une baie couverte d’une voûte et deux pièces aux extrémités. Il préserve le stuc qui le recouvrait et les traces de peinture rouge.

Loïc répond au copain de la portugaise qui demandait s’il ne parlait pas espagnol : « si !! Hablo un poco español ! »

A l’intérieur un gardien veille sur les lieux

Pendant ce temps, notre nouveau compagnon archéologue nous explique qu’en haut dans les 2 excavations un buste et une tête, ceux d’ Oiseau Jaguar, décapité au XIXème siècle, ont été volontairement séparés et que selon la croyance maya lacandone le jour où ils se retrouveraient rassemblés serait le jour de la fin du monde car les Jaguars célestes dévasteront le monde.

Une stalactite sculptée

On redescend ensemble et on croise le groupe qui monte . 2 gars français ont retrouvé les lunettes de Dame Glück qu’elle avais perdues en montant avec Victor à bras, On a eu vraiment eu de la chance sur ce coup là !

Yaxchilán devint l’un des centres les plus puissant de la région vers  400 après JC sous les règnes de Bouclier-Jaguar et d Oiseau- Jaguar puis abandonnée brutalement au début du IX eme siècle; L’une des caractéristiques les plus remarquables de Yaxchilán est le grand nombre de linteaux avec écriture glyphique, jusqu’à présent on en a identifié 60. Ces différents aspects de la vie de ses dirigeants et de leurs aventures politiques sont racontés.

Les enfants s’amusent commes des fous sur la Gran Plaza

Ils courent et sont heureux dans le parc qui est magnifique

Loïc fait une grosse crise et on entend de loin son bruit de porte qui couine

Notre acolyte portugaise nous dit qu’elle file voir une autre partie du site avant l’heure du rassemblement du groupe. Sauf que c’est l’heure de reprendre la lancha, mais son copain mexicain vient nous dire qu’elle n’est pas rentrée et qu’il faut dire au guide « Entonces » de l’attendre. On apprendra par la suite qu’elle s’est pris un gros savon

une vue aérienne du site « volée » à shutterstock

Et c’est reparti pour 3/4 de navigation direction Corozal à contre courant

« Mira aqui !  » (regardez la bas sur la rive !!!

Un crocodile !!!!!

Victor se rassure avec son pouce

Le croco nous montre sa dentition. Bien équipé le bestiaux. C’est la première fois qu’on en voit un dans son milieu naturel ! Et hop il plonge dans l’eau. Mieux vaut ne pas se baigner ici !

Et pourtant sur l’autre rive (Guatemala) des enfants se baignent !!!!

Nous voici de retour a Frontera Corozal. Ici non plus sur la rive mexicaine, les enfants n’ont pas peur des crocos

On espère le repas au retour mais non! Voilà qu’ils veulent qu’on aille faire les papiers à la douane côté mexicain avant! Alors qu’on avait plus que le temps de faire ça tranquillement le matin ! Les enfants sont affamés et nous aussi!

Allez cette fois ci c’est rapide. Et on ne se fait pas racketter comme à l’aller par le douanier.

Le repas est plutôt sympa, on mange avec les 2 gars français (qui nous avaient retrouvé les lunettes), la portugaise et son pote mexicain (les archéologues)

Puis on reprend la route en bus avec un chauffeur, …encore pire que celui de l’aller, ce qui est un exploit! 4 heures de topes, de dépassements imprudents, les enfants en vrac, on arrive à 21h30 à Palenque, épuisés. On récupère notre chambre dans le chouette hôtel Cañada international et on chope 2-3 trucs à la tienda pour manger car on n’a pas le courage de ressortir.

En video :

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